De la création d’un projet

15 septembre, 2009

Avant mon échec au baccalauréat je faisais un constant assez intéressant sur les méthodes de révisions proposées par l’éducation nationale, mais aussi et surtout par des organismes privés coûteux ; profitant des réduction d’impôt auxquels ils donnent droit. Le manque d’un service nouveau, capable d’accompagner la démarche de révision d’une façon autonome (sans prendre l’utilisateur pour un débile moyen qui n’aurait aucune méthodologie propre) et aller vers une meilleure gestion du temps, me paraissait assez évident.

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Forcément, n’ayant rien trouvé de mieux à faire, j’ai pensé. J’ai échafaudé des idées, nombreuses et souvent prospères. Pour finalement n’en retenir qu’une seule. Impossible aujourd’hui de l’évoquer clairement sur le blog, rapport au fait qu’il serait facile de reprendre cette idée dans un site préexistant et envers lequel je compte faire un peu de concurrence. Oh, non pas que j’aille imaginer être lu par eux, mais l’information transite parfois de façon étonnante sur le web.

Depuis donc, je me suis lancé dans la rédaction du projet. Histoire de comprendre que ça allait prendre un peu de temps et d’énergie. Et puis pour lui donner un corps, quelque chose à défendre. Je me confronte donc directement a des difficultés étranges telles que « faire un schéma fonctionnel », « entreprendre un business plan », des choses amusantes et déroutantes. Pour l’instant je ne comprends pas vraiment de quoi il en retourne, alors je continu d’écrire petit à petit en détaillant au mieux chaque aspect du projet. Une fois la cohérence acquise, je vais pouvoir synthétiser, me projeter, partager.

Une étrange sensation de création donc, mais aussi de futile. Je n’arrive pas a croire sincèrement que ce projet aboutira, pourtant je le porte à bout de bras.

J’ai ouï dire …

20 juin, 2009

Il paraîtrait que mon lectorat se lasse de mon inattention à son égard. Pas exactement surpris par cette première remarque, j’ai tout de même décidé de mener une enquête rapide et amusante sur des lecteurs dont je savais qu’ils lisaient potentiellement mon blog. Le départ n’eu rien de surprenant, sauf de me confronter toujours aux mêmes critiques : mes articles sont incompréhensibles et ne tiennent quasiment pas compte du lecteur, le laissant avec des sous entendus dont les moyens de résolutions ne sont pas mis à disposition, une faiblesse de publication et une ligne éditoriale dans un non-sens absolu !
Attention, je ne vais pas dire à la fin de cet article « mes excuses chers adorables lecteurs, je vais changer », la prostitution c’est à côté. C’est lorsqu’un ex-lecteur m’a signifié justement son abandon récent de mon flux dans son regroupateurdeflux, que j’ai tilté ! Pas tilté, tilté hein, mais qu’il me paraissait important de faire une petite remise en question. Voire une réflexion.


Après les échéances monstrueuses qui m’attendent impatiemment, je vais donc sans rien vous promettre, essayer de revenir dans une droite ligne réflexive cohérente. Pour autant il va falloir apprendre à se contenter de peu, les informations disponibles au public étant assez limitées.

Croyez moi, je vous embrasses.

LOLCAT

LOLCAT

Je partage cet article écrit sur le site Mariane2, relatant des faits révélés par la Quadrature du Net, parce qu’il m’a fait beaucoup rire. Si si, vraiment.

http://www.marianne2.fr/Hadopi-apres-les-deputes-fantomes,-les-artistes-fictifs-!_a178072.html

Erratum

8 avril, 2009

Les recherches que j’ai effectuées sur le site de l’assemblée pour connaître le nom ainsi que l’adresse mail du député de ma circonscription ont apparemment été faites trop rapidement. En effet, il s’avère que M. Kert ne dépend pas de la commune dans laquelle j’habite, il s’agit de M. Bernard Reynès.

La chose ne change pas grand chose en soit, bien que pour la crédibilité du mail j’aurais très largement préféré ne pas commettre la moindre erreur… Pour autant, j’ai décidé de renvoyer le mail, cette fois-ci au bon député, et de publier cet erratum pour remettre les choses dans le bon ordre.

Notez qu’il apparaît aussi qu’après le passage en Commission Mixte Paritaire (pour éviter les allers-retours entre Sénat & Assemblée) il a été réintroduit l’idée que l’abonné payerait, même si la coupure devait être décrétée par l’HADOPI. Je suis parfois devin.

Je me demande assez sérieusement quel effet doit faire une première visite sur mon blog avec comme accueil le précédent article. Je m’en amuse !

Je suis un citoyen !

4 avril, 2009

Aujourd’hui, j’ai écris a mon député. Le mail a été envoyé tel quel, aucune retouche n’y a été apporté.
J’ai choisi de ne pas insérer de liens de « recherche » pour ne pas l’influencer dans sa quête (et je n’en doute pas) effréné a la juste information.

Cher Député,

Quelques temps déjà que je pense à sortir la plume pour vous écrire, vous me direz, il s’agit d’un email. Mais c’est pour la circonstance. En tant qu’internaute convaincu, acteur du monde de la culture, créateur (et récent condamné) d’un site de partage de vidéo, mais aussi en tant que citoyen intéressé par ses droits, je me vois obligé aujourd’hui de vous écrire. Et croyez moi, j’aurais préféré faire autre chose.

Ainsi depuis plusieurs mois divers lobbyistes font pression sur le gouvernement pour que soit établie rapidement une loi visant à protéger le droit d’auteur. A force de lobbyisme justement, cette loi a pris la forme d’un chèque en blanc à l’industrie culturelle, lui permettant de créer une Haute Autorité pour (et que l’on soit défenseur ou non de cette loi, cela reste intangible) remplacer la sanction judiciaire. Au delà de l’hypocrisie qui consiste à utiliser une prétendue fonction « pédagogique » (à l’heure ou la répression remplace l’éducation, vous me permettrez d’étouffer un rire) en remplaçant l’amende par une simple coupure, je tiens à signaler que l’abonnement restera dû, impliquant le payement d’un service auquel l’utilisateur n’aura pas accès. Cela me semble tenir de l’amende plus que de la pédagogie.

Plusieurs exemples dont la loi ne tient pas compte (comme beaucoup de
créations de nos heureux députés, vous en conviendrez) :

# Le fils télécharge, le père est auto-entrepreneur et se voit couper l’accès à internet. Attention, votre argument arguant qu’en effet ce
serait terrible mais qu’au préalable il aurait reçu deux avertissements ne vaut pas, puisqu’il n’est pas prévu par la loi que soit obligatoirement utilisé ce déroulement d’action.

# Le téléphone se trouve sur la ligne ADSL (je parle de SIP, donc de la VOIP pure et dure passant par d’autres ports que les FAI) et vous ordonnez une coupure, est-ce que pour autant l’utilisateur doit se faire interdire de téléphone ?

# Est-il normal que soit instauré un « mouchard » et une « présomption de culpabilité » sur chaque utilisateur ? Au départ les intentions ne sont pas forcément mauvaises, mais la création de fichiers crée le besoin… Il serait peut-être temps d’arrêter.

Je vous avoue mon inquiétude face à une loi incohérente, difficilement applicable et mettant en jeu la liberté et le droit des citoyens. En tant qu’acteur des nouvelles technologies, je peux vous certifier que cela n’aura absolument aucun impact sur la quantité d’œuvres piratées, mais cela démontre d’excellente façon que les gens sont prêts à payer un service 5€ par mois pour se voir redevenir anonyme… A force de désolidariser l’État du citoyen et de le rapprocher inexorablement d’intérêts privés, mais au delà, restreints, le risque est de se retrouver avec une large partie de la population hors la loi. Est-ce vraiment le but de la loi ?

Alors je suis un être censé, je ne prône pas le tout gratuit, je n’exige pas une création sans argent, je souhaite normalement que les artistes puissent vivre. Pourtant les propositions faites ne sont pas l’émergence d’une volonté générale (ce qui, philosophiquement parlant, reste le but d’une loi) mais uniquement d’un groupe d’intérêts ne souhaitant absolument pas renoncer à des acquis dont il ne peut plus profiter librement aujourd’hui.

Cher M. Christian Kert, j’espère recevoir de vous une réponse aussi censée et argumentée que cet email. N’étant pas un être borné, et profondément démocratique, je me sens apte à entendre vos arguments, du moment qu’ils permettent de faire avancer le débat. Vous me permettrez de conclure néanmoins qu’en tant que pirate repenti (et je n’ai pas honte un instant de ce que j’ai pu faire, et de ce que j’ai pu offrir aux gens, mais cela ne m’empêche pas de défendre d’autres méthodes aujourd’hui) j’estime être capable d’analyser avec soin ce type de réseaux et vous invite donc à vous renseigner objectivement sur ce qu’il est en train de se passer.

Je regrette aussi votre absence dans l’hémicycle lors du vote de la loi.

A vous lire,

Cordialement