Déjà il faut que j’arrête de croire ces bullshit des infos : je n’ai pas besoin de musique pour écrire ! Le faire dans le silence, ou tout au moins le seul bruit chantonnant de mes touches de clavier, suffit très largement à mon imagination fertile. L’impression de perdre mes mots à chaque fin de phrases lorsque j’écoute une quelconque musique m’exaspère ; alors pourquoi se forcer ? Jusqu’ici c’était pour le cliché.

Hier j’ai faillit décrocher une photo. Attention, n’allez pas immédiatement imaginer un espèce de beauf avec des dizaines de photographies vieillottes affichées sur les murs de ma chambre dans de beaux cadres de bois teints ! Certainement pas. J’ai trois photographie collées face à moi en ce moment même, grâce à de la pâte à fixe… Beaucoup moins glamour hein. Bon, eh bien hier j’ai faillit en décrocher une. Et puis finalement, non… Ça n’empêche pas que ce matin je fasse encore preuve de crétinerie, mais je vais la rattraper avec une falsification de la réalité. C’est mal hein. Je sais.

Je me dis qu’au lieu de parler d’hier, je devrai peut-être parler de demain, évoquer ce qui est sur toutes les lèvres. Étrangement je n’arrive pas à ressentir de pression pour l’évènement lui-même, je déporte sur un tas de choses de la vie quotidienne, pour lesquelles je n’ai absolument aucune raison d’être inquiet. J’ai eu ce dernier trimestre le pire bulletin de ma vie, et pourtant chaque année j’y ai mis du miens pour le pourrir. Pourtant je suis encore un excellent lobbiste, et après quelques pirouettes cacahuètes j’ai pu obtenir un avis de passage favorable du conseil de classe. J’adore ce que j’ai pu faire, ça flatte encore une fois mon égo, mais je me déteste aussi parce que pour une fois il aurait peut-être fallut que j’obtienne cet avis favorable normalement. Être simplement capable d’arrêter de jouer, d’entourlouper, juste en finir et ne plus me fatiguer dans un jeu de rôle qui finira par me perdre.

À Paris, peut-être.