Tof!

La photo me manque un peu. J’y avais pris goût après tout… Ne pas forcément se prendre pour un grand artiste, juste essayer de refléter par l’image une vision.

Les mots sont beaux, enigmatiques, mais tellement difficiles. La photo quant à elle reste sobre, profonde, intellectuelle.

D’une année épique, d’un futur rustique.

Le résumé de l’an dernier ne se fait plus aujourd’hui. Pourrait-on réellement abréger ce passé ? J’en doute, les évènements ont été nombreux, importants, décisifs ; flous. Impossible de [re]définir une chose, de ressortir un essentiel, de consumer l’inutile. La complainte de cette année est terminée, envahi par une joie quasi mystique.

Je doute.

Un instant je regarde l’année écoulée. Je m’arrête, me replonge, revis, resouris. Cette nostalgie ne m’a jamais quittée. Incapable de me projeter, je me contente d’acquis pour croire au destin. Une nouvelle année se présente, les médecins auraient préférés une césarienne, comme à l’habitude je m’oppose. Histoire de tracer une route, ma route. Plus qu’aucune autre fois j’ai peur, et je l’avoue sans sourcilier, parce qu’elle ne me fera pas reculer. Elle ronge, aspire, extrait. [Vous avez remarquez vous aussi, j'aime associer plusieurs synonymes.]

Des gens partent. Voilà trois ans j’aurais dit « qu’importe ? », aujourd’hui c’est différent. J’ai fini par reculer sur mes principes, par m’attacher, par ressentir ouvertement. Il faut apprendre à tout perdre ; d’un coup. Alors même qu’une stabilité semblait s’immiscer. Il faut aborder la vie d’une façon complètement différent. Plus sociable, plus ouverte, moins câline, plus publique, moins proche. Finalement les péripéties qui sont arrivées pendant ces deux dernières années, aussi destructrices qu’elles aient pu être, m’ont forgées. La souffrance m’a apprit la résilience.

Je voudrais vous servir une leçon d’optimisme, j’aimerais sourire pour l’avenir. Croire en ses rêves, m’imaginer dans un train, admirer cette réussite ; pourquoi pas ?

La conscience de la séparation, la création du vide, le sentimental exagéré. En voila un apprentissage douloureux…

Je t’aime.

Longtemps j’ai cru être fort.

Le constat était posé, la question lancée. Lorsque cette colère est survenue, lorsqu’enfin j’ai pris conscience des muscles de mon corps, qu’à cet instant j’ai saisi le sens d’une rage. Pourtant j’étais persuadé d’être fort. D’Esprit. La désillusion a été brutale. Je venais de laisser grimper en moi des failles, ce château de cartes si fragile pouvait s’écrouler sur une simple décision. La perte de contrôle, le manque de domination, l’absence de maitrise. La magie de l’amour.

J’en parle beaucoup. Après « De s’assumer », nous voici reparti dans les lointaines contrées de mon esprit. Vagabonder jusqu’au vomissement. Il faut comprendre une chose : me mettre a nu est un exercice particulièrement jouissif. Jamais jusqu’ici je n’ai pu gouter au plaisir du complet, de l’entité. Être à la demande, jeu envoutant, droguant.

Passer dans la catégorie bloggueur narcissique ne m’émeut pas.

Je domine une vie, mais plus la mienne.

De s’assumer.

En voila une notion importante dans le travail. Comme me l’a justement fait remarquer ma sœur, lors d’un dîner, il y a quelques temps encore j’étais incapable d’aller acheter une baguette de pain seul. Les changements sont bien visibles. Au delà du simple fait qu’il m’est aujourd’hui plus facile de m’affirmer en groupe, que j’ai fini par admettre que demander des choses aux gens n’était pas forcément mal pris, ça avance. Forcément.

Depuis quelques semaines les mots m’échappent, pourtant je sais combien écrire est important. Un travail de tous les jours, si certaines notions ne s’oublient pas, le style lui est bien éphèmère.

Évoquer la meilleure façon de s’assumer serait me poser, une nouvelle fois, en « connaisseur ». Je m’y refuse aujourd’hui. J’ai pu constater les différences existantes dans la liberté des individus. Je ne peux plus me retourner et critiquer ceux qui font le choix de se voiler la face, même si cette ignorance doit durer une vie. Prendre le temps de les comprendre, prendre le temps de se regarder, prendre le temps d’aider. Ne pas rester borner non plus, certains ont toujours eu besoin d’avancer.
La déception parfois de voir ses efforts réduits, par la peur, par le passé, par l’amour. Comment faire revenir la nature lorsqu’elle a été contrainte pendant si longtemps ? Comment finalement, croire a ses sentiments lorsqu’il faut réapprendre a aimer ? S’assumer était nécessaire, cette phase de transition, cet instant de séparation, cet inconnu pousse les choses. Finalement ça n’est pas un mal. La société nous donne le droit de voter, nous donne l’indépendance juridique, et nous voilà réduit a écouter nos démons. Il fallait que je me refuse a cette condition, je devais l’emporter dans mon élan. Impossible de prétendre être le précursseur de cette folie, mais il faut avouer qu’au moins ma rigueur aura fait de moi l’objectivité.

Évidemment, je néglige forcément le côté charnel, maternel, amical. Peut-être aujourd’hui n’en ai-je plus réellement envie, mais je ne peux plus prétendre me voiler la face, me laisser croire, ne pas voir les faits. Impossible de manger dans le plat sans l’avouer. Quel intérêt ? Jusqu’ici il était important de préserver certaines rencontres… Maintenant elles partent avec les esprits et la distance.

J’ai l’humilité de reconnaître ma peur. Extrême, épuisante, rebutante ; pour autant j’ai le courage de ne pas me laisser faire. Je joue encore le compromis, mais cette fois-ci, j’ai oublié de me mentir a moi-même.

Ingurgiter

Comme pour palier au manque de vie, d’articles, de substance, me voila soumis a une chaine. Une chaine que je vais reprendre avec joie, qui ne vous apportera absolument rien en intérêt, mais ça vous fera de la lecture pendant votre pause. Remerciez l’ami du lundi pour ce questionnaire si instructif et nécessaire !

Un aliment ou produit que je n’aime pas du tout : J’allais répondre une bêtise comme « la javel, je trouve pas ça terrible », mais finalement cette blague a du être éprouvée dans tous les sens. Alors pour répondre simplement : le champignon de paris. C’est le seul aliment que je m’avère incapable d’ingurgiter. Pourtant j’en mange des choses…

Mes trois aliments favoris : Le Jambon cru, fait maison. Le fromage. Le melon…

Ma recette favorite : Vodka pomme (bisous sandie)

Ma boisson de prédilection : Le champagne. Et Dieu sait que je suis tatillon, on ne gâche pas du champagne (ou alors je suis déjà serré)

Le plat que je rêve de réaliser mais que je n’ai toujours pas fait : Un vrai couscous. Genre, un vrai.

Mon meilleur souvenir culinaire : Comme ça là… Dans une Auberge, un après midi, a manger du porc sous toutes ses formes. L’orgie culinaire ! Joussif.

Nous allons donc refiler la patate moisie a

1 > Lâm. Parce qu’il a déjà répondu, et que j’aime être un gros con.
2. > Quentin. Parce que même si … je reste curieux de connaître ses goûts.
3. > Toli. Parce qu’après tout, il adore la bouffe.
4. > MarcelD. Pas de parce que là, j’ai pas a me justifier en plus non mais.

Transfert inconditionnel

Voici les vacances venues… ! Je travaille le mois de Juillet, ce qui expliquera le trafic inexistant. Non pas que le travail lui-même m’empêche de rédiger, mais les conditions elles ne sont pas propices. Ou l’envie peut-être, je sais pas.

Pour ceux que ça intéresse :

FRANCHINA Baptiste né(e) le 27/04/1990
Epreuves Coef. Notes
FRANCAIS ET LITTERATURE ECRIT 10.00 /20
FRANCAIS ET LITTERATURE ORAL 13.00 /20
ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE 10.00 /20
MATHEMATIQUES-INFORMATIQUE 11.00 /20
TRAVAUX PERSONNELS ENCADRES ABSENT

Marchons

C’est hier, samedi 28 Juin, qu’avait lieu une nouvelle édition de la marche des fiertés. Placée cette année sous l’idéal d’une école « sans discriminations ». Nous remarquerons, non sans un petit sourire, la façon dont a été relayé cet évènement : quasi exclusivement par des blogs gays

Avoir un avis tranché sur une telle manifestation est difficile. Pourtant, je reste persuadé de la dangerosité de tels rassemblements. Si tout cela parait bien intentionné, bon enfant, vouloir agir en force de lobbying reste tout de même un exercice complexe. Avouons aussi que de générer une telle exhibition risque le malentendu. Se montrer, pourquoi pas. S’afficher, c’est normal. Pour autant, imposer une vision de la société parfaite, d’un modèle sans discussion semble inadapté. Le côté utopiste voudrait qu’évidemment, tout cela fasse évoluer les consciences et les mœurs. Mais le côté pessimiste, et vous l’aurez compris il s’agit du mien, défend l’idée que la réalité de tels évènements discrédite complètement l’intégration de bon nombres d’homosexuels dans la société, et qu’exalter les tensions de cette sorte ne règlera jamais rien.

Je ne crois pas à l’idée de défendre les minorités en les affichant sous autant de projecteurs. Autant il me semble important de ne pas négliger le débat, d’ouvrir les esprits a travers l’accès à la culture & l’art, autant j’ai peur des dérives sectaires dont le symbole réside dans une manifestation de cette ampleur. Il n’existe de minorité que celle qui se conduisent comme telles.

La difficulté d’être un adolescent homosexuel, surtout dans le cadre scolaire, est pleinement partagé par les gros, les handicapés, les asociaux, les artistes, les roux, les moches, les grands… ! Faire évoluer les esprits des gens, c’est avant tout leur apprendre à s’assumer, même dans leur banalité, pour qu’ils soient enfin capable de regarder l’autre tel un semblable. Les exclusions sont fréquentes dans les écoles, même la petite grosse a boutons de ma classe l’a été.

Il ne reste qu’à espérer qu’un jour, les gens apprennent à s’assumer. Pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’on en fait.

P.S. > A ceux qui vont venir me parler de meurtres homophobes, je répondrais qu’il existe des meurtres de vieilles dames, de juifs, de noirs, de catholiques, d’arabes, et pour autant ça reste un crime, un fait divers. La société ne tuera pas les inégalités en créant des statuts.

Je vous offre…

L’encart « Description » de la page « Qui / Contact ». A qui le voudra bien…

Chair

La peur est là, vaste et inhérente. Comme obligatoire. Découlant dans ce sentiment de culpabilité, de cette séparation induite, face a cette force des choses. La crainte du corps surtout. Loin d’une main chaude, loin d’une voix douce, loin d’un sourire réconfortant. Loin de l’amour en somme. La vie nous sépares, c’était obligatoire. Pourtant impossible de m’y résigner. Un état de fait trop difficile.

L’angoisse est là. Chaque mots, gestes ou vécus sont disséqués, développés, évoqués. Pourquoi ? Éviter simplement de se perdre. Inutile de souligner la bêtise de telles actions, il faut surtout prendre en compte le caractère désespéré de ces démarches. Quoi faire ? Que faire ? Deux questions dont la rhétorique ne manque jamais.

Il faudrait souffrir en silence. Là aussi, j’affronte une incapacité, le partage de ma douleur se fait sous différentes formes : de l’excès de nombrilisme a une violence sentimentale extrême. Pourtant une chose est différente cette fois-ci : je suis incapable d’espérer [de provoquer] l’arrêt de cette procédure. Voir demeurer quelqu’un contre son grès ne servirait pas ma cause. J’ai trop d’amour pour oser espérer le malheur.

J’ai peur. Peur de perdre cet amour, mais par dessus tout, la départ de cette chair m’anéantit.

Principe de soumission

Ahhhh… la belle indépendance des journaux. Vive la presse libre. Vive les journalistes courageux. Vive Les Echos, le quotidien économique racheté par le groupe LVMH, dont le patron Bernard Arnault était témoin au mariage de Nicolas Sarkozy. Alors que le projet de loi de Christine Albanel sur la riposte graduée semble bien mal embarqué (il est rejeté par le Parlement européen, par le régulateur des télécoms, par la CNIL, par des députés, implicitement par certains membres du gouvernement, et désormais en partie par le Conseil d’Etat), Les Echos ont décidé d’en faire le sujet de leur “Chronique de Favilla”.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le quotidien, Favilla est le pseudonyme imaginaire du journal, utilisé depuis plus de 40 ans pour exprimer anonymement la « pensée du journal ». Selon les Echos, “la signature cache aujourd’hui un collectif de trois personnalités, extérieures au journal, et impliquées dans la vie active, privée ou publique… Leurs noms ? Chut. Ils ne seront jamais dévoilés !

Et que dit donc Favilla/Les Echos à propos de la loi Hadopi ?

D’abord, que “les passions se déchaînent à ce sujet“. C’est vrai. “Les partisans de la liberté et de la gratuité totales sur Internet crient à la naissance d’un nouveau Big Brother chargé de la surveillance de toute la population“, écrit le journal pour expliquer la présence d’une opposition au texte de Christine Albanel. Et c’est tout, vous n’en saurez pas plus sur les raisons fondamentales de l’opposition, réduites au caprice et à la paranoïa - non pas de citoyens, mais de quelques “partisans de la liberté et de la gratuité totales”. Ca ressemble presque à une caricature.

La solution de la riposte graduée retenue par la ministre Christine Albanel semble donc à ce jour la plus sage. Elle n’a sans doute pas la capacité d’éradiquer le piratage. Mais si elle parvenait à le freiner fortement, ce serait déjà un beau résultat, qui préserverait au moins provisoirement les droits d’auteur sans lesquels il n’y a plus de création culturelle“, affirment Les Echos.

A-t-on le droit de penser différemment ?

Non. “Les chantres de la gratuité qui prétendent le contraire sont des utopistes qui rêvent d’un univers culturel extérieur au monde économique réel ou de vrais pirates, c’est-à-dire des voleurs“.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com