Je parle souvent d’amour ici. Tendresse pour des mots, pour des êtres, pour une vie. Évoqué généralement à demi mots. Pour ne jamais être compris, pour ne jamais l’accepter aussi.

Les problèmes de la vie ne sont rien face à ce désir. Celui d’aimer. Pour se sentir vivant d’un part, mais aussi pour se sentir enchainé. La liberté est un concepte inexistant dans cette passion déchainée. Vous comprendrez donc, je ne parle pas uniquement de cet amour charnel, tendre doux et sexuel. Je touche aussi le côté intellectuel de cette flamme. Il ne suffit plus d’aimer, encore faut-il pouvoir le dominer.
Longtemps ce concept s’est éloigné de moi. Par volonté d’abord, puis par désintérêt. La force des choses. Vint cette conscience, cette connaissance, cette confession. Pour l’élaguer d’une vie, il faudrait en changer. Avoir la volonté de changer de vie, réservons le aux mauvais films.
J’ai apprit à aimer les mots, les êtres, la vie. Je me suis initié à ces plaisirs, même s’il a fallu accepter les compromis. Les difficultés aussi.
L’écriture ne vient plus. Il faut la forcer, la réclamer, l’exiger. Elle ne coule plus, les mots ne sortent pas. Comme résignés.
J’apprendrais.