De la réalité au rêve

2 novembre, 2008

Lorsqu’un instant j’ai pu vivre ce rêve. Le caresser sur cet espace temps fut merveilleux. Au milieu de ce nouveau monde, face a ma solitude, je n’y ai jamais rien vu d’impersonnel. J’étais chez moi.

Après ce soulagement, revoici l’inquiétude. La sournoise, la coquine, l’amicale. Elle s’immisce partout, gangrénant une large partie de ma vie. A ce jour elle m’ôte l’envie. Le désir de créer, de revivre, ou m’engager. D’être simplement efficace. La peur de tout quitter, de tout perdre m’ordonne de partir ; de fuir loin de tout. Comme s’il fallait prendre les devants sur cette situation inévitable. Je m’accable d’inaccessible, et me questionne sur mon incapacité.

Qui voudrait vivre à travers des images ? Je n’y suis certainement pas obligé, mais la situation parait inextricable. J’ai deux choix :

+ Partir, vivre. C’est accepter de laisser derrière moi la construction en cours. Et c’est aussi réussir aujourd’hui, sans ça cette solution est impossible. Cette situation me permettrait d’être plus proche, au moins géographiquement, mais m’enlève nombre d’avantages.
+ Rester. Profiter de ce cocon en création, de ses avantages. Pourtant, c’est souffrir d’une distance, mais profiter d’instants quasi parfaits.

Pour entrevoir la complexité de cette décision, il faudrait pénétrer mon cerveau. Je n’ai pas assez de talent pour vous retranscrire ma pensée.

J’aimerais être exhaustif. Fort. Efficace. Intelligent. Beau. Avangardiste.

J’aimerais devenir mon personnage.

LG2

16 octobre, 2008

Je meurs d’envie d’éclater la gueules à tous les principes. Le simple fait d’entendre une information me pousse à réagir, souvent sur le coup d’une colère.

Le moindre évènement me révolte, je suis plein de cette sensation d’humiliation, je me revois dans ce doute. Face à ça j’ai tellement envie de solutionner les problèmes, de répondre avec magie aux délires mondiaux.

Pourtant a peine ai-je ouvert un carnet, une page blanche, je suis incapable d’écrire. De coucher sur papier les mots présents dans mon esprit. Alors je soliloque, me prenant a parti, m’engueulant, n’hésitant pas parfois à créer le débat ! Enfermé face à moi-même, je me révèle incapable d’exister ; incapable de croire de nouveau à ce bel avenir.

C’est étonnant comme le simple fait d’être incapable d’écrire, me révèle d’innombrables choses.

Loin

29 septembre, 2008

Le résumé de l’an dernier ne se fait plus aujourd’hui. Pourrait-on réellement abréger ce passé ? J’en doute, les évènements ont été nombreux, importants, décisifs ; flous. Impossible de [re]définir une chose, de ressortir un essentiel, de consumer l’inutile. La complainte de cette année est terminée, envahi par une joie quasi mystique.

Je doute.

Un instant je regarde l’année écoulée. Je m’arrête, me replonge, revis, resouris. Cette nostalgie ne m’a jamais quittée. Incapable de me projeter, je me contente d’acquis pour croire au destin. Une nouvelle année se présente, les médecins auraient préférés une césarienne, comme à l’habitude je m’oppose. Histoire de tracer une route, ma route. Plus qu’aucune autre fois j’ai peur, et je l’avoue sans sourcilier, parce qu’elle ne me fera pas reculer. Elle ronge, aspire, extrait. [Vous avez remarquez vous aussi, j'aime associer plusieurs synonymes.]

Des gens partent. Voilà trois ans j’aurais dit « qu’importe ? », aujourd’hui c’est différent. J’ai fini par reculer sur mes principes, par m’attacher, par ressentir ouvertement. Il faut apprendre à tout perdre ; d’un coup. Alors même qu’une stabilité semblait s’immiscer. Il faut aborder la vie d’une façon complètement différent. Plus sociable, plus ouverte, moins câline, plus publique, moins proche. Finalement les péripéties qui sont arrivées pendant ces deux dernières années, aussi destructrices qu’elles aient pu être, m’ont forgées. La souffrance m’a apprit la résilience.

Je voudrais vous servir une leçon d’optimisme, j’aimerais sourire pour l’avenir. Croire en ses rêves, m’imaginer dans un train, admirer cette réussite ; pourquoi pas ?

La conscience de la séparation, la création du vide, le sentimental exagéré. En voila un apprentissage douloureux…

Je t’aime.

Le constat était posé, la question lancée. Lorsque cette colère est survenue, lorsqu’enfin j’ai pris conscience des muscles de mon corps, qu’à cet instant j’ai saisi le sens d’une rage. Pourtant j’étais persuadé d’être fort. D’Esprit. La désillusion a été brutale. Je venais de laisser grimper en moi des failles, ce château de cartes si fragile pouvait s’écrouler sur une simple décision. La perte de contrôle, le manque de domination, l’absence de maitrise. La magie de l’amour.

J’en parle beaucoup. Après « De s’assumer », nous voici reparti dans les lointaines contrées de mon esprit. Vagabonder jusqu’au vomissement. Il faut comprendre une chose : me mettre a nu est un exercice particulièrement jouissif. Jamais jusqu’ici je n’ai pu gouter au plaisir du complet, de l’entité. Être à la demande, jeu envoutant, droguant.

Passer dans la catégorie bloggueur narcissique ne m’émeut pas.

Je domine une vie, mais plus la mienne.

Loque

12 juin, 2008

Dans le genre déchet humain en ce moment, je suis un vrai vainqueur. Depuis deux jours je suis malade à en crever, et hier soir j’étais de sortie donc forcément.

Impossible même de dormir, c’est pour dire.

Fortune

3 juin, 2008

Une pile de livres s’amoncèle près de moi. Mes doigts sont furieux, ils veulent écrire, livrer, bâcler ! Tant de choses, tant de vie, tant de morose.

Je pars a la découverte de mon-moi. Celui que j’explore depuis quelques années déjà sans en toucher la substantifique moelle ! Je vais au but, mais pour ça il faut me livrer corps & âme. Heureusement ma valise est pleine d’amour, de souvenirs, d’amitiés, de nostalgie.

Il ne reste qu’une image.

Exorciser le prêtre

31 mai, 2008

En voila donc un titre. Pas d’la merde ça hein ?!

La vérité : je ne suis ni écrivain, ni romancier, ni faiseur de romans, ni artiste, ni créateur de style.

Les mots sont mon plaisir, l’image est mon rêve. J’exhale mes pensées, je révusle mes pulsions ; je vis.

Parfois l’envie de tout chambouler me prend, m’envahit, me surprend. Parfois même, l’envie d’arrêter s’installe. Alors face à ça il ne reste qu’un remède de vieux con : écrire.

Je suis encore un jeune coq, insolent et prétentieux.

Je suis encore vivant.