Longtemps j’ai cru être fort.
Le constat était posé, la question lancée. Lorsque cette colère est survenue, lorsqu’enfin j’ai pris conscience des muscles de mon corps, qu’à cet instant j’ai saisi le sens d’une rage. Pourtant j’étais persuadé d’être fort. D’Esprit. La désillusion a été brutale. Je venais de laisser grimper en moi des failles, ce château de cartes si fragile pouvait s’écrouler sur une simple décision. La perte de contrôle, le manque de domination, l’absence de maitrise. La magie de l’amour.
J’en parle beaucoup. Après « De s’assumer », nous voici reparti dans les lointaines contrées de mon esprit. Vagabonder jusqu’au vomissement. Il faut comprendre une chose : me mettre a nu est un exercice particulièrement jouissif. Jamais jusqu’ici je n’ai pu gouter au plaisir du complet, de l’entité. Être à la demande, jeu envoutant, droguant.
Passer dans la catégorie bloggueur narcissique ne m’émeut pas.
Je domine une vie, mais plus la mienne.


