Archive pour la catégorie : 'Narcissique'

Tof!

La photo me manque un peu. J’y avais pris goût après tout… Ne pas forcément se prendre pour un grand artiste, juste essayer de refléter par l’image une vision.

Les mots sont beaux, enigmatiques, mais tellement difficiles. La photo quant à elle reste sobre, profonde, intellectuelle.

Longtemps j’ai cru être fort.

Le constat était posé, la question lancée. Lorsque cette colère est survenue, lorsqu’enfin j’ai pris conscience des muscles de mon corps, qu’à cet instant j’ai saisi le sens d’une rage. Pourtant j’étais persuadé d’être fort. D’Esprit. La désillusion a été brutale. Je venais de laisser grimper en moi des failles, ce château de cartes si fragile pouvait s’écrouler sur une simple décision. La perte de contrôle, le manque de domination, l’absence de maitrise. La magie de l’amour.

J’en parle beaucoup. Après « De s’assumer », nous voici reparti dans les lointaines contrées de mon esprit. Vagabonder jusqu’au vomissement. Il faut comprendre une chose : me mettre a nu est un exercice particulièrement jouissif. Jamais jusqu’ici je n’ai pu gouter au plaisir du complet, de l’entité. Être à la demande, jeu envoutant, droguant.

Passer dans la catégorie bloggueur narcissique ne m’émeut pas.

Je domine une vie, mais plus la mienne.

De s’assumer.

En voila une notion importante dans le travail. Comme me l’a justement fait remarquer ma sœur, lors d’un dîner, il y a quelques temps encore j’étais incapable d’aller acheter une baguette de pain seul. Les changements sont bien visibles. Au delà du simple fait qu’il m’est aujourd’hui plus facile de m’affirmer en groupe, que j’ai fini par admettre que demander des choses aux gens n’était pas forcément mal pris, ça avance. Forcément.

Depuis quelques semaines les mots m’échappent, pourtant je sais combien écrire est important. Un travail de tous les jours, si certaines notions ne s’oublient pas, le style lui est bien éphèmère.

Évoquer la meilleure façon de s’assumer serait me poser, une nouvelle fois, en « connaisseur ». Je m’y refuse aujourd’hui. J’ai pu constater les différences existantes dans la liberté des individus. Je ne peux plus me retourner et critiquer ceux qui font le choix de se voiler la face, même si cette ignorance doit durer une vie. Prendre le temps de les comprendre, prendre le temps de se regarder, prendre le temps d’aider. Ne pas rester borner non plus, certains ont toujours eu besoin d’avancer.
La déception parfois de voir ses efforts réduits, par la peur, par le passé, par l’amour. Comment faire revenir la nature lorsqu’elle a été contrainte pendant si longtemps ? Comment finalement, croire a ses sentiments lorsqu’il faut réapprendre a aimer ? S’assumer était nécessaire, cette phase de transition, cet instant de séparation, cet inconnu pousse les choses. Finalement ça n’est pas un mal. La société nous donne le droit de voter, nous donne l’indépendance juridique, et nous voilà réduit a écouter nos démons. Il fallait que je me refuse a cette condition, je devais l’emporter dans mon élan. Impossible de prétendre être le précursseur de cette folie, mais il faut avouer qu’au moins ma rigueur aura fait de moi l’objectivité.

Évidemment, je néglige forcément le côté charnel, maternel, amical. Peut-être aujourd’hui n’en ai-je plus réellement envie, mais je ne peux plus prétendre me voiler la face, me laisser croire, ne pas voir les faits. Impossible de manger dans le plat sans l’avouer. Quel intérêt ? Jusqu’ici il était important de préserver certaines rencontres… Maintenant elles partent avec les esprits et la distance.

J’ai l’humilité de reconnaître ma peur. Extrême, épuisante, rebutante ; pour autant j’ai le courage de ne pas me laisser faire. Je joue encore le compromis, mais cette fois-ci, j’ai oublié de me mentir a moi-même.

Chair

La peur est là, vaste et inhérente. Comme obligatoire. Découlant dans ce sentiment de culpabilité, de cette séparation induite, face a cette force des choses. La crainte du corps surtout. Loin d’une main chaude, loin d’une voix douce, loin d’un sourire réconfortant. Loin de l’amour en somme. La vie nous sépares, c’était obligatoire. Pourtant impossible de m’y résigner. Un état de fait trop difficile.

L’angoisse est là. Chaque mots, gestes ou vécus sont disséqués, développés, évoqués. Pourquoi ? Éviter simplement de se perdre. Inutile de souligner la bêtise de telles actions, il faut surtout prendre en compte le caractère désespéré de ces démarches. Quoi faire ? Que faire ? Deux questions dont la rhétorique ne manque jamais.

Il faudrait souffrir en silence. Là aussi, j’affronte une incapacité, le partage de ma douleur se fait sous différentes formes : de l’excès de nombrilisme a une violence sentimentale extrême. Pourtant une chose est différente cette fois-ci : je suis incapable d’espérer [de provoquer] l’arrêt de cette procédure. Voir demeurer quelqu’un contre son grès ne servirait pas ma cause. J’ai trop d’amour pour oser espérer le malheur.

J’ai peur. Peur de perdre cet amour, mais par dessus tout, la départ de cette chair m’anéantit.

Le bâteau prend l’eau ?

Absolument pas, il reste a quai histoire de dormir 90% du temps.

J’opte pour la technique « sans se forcer ».

Fortune

Une pile de livres s’amoncèle près de moi. Mes doigts sont furieux, ils veulent écrire, livrer, bâcler ! Tant de choses, tant de vie, tant de morose.

Je pars a la découverte de mon-moi. Celui que j’explore depuis quelques années déjà sans en toucher la substantifique moelle ! Je vais au but, mais pour ça il faut me livrer corps & âme. Heureusement ma valise est pleine d’amour, de souvenirs, d’amitiés, de nostalgie.

Il ne reste qu’une image.

Exorciser le prêtre

En voila donc un titre. Pas d’la merde ça hein ?!

La vérité : je ne suis ni écrivain, ni romancier, ni faiseur de romans, ni artiste, ni créateur de style.

Les mots sont mon plaisir, l’image est mon rêve. J’exhale mes pensées, je révusle mes pulsions ; je vis.

Parfois l’envie de tout chambouler me prend, m’envahit, me surprend. Parfois même, l’envie d’arrêter s’installe. Alors face à ça il ne reste qu’un remède de vieux con : écrire.

Je suis encore un jeune coq, insolent et prétentieux.

Je suis encore vivant.