Archive pour la catégorie : 'Vivre'

Ingurgiter

Comme pour palier au manque de vie, d’articles, de substance, me voila soumis a une chaine. Une chaine que je vais reprendre avec joie, qui ne vous apportera absolument rien en intérêt, mais ça vous fera de la lecture pendant votre pause. Remerciez l’ami du lundi pour ce questionnaire si instructif et nécessaire !

Un aliment ou produit que je n’aime pas du tout : J’allais répondre une bêtise comme « la javel, je trouve pas ça terrible », mais finalement cette blague a du être éprouvée dans tous les sens. Alors pour répondre simplement : le champignon de paris. C’est le seul aliment que je m’avère incapable d’ingurgiter. Pourtant j’en mange des choses…

Mes trois aliments favoris : Le Jambon cru, fait maison. Le fromage. Le melon…

Ma recette favorite : Vodka pomme (bisous sandie)

Ma boisson de prédilection : Le champagne. Et Dieu sait que je suis tatillon, on ne gâche pas du champagne (ou alors je suis déjà serré)

Le plat que je rêve de réaliser mais que je n’ai toujours pas fait : Un vrai couscous. Genre, un vrai.

Mon meilleur souvenir culinaire : Comme ça là… Dans une Auberge, un après midi, a manger du porc sous toutes ses formes. L’orgie culinaire ! Joussif.

Nous allons donc refiler la patate moisie a

1 > Lâm. Parce qu’il a déjà répondu, et que j’aime être un gros con.
2. > Quentin. Parce que même si … je reste curieux de connaître ses goûts.
3. > Toli. Parce qu’après tout, il adore la bouffe.
4. > MarcelD. Pas de parce que là, j’ai pas a me justifier en plus non mais.

Marchons

C’est hier, samedi 28 Juin, qu’avait lieu une nouvelle édition de la marche des fiertés. Placée cette année sous l’idéal d’une école « sans discriminations ». Nous remarquerons, non sans un petit sourire, la façon dont a été relayé cet évènement : quasi exclusivement par des blogs gays

Avoir un avis tranché sur une telle manifestation est difficile. Pourtant, je reste persuadé de la dangerosité de tels rassemblements. Si tout cela parait bien intentionné, bon enfant, vouloir agir en force de lobbying reste tout de même un exercice complexe. Avouons aussi que de générer une telle exhibition risque le malentendu. Se montrer, pourquoi pas. S’afficher, c’est normal. Pour autant, imposer une vision de la société parfaite, d’un modèle sans discussion semble inadapté. Le côté utopiste voudrait qu’évidemment, tout cela fasse évoluer les consciences et les mœurs. Mais le côté pessimiste, et vous l’aurez compris il s’agit du mien, défend l’idée que la réalité de tels évènements discrédite complètement l’intégration de bon nombres d’homosexuels dans la société, et qu’exalter les tensions de cette sorte ne règlera jamais rien.

Je ne crois pas à l’idée de défendre les minorités en les affichant sous autant de projecteurs. Autant il me semble important de ne pas négliger le débat, d’ouvrir les esprits a travers l’accès à la culture & l’art, autant j’ai peur des dérives sectaires dont le symbole réside dans une manifestation de cette ampleur. Il n’existe de minorité que celle qui se conduisent comme telles.

La difficulté d’être un adolescent homosexuel, surtout dans le cadre scolaire, est pleinement partagé par les gros, les handicapés, les asociaux, les artistes, les roux, les moches, les grands… ! Faire évoluer les esprits des gens, c’est avant tout leur apprendre à s’assumer, même dans leur banalité, pour qu’ils soient enfin capable de regarder l’autre tel un semblable. Les exclusions sont fréquentes dans les écoles, même la petite grosse a boutons de ma classe l’a été.

Il ne reste qu’à espérer qu’un jour, les gens apprennent à s’assumer. Pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’on en fait.

P.S. > A ceux qui vont venir me parler de meurtres homophobes, je répondrais qu’il existe des meurtres de vieilles dames, de juifs, de noirs, de catholiques, d’arabes, et pour autant ça reste un crime, un fait divers. La société ne tuera pas les inégalités en créant des statuts.

Chair

La peur est là, vaste et inhérente. Comme obligatoire. Découlant dans ce sentiment de culpabilité, de cette séparation induite, face a cette force des choses. La crainte du corps surtout. Loin d’une main chaude, loin d’une voix douce, loin d’un sourire réconfortant. Loin de l’amour en somme. La vie nous sépares, c’était obligatoire. Pourtant impossible de m’y résigner. Un état de fait trop difficile.

L’angoisse est là. Chaque mots, gestes ou vécus sont disséqués, développés, évoqués. Pourquoi ? Éviter simplement de se perdre. Inutile de souligner la bêtise de telles actions, il faut surtout prendre en compte le caractère désespéré de ces démarches. Quoi faire ? Que faire ? Deux questions dont la rhétorique ne manque jamais.

Il faudrait souffrir en silence. Là aussi, j’affronte une incapacité, le partage de ma douleur se fait sous différentes formes : de l’excès de nombrilisme a une violence sentimentale extrême. Pourtant une chose est différente cette fois-ci : je suis incapable d’espérer [de provoquer] l’arrêt de cette procédure. Voir demeurer quelqu’un contre son grès ne servirait pas ma cause. J’ai trop d’amour pour oser espérer le malheur.

J’ai peur. Peur de perdre cet amour, mais par dessus tout, la départ de cette chair m’anéantit.

Le bâteau prend l’eau ?

Absolument pas, il reste a quai histoire de dormir 90% du temps.

J’opte pour la technique « sans se forcer ».

Photo d’une fin

Il existe des temps si forts. Ce sont généralement les échéances sociales normales : examens, rentrées, élections… Ces instants rythment nos vies sociales, nos moments communs. Pendant un an de solitude, j’ai appris à aimer ces regains de réalité. C’est cette douleur qui résiste au temps, me soulignant chaque jour un peu plus ma difficulté d’intégration, mon besoin de maîtrise, et paradoxalement mon assimilation sociale relativement réussie, et mon incapacité à mettre en œuvre les outils nécessaires pour me diriger.


Première photo personnelle pour le blog, soyez indulgents.

La fin de l’année est là. Demain. Un dernier conseil de classe, un dernier bulletin, une Terminale qui se présente à moi. S’il me fallait accepter avoir un parcours scolaire difficile, atypique, différent, j’ai néanmoins décidé d’arrêter de pousser les choses à leurs extrêmes. Plus donc de doubles classes, de pensées farfelues, de projets insensés, d’envies démesurées, juste une Terminale L. Une classe que j’ai pu appréhender, apprécier même. Les gens dont j’ai pu faire la connaissance pendant ce périple n’y sont pas réellement étrangers. J’ai été entouré de gens réellement intéressants ; si pour l’instant m’immiscer dans leur vie privée reste un peu compliqué pour moi, ils m’ont donné envie d’y être. Avancer pas à pas.

Face à ça, une nostalgie profonde. Une mélancolie de détresse. Comment voir d’un œil serein mes amis s’éloigner, finir leur baccalauréat, attendre angoissés leur résultats pour de grandes écoles, pleurer de joie, hurler de peine. Cette année je n’y ai pas droit, par bêtise. J’ai créé cette situation seul, il faut admettre qu’avec une petite case cochée autrement, mon destin serait aujourd’hui bouleversé. On ne peut jurer de rien, mais je reste intimement persuadé qu’il aurait été moins lourd.
Une nouvelle année de lycée se présente donc, relativement convenablement. Il reste encore les petites épreuves du bac, les petites rencontres, et les craintes effroyables de la solitude.

Samuel Beckett clôt très bien :  « C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu puis la fin ; à la fin, c’est la fin qui est le pire ».

Fortune

Une pile de livres s’amoncèle près de moi. Mes doigts sont furieux, ils veulent écrire, livrer, bâcler ! Tant de choses, tant de vie, tant de morose.

Je pars a la découverte de mon-moi. Celui que j’explore depuis quelques années déjà sans en toucher la substantifique moelle ! Je vais au but, mais pour ça il faut me livrer corps & âme. Heureusement ma valise est pleine d’amour, de souvenirs, d’amitiés, de nostalgie.

Il ne reste qu’une image.

Exorciser le prêtre

En voila donc un titre. Pas d’la merde ça hein ?!

La vérité : je ne suis ni écrivain, ni romancier, ni faiseur de romans, ni artiste, ni créateur de style.

Les mots sont mon plaisir, l’image est mon rêve. J’exhale mes pensées, je révusle mes pulsions ; je vis.

Parfois l’envie de tout chambouler me prend, m’envahit, me surprend. Parfois même, l’envie d’arrêter s’installe. Alors face à ça il ne reste qu’un remède de vieux con : écrire.

Je suis encore un jeune coq, insolent et prétentieux.

Je suis encore vivant.

Parce que merde, quand même

La gloire de Baptiste

Alors évidemment, vous vous dites : « Ça va c’est rien, un lien. Et puis y’en a tellement d’autre dans sa blogroll… ». Et je vous direz que vous avez bien raison ! Mais je m’en fouuuuuuu !

Tout ça vient de réveiller mon petit côté prétentieux, narcissique, et joyeux. Y’a des surprises à la con qui font plaisir.

Pour les ignorants qui souhaitent éviter de passer pour des ignorants (logique?) tout ça provient de chez monsieurlâm.com. Un Homme ce Lâm.

OUHOUUU CHAMPAGNE!

Ôter

Je parle souvent d’amour ici. Tendresse pour des mots, pour des êtres, pour une vie. Évoqué généralement à demi mots. Pour ne jamais être compris, pour ne jamais l’accepter aussi.

Les problèmes de la vie ne sont rien face à ce désir. Celui d’aimer. Pour se sentir vivant d’un part, mais aussi pour se sentir enchainé. La liberté est un concepte inexistant dans cette passion déchainée. Vous comprendrez donc, je ne parle pas uniquement de cet amour charnel, tendre doux et sexuel. Je touche aussi le côté intellectuel de cette flamme. Il ne suffit plus d’aimer, encore faut-il pouvoir le dominer.

Longtemps ce concept s’est éloigné de moi. Par volonté d’abord, puis par désintérêt. La force des choses. Vint cette conscience, cette connaissance, cette confession. Pour l’élaguer d’une vie, il faudrait en changer. Avoir la volonté de changer de vie, réservons le aux mauvais films.

J’ai apprit à aimer les mots, les êtres, la vie. Je me suis initié à ces plaisirs, même s’il a fallu accepter les compromis. Les difficultés aussi.

L’écriture ne vient plus. Il faut la forcer, la réclamer, l’exiger. Elle ne coule plus, les mots ne sortent pas. Comme résignés.

J’apprendrais.

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