La suite
7 février, 2010

Il était une fois un mort
11 novembre, 2009
L’inspecteur FRANCHINA n’est plus. Voilà l’idée qui m’est venue lorsque j’ai appris la mort de cet homme. Jusqu’à ce que j’assimile l’information, je restais encore assis sur ma chaise, cliquant frénétiquement, espérant toujours n’avoir jamais lu cette information. Cette fois-ci ce n’était la mort d’un anonyme, mon monde perdait quelqu’un. Une personne avec laquelle j’avais interagis, qui m’avait apporté ; une vraie personne. Encore en écrivant ces lignes, l’émotion est palpable, ne serait-ce que par dépit.
Pierre BOTTERO est mort donc. Un jour comme un autre, sans plus d’Histoire, pourtant impossible dès à présent de le croiser à nouveau, de le voir sourire encore.
Il n’y a pas d’hommage assez fort pour rendre à un homme comme lui ce qu’il mérite.
On prête à Woody Allen les mots suivants : « La mort est un état de non-existence. Ce qui n’est pas n’existe pas. Donc, la mort n’existe pas. » Ses livres le feront subsister.
Procédures
1 novembre, 2009
Partager une expérience personnelle. Voilà le but premier de cet espace de discussion. Loin d’être nombriliste, il se voulait évocateur d’une vision d’un monde, le reflet d’une réalité parfois différente. Petit à petit, je me relis. Parfois j’adore mes articles, parfois j’ai simplement envie de les supprimer. Une chose est sûre pourtant, je vais les assumer. Partant d’un partage j’en suis arrivé à de l’égoïsme, un égocentrisme malsain, sur un espace pourtant très ouvert. Il ne s’agit pas d’attirer les lecteurs avec des lots, ni d’être accroché à de sacro-saint statistiques. Juste de prendre conscience qu’il ne suffit pas de dire « j’écris pour être lu », mais qu’il faut aussi adopter une certaine démarche.
Je n’ai aucune idée de la niche dans laquelle j’ai pu me mettre, mais il est certain qu’il faut en changer. Je ne veux pas culpabiliser en parlant de moi ici, mais à côté, je voudrais intéresser, toucher, parfois même énerver.
Une nouvelle chose que j’ignore donc : comment vais-je pouvoir adopter un virage vers une ligne éditoriale plus partageuse. Pour l’instant je me suis remis à la lecture, pas uniquement de romans, aussi des blogs. Je suis étonné de voir l’évolution qu’il y a pu avoir en une année. Étonné oui, mais agréablement, ça me permet de découvrir des gens, des styles, des sujets aussi. Ça ne me fera pas comprendre pourquoi les nouveaux médias ont autant sacralisé les blogueurs, mais il s’agit ici simplement d’une divergence de point de vu, deux idées qui s’affrontent mais peuvent cohabiter.
J’espère donc pouvoir vous faire partager ma recherche d’emploi de façon intelligente, et pourquoi pas, intéressante. J’ai l’attente de recréer un lien.
Créer me manque
29 octobre, 2009
J’ai du y prendre goût, sans conscience. Avoir le pouvoir de créer, faire enfin émerger une idée dont la gestation fût généralement longue et douloureuse. A cet instant c’est un peu une drogue à laquelle je m’accroche comme pour se sentir exister. En fait, il n’y a vraiment rien de tel.
Pourtant je donne un peu l’impression d’un dégénéré cherchant, avec prétention, un graal inaccessible. Alors j’écris un CV, je me retourne pour demander, je questionne. Pourtant, monter à Paris, est-ce une idée ? Il me serait impossible de définir aujourd’hui le sentiment ressenti lorsque pour la première fois de ma vie, j’ai posé le pied seul dans cette ville, mais je crois pouvoir affirmer qu’à partir de ce moment là, il était trop tard. Je voudrais y vivre, je voudrais surtout m’y plaire.
Alors en effet, je manque cruellement de diplômes, peut-être même de capacités. Pourtant l’envie ne se contrôle plus, elle s’est petit à petit transformée en une nécessité illusoire.
J’essaie d’avancer, de proposer, de réussir ce projet fou. J’y crois, parce qu’il me semble qu’un profil comme le mien pourrait apporter à une entreprise, qu’il me serait facile d’apprendre et d’évoluer.
Je veux Paris. Je veux ce travail. Je veux cette revanche.
Vous trouverez mon CV, si vous connaissez ou croyez connaître quelqu’un susceptible de m’aider, je vous laisse le soin de me contacter par le moyen qui vous semble le plus adapté.
« Aujourd’hui, je ne veux plus de toi dans ma vie »
21 octobre, 2009
Il y a cette phrase qui résonne encore dans mon esprit. Au delà de la violence même des mots, il a cette signification profonde, une séparation ferme ; l’expulsion pure et simple de la vie d’un être. Au départ j’étais réellement énervé de cette décision, révolté qu’il puisse un jour y parvenir, je vivais l’action comme elle me parvenait : floue.
Aujourd’hui, a l’heure où j’ai décidé d’écrire ces lignes, je n’ai plus cette boule au ventre qui m’empêche de l’évoquer. Un mois déjà. Pourtant je garde le goût amer de l’injustice. De mon côté j’ai, à de nombreuses reprises, voulu éviter une perte totale, comme pour ne pas nier que huit années ne se gomment pas d’une seule phrase, j’ai voulu imposer un lien, pour que le raisonnable revienne au goût du jour. Puis finalement, à force d’essais infructueux, j’ai compris cette chose destructrice : les efforts sont vains.
Pourtant, il faudra en faire. Soit pour aller de l’avant, soit pour supporter ce comportement horrible. Dans les deux cas, la réaction ne sera pas naturelle, elle sera forcée, ridée.
Est-il réellement possible de nier, que nous avons tout partagé. A cet instant du récit, je meurs d’envie de faire une énumération de ce que nous avons pu vivre. Lui jeter dans la face, lui hurler que je n’étais pas un monstre, que l’homme qu’il décrit, ce n’est pas moi. Enfin lui faire entendre que cette vision n’est pas la bonne, qu’il n’y a rien de réel dans ce qu’il refuse, mais il se permet de me rejeter. Parfois, j’ai envie de qualifier cette situation de burlesque ; je me vois bien hurlant cette vie, chaque moments passés en commun, l’obligeant par la force a entendre une autre réalité que celle dont il a fini par se convaincre. Ce serait exagéré, n’est-ce pas ?
Comment peut-il se réveiller avec la lampe que je lui ait offerte, laisser le tableau accroché au mur, jouer sur la ds, écouter de la musique sur l’iPod, regarder la télé, comment peut-il faire toutes ces choses alors même qu’elles devraient lui rappeler l’horreur que je suis ? Il n’est pas en colère, paraît-il, a la limite ça aurait été préférable. Ai-je droit a de l’indifférence ? Alors ces années, ces promesses, ça n’aurait été que mensonge ? Il y a trop de fois où j’ai entendu l’importance de mon avis dans la vie de cet être, trop de fois où des preuves d’amour me sont parvenues, pour qu’aujourd’hui j’accepte sans sourcilier qu’il faille s’oublier, oublier.
Ces départs sur Paris, ces balades, ces soirées, ces cinémas, ces bancs, ce collège qui nous aura vu naître, ce lycée qui nous aura réunit.
Je finirais par cette citation de Verlaine :
« et surtout soyons-nous l’un à l’autre indulgents ».
Le raisonnable, n’a pas toujours raison
26 septembre, 2009
Aujourd’hui ce fût assez rude. Émotionnellement. Je reste perplexe sur le sort a donner aux évènements. L’impression de se défendre une nouvelle fois contre de l’invisible, contre de l’inutile. La fatigue se fait pressante, la dépression se fait maligne. Aucun auto-diagnostique la dedans, la connaissance d’un sujet peut-être trop a la mode. Quoi qu’il en soit je me vois perdu dans un océan de larmes, de sentiments, de ressentiments, et dans un cul de sac mais sans lumière.
Je cherche a sortir de cette impasse sentimentale, a dépasser ce cap de la simple haine, de la simple rupture.
Vers qui aller ? Quoi en penser ? Simple déception ?
Quelques années d’un travail commun viennent de s’effondrer en une matinée, laissant la place a une violence jusqu’ici inconnue, laissant la part belle a une animosité et une amertume importante.
Il faudra s’y faire. Deux ans – Trois ans – Trois ans – …
Le concert d’une perte
30 août, 2009
Il y a des jours où la nécessité d’écrire se fait sentir. Après plusieurs semaines d’abstinences, contenu dans de simples lettres types, dans de l’administratif sans substance. Parfois on laisse les choix se faire d’eux même, on décide de ne rien décider, d’être attentiste. Ce besoin d’écrire revient avec la nécessité absolue de décider, d’affirmer et de défendre un choix dont on ne connaît pas encore l’absolu destin.

La culpabilité de l’échec existe, mais elle se morfond avec le reste, dans cette façon détachée de traverser la vie qui m’est propre. N’être atteint par rien, faire abstraction de l’entourage, ne se concentrer sur rien, voilà une formule qui permet de survoler les évènements. Les subir sans les vivre.
Que voulez-vous, c’est reparti.
Vacances
11 août, 2009
Réclamation
25 juillet, 2009
Radiographie
24 juillet, 2009
Ce blog est à l’image de mon esprit : pollué et délaissé.






