Comment peut-on un jour prétendre l’inutilité de l’Histoire.
Autant je suis un fervent défenseur d’une refonte, large et profonde, de notre système éducatif. Et je l’ai longuement ressassé ces dernières années, essayant au niveau qui était le mien d’améliorer les conditions d’apprentissages (avant tout pour moi-même, mais lorsqu’une cause individuelle peut servir, profitons). Il n’empêche que déplacer le débat sur ce qui ne devrait pas exister continu de m’exaspérer. Il est encore plus stupide aujourd’hui de vouloir réformer un système en retirant les seules choses cohérentes et fonctionnelles.

Le débat donc, se focalise sur la suppression annoncée de l’histoire géographie, comme matière obligatoire, dans la filière générale scientifique en terminale.
Dans l’article publiée sur libération où Martin HIRSCH est censé défendre la suppression de cette matière, ou même dans l’article du figaro qui explique qu’en réalité on ne supprime pas le programme, on se contente de le déporter vers la première ; je ne trouve aucun arguments de valeurs pour soutenir ce choix.
Une fois libéré de cette contrainte, quels vont être les avantages spécifiques ainsi retirés ? Le gain serait-il réellement à valeur plus importante que la perte engagée ? L’Histoire-Géographie, pourquoi ?

J’ai trop aimé cette matière, elle me semble trop importante pour le développement personnel et individuel. Elle condensce en son sein ce qui devrait importer à nos sociétés : le passé quel qu’il soit doit fonder notre futur. Aujourd’hui peut-on librement et de façon cohérente, défendre l’oubli ? Je sais combien on me fera comprendre qu’il ne s’agit pas de prôner un droit à l’oubli (ahah), ni de vouloir effacer la mémoire collective, juste de mieux réorganiser, adapter, configurer.

Pourtant, c’est au dépend d’une matière qui se voulait être notre mémoire.

LOLCAT

LOLCAT

Je partage cet article écrit sur le site Mariane2, relatant des faits révélés par la Quadrature du Net, parce qu’il m’a fait beaucoup rire. Si si, vraiment.

http://www.marianne2.fr/Hadopi-apres-les-deputes-fantomes,-les-artistes-fictifs-!_a178072.html

Erratum

8 avril, 2009

Les recherches que j’ai effectuées sur le site de l’assemblée pour connaître le nom ainsi que l’adresse mail du député de ma circonscription ont apparemment été faites trop rapidement. En effet, il s’avère que M. Kert ne dépend pas de la commune dans laquelle j’habite, il s’agit de M. Bernard Reynès.

La chose ne change pas grand chose en soit, bien que pour la crédibilité du mail j’aurais très largement préféré ne pas commettre la moindre erreur… Pour autant, j’ai décidé de renvoyer le mail, cette fois-ci au bon député, et de publier cet erratum pour remettre les choses dans le bon ordre.

Notez qu’il apparaît aussi qu’après le passage en Commission Mixte Paritaire (pour éviter les allers-retours entre Sénat & Assemblée) il a été réintroduit l’idée que l’abonné payerait, même si la coupure devait être décrétée par l’HADOPI. Je suis parfois devin.

Je suis un citoyen !

4 avril, 2009

Aujourd’hui, j’ai écris a mon député. Le mail a été envoyé tel quel, aucune retouche n’y a été apporté.
J’ai choisi de ne pas insérer de liens de « recherche » pour ne pas l’influencer dans sa quête (et je n’en doute pas) effréné a la juste information.

Cher Député,

Quelques temps déjà que je pense à sortir la plume pour vous écrire, vous me direz, il s’agit d’un email. Mais c’est pour la circonstance. En tant qu’internaute convaincu, acteur du monde de la culture, créateur (et récent condamné) d’un site de partage de vidéo, mais aussi en tant que citoyen intéressé par ses droits, je me vois obligé aujourd’hui de vous écrire. Et croyez moi, j’aurais préféré faire autre chose.

Ainsi depuis plusieurs mois divers lobbyistes font pression sur le gouvernement pour que soit établie rapidement une loi visant à protéger le droit d’auteur. A force de lobbyisme justement, cette loi a pris la forme d’un chèque en blanc à l’industrie culturelle, lui permettant de créer une Haute Autorité pour (et que l’on soit défenseur ou non de cette loi, cela reste intangible) remplacer la sanction judiciaire. Au delà de l’hypocrisie qui consiste à utiliser une prétendue fonction « pédagogique » (à l’heure ou la répression remplace l’éducation, vous me permettrez d’étouffer un rire) en remplaçant l’amende par une simple coupure, je tiens à signaler que l’abonnement restera dû, impliquant le payement d’un service auquel l’utilisateur n’aura pas accès. Cela me semble tenir de l’amende plus que de la pédagogie.

Plusieurs exemples dont la loi ne tient pas compte (comme beaucoup de
créations de nos heureux députés, vous en conviendrez) :

# Le fils télécharge, le père est auto-entrepreneur et se voit couper l’accès à internet. Attention, votre argument arguant qu’en effet ce
serait terrible mais qu’au préalable il aurait reçu deux avertissements ne vaut pas, puisqu’il n’est pas prévu par la loi que soit obligatoirement utilisé ce déroulement d’action.

# Le téléphone se trouve sur la ligne ADSL (je parle de SIP, donc de la VOIP pure et dure passant par d’autres ports que les FAI) et vous ordonnez une coupure, est-ce que pour autant l’utilisateur doit se faire interdire de téléphone ?

# Est-il normal que soit instauré un « mouchard » et une « présomption de culpabilité » sur chaque utilisateur ? Au départ les intentions ne sont pas forcément mauvaises, mais la création de fichiers crée le besoin… Il serait peut-être temps d’arrêter.

Je vous avoue mon inquiétude face à une loi incohérente, difficilement applicable et mettant en jeu la liberté et le droit des citoyens. En tant qu’acteur des nouvelles technologies, je peux vous certifier que cela n’aura absolument aucun impact sur la quantité d’œuvres piratées, mais cela démontre d’excellente façon que les gens sont prêts à payer un service 5€ par mois pour se voir redevenir anonyme… A force de désolidariser l’État du citoyen et de le rapprocher inexorablement d’intérêts privés, mais au delà, restreints, le risque est de se retrouver avec une large partie de la population hors la loi. Est-ce vraiment le but de la loi ?

Alors je suis un être censé, je ne prône pas le tout gratuit, je n’exige pas une création sans argent, je souhaite normalement que les artistes puissent vivre. Pourtant les propositions faites ne sont pas l’émergence d’une volonté générale (ce qui, philosophiquement parlant, reste le but d’une loi) mais uniquement d’un groupe d’intérêts ne souhaitant absolument pas renoncer à des acquis dont il ne peut plus profiter librement aujourd’hui.

Cher M. Christian Kert, j’espère recevoir de vous une réponse aussi censée et argumentée que cet email. N’étant pas un être borné, et profondément démocratique, je me sens apte à entendre vos arguments, du moment qu’ils permettent de faire avancer le débat. Vous me permettrez de conclure néanmoins qu’en tant que pirate repenti (et je n’ai pas honte un instant de ce que j’ai pu faire, et de ce que j’ai pu offrir aux gens, mais cela ne m’empêche pas de défendre d’autres méthodes aujourd’hui) j’estime être capable d’analyser avec soin ce type de réseaux et vous invite donc à vous renseigner objectivement sur ce qu’il est en train de se passer.

Je regrette aussi votre absence dans l’hémicycle lors du vote de la loi.

A vous lire,

Cordialement

Je lisais normalement le dernier Secret Message Service, publié par Lâm. A me divertir des secrets des autres, profiter de cette incursion dans l’intimité. Et ce coquin de Lâm nous avait gardé le meilleur pour la fin ! Je vous livre d’abord l’image, ensuite mon commentaire

Alors nous voilà face a deux problèmes : est-ce que l’acceptation de l’autre passe, justement, par le droit a l’indifférence ou est-il possible de se définir comme tolérant alors même qu’on envisage des critiques envers quelque chose de différent.
J’ai déjà évoqué à de nombreuses reprises mon point de vu sur la première question, j’estime que nous devrions voir en l’indifférence le meilleurs moyen de lutter contre les différences. Je ne dis pas laissez votre voisin mourir, je vous dit apprenez a le laisser vivre. Il a le droit de faire des bruits suspect dans son jardin, il a le droit d’aimer le porc au caramel, pire, il a le droit de coucher avec des personnes du mêmes sexe dès lors qu’elles sont consentantes. Que tout cela soit possible ne retirera rien à votre qualité d’humain, n’altèrera en rien votre petit potager, et vous vivrez encore mieux en ne vous préoccupant pas de ces soucis bien insignifiant au niveau de la planète.

Me taxer d’un raisonnement simpliste serait de bon ton. En effet, il est simple. Autant nous pouvons laisser la place a une grande réflexion sur le pourquoi l’amour ne connaît pas réellement de barrières (il se permet de faire des choses incongrus le coquin), mais j’estime stérile tout débat visant a légitimer des pratiques sexuelles différentes.

Alors ce cher SMSeur, s’auto définit comme « tolérant ». Et là, je bloque. Comment peut-on affirmer être ouvert a tout ? Hormis avec un manque cruel d’humilité… ! Mais avec la contradiction qu’il nous autorise dans ces 160 caractères, je ne m’étonne plus de rien.

Non, les amoureux ne sont pas enfermés dans une « fausse identité », ils n’ont simplement pas eu le choix. Aimer, voyez-vous, c’est une chose plus rare qu’aimerait le faire croire la jeunesse d’aujourd’hui… Ne pas réfléchir son attirance, la laisser faire, c’est peut-être une des clef du succès.

Une question, Mme Dati

28 janvier, 2009

En lisant Me Eolas j’ai appris que vous écopiez encore d’un prix Busiris, mais apparemment, vous aimez cela. Une question s’est imposée a moi lorsque j’ai pris sur mon temps pour vous écouter parler : une loi doit-elle faire beaucoup de condamnations pour se révéler utile ? En effet, vous évoquiez dans le discours le chiffre de 10 000 condamnations via des peines planchers. Je ne parle certainement pas du système, je ne suis pas juriste, mais permettez moi de trouver l’idée pour le moins étrange de voir en la loi une machine a condamnations.

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Le principe de la justice doit-il être de condamner dans de larges proportions, ou se doit-elle  de trouver des solutions rationnelles (ce qui n’exclut pas les différents types de condamnations, ayant pour ma part eu droit a une admonestation dernièrement, j’apprécie toute l’ironie du système) aux différents cas qu’elle reçoit ?

J’imagine que cette question restera sans réponse, pauvre citoyen que je suis.

J’agonise

31 octobre, 2008

De ce monde barbare ; de ce monde répressif. Je suffoque dans cet air stérile, dans ce phénomène de castes. Qu’a-t-on fait des beaux principes de notre républiques, où sont passés les idéaux d’un « peuple, pour le peuple ». A l’inverse, j’admire avec quel talent nos politiciens ambitieux font passer leurs réformes.

Le citoyen se serait-il rarifié ? Le français se contenterait-il d’être gréviste ? Et encore… ! Je m’étonnes de voir à quel point les gens se foutent des lois sur les nouvelles technologies. De la DADVSI à l’HADOPI. Pourtant de plus en plus de personnes sont connectés au net, profitant de ses bienfaits. Abusant parfois de ses largesses. Est-ce la dématérialisation de cette communication, l’absence de présentateur du JT, ou d’un logo d’une grande chaine qui bloque toute contestation ? Tout attachement.

La mobilisation pour de telles causes devrait être unanime. Tous les accusés devraient se lever, d’un seul homme, et s’opposer tel un lobbyste. Mais ce n’est pas le cas. L’absence de motivation des médias traditionnels peut-être, estimant certainement avoir déjà bien combattu pour leur liberté et n’éprouvant pas le besoin de défendre le copain. Parce que les médias, ça les amusent bien les petites vidéos marrantes « dénichés sur le net », mais de la a s’investir proprement dans le débat de la liberté d’expression. Ça va hein, faut pas trop leur en demander. On a bien eu droit a quelques interventions de notre Albanelle adorée, mais sachant qu’elle ne comprends rien au sujet j’admire ces conseillers pour leur courage. Rien, tous les débats sont a sens unique, n’invitant que les lobbistes. Quoi qu’ils adorent se contredires.

Comment vous dire ça sérieusement ? J’ai peur. Peur de cette France qui se dessine sous mes yeux, peur d’être seul à vouloir me mobiliser pour conserver ma liberté, peur de vous voir laisser passer des lois liberticides dont même la Chine n’a pas eu l’idée (je vous promet, l’idée du Spyware dans chaque PC, c’est l’exception culturelle française). On-t-il le droit de traiter la culture comme une marchandise, et de demander par la suite qu’on la protége de cette sorte ?

Je hurle de nous voir dominer par ce cartel. Une nouvelle fois la France va attendre d’être dans l’impasse pour réfléchir… Et ce sera encore mal fait.

Depuis toujours j’écoute cette radio. Le transistor bloqué sur cette station, depuis ma naissance, n’y est pas vraiment étrangé. J’ai donc prit cette habitude, et on me surprendra souvent à écouter leurs programmes. [Sauf peut-être vers 16h, où un homme fait de la masturbation intellectuelle sur de la musique classique ; il en faut pour tous.] J’ai beau admirer ce mythe des ondes, me voilà depuis quelques jours en pleine désillusion, en pleine consternation.

Déjà quelques mois qu’il est possible de retrouver sur l’antenne de France Inter, plusieurs fois par semaines, un sujet différent traitant d’Internet. Jusque là, hormis le manque d’imagination que dégage une telle pratique, ça n’aurait pas pu provoquer un billet. Mais voila, ils ont décidé d’être mauvais. Le choix des invités se résumant a un duel : personne sénile et/ou Famille De France, il ne faut pas s’étonner d’arriver à avoir une émission pathétique. Ajoutez les sujets traités et leur présentations où, il n’existe quasiment pas, là non plus, de diversité : ils ont concentré leur choix sur les thématiques polémiques pouvant toutes êtres groupées sous l’appellation : « Les dangers d’Internet », avec de temps en temps, un passage sur : « Les plus gros Buzz du moment ». Et voila donc une radio éclectique !

De grâce journalistes, sortez donc de facebook, mediapart, google, et des sites porno. Nous n’entendons qu’exlusivement des acteurs d’un web aujourd’hui inexistant adossés a des associations dont les membres sortent tout droit de l’église catholique extrémiste. Arrêtons les stéréotypes, preuve est faite : jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais croisé la route d’un site pédophile, je ne suis jamais tombé sur un site pornographique sans l’avoir demandé, personne n’a essayé de me violer lors d’un rendez-vous, je ne me suis pas fait vider mon compte bancaire par un e-commercant. Alors, pourquoi ne pas prendre conscience que si ce « nouveau petit monde », comme vous aimez tant l’appeler, se comporte réellement comme un « monde » nous en connaissons déjà les dangers. Nous vivons déjà dans un monde de dangers.

Je ne supporte plus de vous entendre parler qu’à charge. Ah oui, vous invitez parfois deux nerdz bien stéréotypés [eux aussi], incapables d’aligner trois idées, ayant un vocabulaire digne d’un gosse de trois ans, et ça pour défendre la cause des internautes. Quel intérêt pour vous de n’inviter que des majors du disques, ou [une nouvelle fois] famille de fance (qui défends les intérêts des majors) lorsque vous évoquez la loi DADVSI ? Lancer un vrai débat, comme vous savez le faire sur d’autre sujets, vous coûterez vraiment beaucoup ? Parler des nouvelles technologies, sans évoquer internet, serait-ce aussi une possibilité ?

Alors oui, ce nouveau moyen de communication est entré par la grande porte dans les ménages français. Pour autant, faut-il le diaboliser ? Non. Faut-il l’idéaliser ? Non. La réponse est claire, sans appel possible. Personne ne vous demande de traiter un sujet sur lequel vous n’êtes pas compétant. En voulant faire croire aux auditeurs votre capaciter à juger, contredire, éclaircir, les propos de votre interlocuteur/votre sujet vous faites l’inverse de votre métier. Vous pratiquez de la désinformation.
Non, jamais nous ne pourrons résumer Internet à vos programmes. Encore se matin vous parliez des moteurs de recherches ; et c’était d’un ridicule sans égal dans vos différentes émissions.

Le Web est tout, sauf ce que vous en dites. N’ayez plus la prétention de vouloir une exhausivitée.

Il y a déjà quelques temps, j’avais écrit mon idée sur le fait d’accorder les jeux olympiques à la Chine. Ce billet a disparut de mon blog, me laissant donc toute liberté pour recommencer mon idée.

Il ne s’agit pas d’être anti-chinois. Ni d’avoir peur d’une puissance inconnue, capable d’écraser les pays occidentaux. Juste, partir de faits. Accorder des Jeux Olympiques a une puissances forte, en plein développement, est une idée respectable ; ça permet de tirer – inévitablement – le pays par le haut. Pourtant pour obtenir un résultat visible, sur le plan international, il faut l’assortir de conditions. Et c’est vrai, ça a été fait. Il existe bel et bien des conditions obligatoires pour l’organisation des Jeux de 2008, auxquelles la Chine doit s’astreindre.

Et pourtant. Le CIO a attribué l’organisation d’un évènement mondial, à une puissance économique certes, mais aussi à une dictature. Et c’est là que le bât blesse. Comment pouvoir justifier un tel choix ? Il aurait été tout à fait acceptable de leur promettre une organisation, qui aurait été fonction de leur efforts sur les droits de l’Homme, les droit de la femme aussi, le droit de vie ; mais uniquement une fois l’évolution positive constatée. Pourquoi ne pas les obliger à respecter le droit International, se conformer au résolution de l’ONU ? Pourquoi féliciter un pays qui martyrise ses citoyens ? Hormis l’argent, qu’est-ce qui pourrait pousser une comité de pays a offrir un tel cadeau ? Je ne vois pas. Il s’agit bien d’un cadeau sans contreparties. Je me permet de vous rappeler au bon souvenir des expropriations forcées, mais aussi des usines d’enfants utilisées pour les Jeux, ainsi que pourquoi pas la déportation de nombreux habitants. Ces Jeux seraient-ils un chèque en blanc des autres grandes puissances ?

Alors la question se pose maintenant sous cette forme : faut-il que les sportifs boycott les Jeux ? J’ai entendu un membre du gouvernement – pour qui j’avais plus de respect dans le sportif que dans la politique – crier gare, il ne faut pas mélanger sport & politique. Pourtant cet évènement est depuis toujours le spectacle de joutes politiques acharnées ; de l’obtention des Jeux jusqu’à leur cérémonie de clôture. C’est toujours un pays qui souhaite s’afficher au mieux à la face du monde. Alors si ce n’est pour fuir nos obligations, je vois mal d’où sort cet argument complètement bancal. Je crois à la force d’un boycott, mais j’y crois surtout en derniers recours. Il est déjà tard pour contraindre la Chine à se conformer aux normes d’un pays civilisés, mais l’actualité nous aide. Les relations diplomatique doivent être complexes, je n’ose qu’à peine l’imaginer, mais le comportement des pays émergeant est identiques à celui d’un enfant en bas âge. Et si aujourd’hui nous ne prenons pas la peine de se risquer à connaitre une crise, pour pouvoir dire un non ferme et définitif, en acceptant d’éventuelles conséquences, alors demain nous préparons un monde de superpuissances dangereux pour nous tous. Oui, il faut être fort, il faut savoir dire non. Nous ne pouvont pas laisser la Chine profiter d’une image de marque qu’elle va se créer avec les J.O.

Et comme je le disais, l’actualité du moment se plie pour nous donner une dernière chance de rédemption. Faites donc cesser les violences au Tibet – pourquoi ne pas le démilitariser tant que nous y sommes ? -, faites abolir la censure, engagez de larges négociations pour les contraindre aux lois internationales.

Et peut-être, alors, les Jeux Olympiques de Pékin ne seront pas la caricature, la parodie d’un évènement sportif prétendant promouvoir la paix. Ce sera un non-évènement.

Disposer de soi

19 mars, 2008

Le débat vient d’être de nouveau soulevé à travers sa nouvelle égérie : Chantal Sébire. La mort, évoquée comme droit. Il existe de nombreuses associations qui défendent des thèses, plus ou moins farfelues, visant à interdire la légalisation de l’euthanasie consentie. Je vais donc, écrire mes pensées.

L’Humain est au centre de tout. Il aura déplacé des montagnes pour vivre mieux, il n’hésite plus à défier la nature ; parfois même il se fait punir pour cela, mais peut lui importe. Il s’impose comme élément central. Le progrès médical à double tranchant : la maladie n’est plus aussi douloureuse ; elle devient souvent supportable physiquement. Et, c’est en utilisant ces arguments, qu’est interdit le suicide assisté. Cela posant un sérieux problème, la mort est un droit ; et ça dès lors qu’on décrète que la vie elle même est un droit. Il ne faut pas oublier : une décision ne doit pas pouvoir être jugée. Pourquoi ? Dans quelle conditions ? L’Être Humain, comme Nouvel Être Suprême, ne permet plus l’ingérence dans sa vie ; ses décisions sont souvent unilatérales et se doivent d’être respectées. Ainsi, je n’admet pas que l’on puisse décider pour. D’où sort ce droit d’ingérence dans la vie d’un Homme ? Il est totalement nul et non avenu, il ne peut exister ; les gens mènent leur vie.

Si demain je voulais mourir, ce serait une décision propre. A l’extrême, il serait même inutile de demander l’avis d’un tierce. Je suis, j’existe, donc je décide de la suite à me donner.

Pourtant nous sommes en pleine contradiction, nous souhaitons (thérapeutiquement) empêcher toute souffrance du malade, mais par la même, nous l’empêchons de disposer de lui même. Sous le prétexte « vivre est possible, nous avons atténués votre souffrance ». Non, je ne prône pas le droit de tuer ! Juste celui de mourir. Pour soi, pour sa fin de vie, pour une ultime décision. L’Homme, libre de sa vie, décide seul de la mort souhaité.

Il existe un droit inaliénable à la vie, il me semble que cela comporte aussi un droit à la mort. Cette composante fait partie intégrante de notre vie ; pourquoi nous priver de ce droit ? Personne ne doit pouvoir décider à la place de chacun. Que l’on cautionne ou non la décision est autre chose ; il faut néanmoins apprendre à les respecter dans leur tout.

Vivre libre, c’est mourir libre.