Juge, arbitre & blaireau

27 juin, 2010

Ces jours-ci c’est la décadence !

Est-ce qu’on se rend vraiment compte ? Guillon évincé, Porte exclu, Bern désavoué (ouais je croyais qu’il choisissait ses chroniqueurs moi), Josse relégué. En voilà des choses qui font de France Inter une radio étrange.


Je l’écoute depuis que je ne suis né. C’est pas ma faute, la radio était bloquée physiquement sur cette station. Du coup, au levé pendant le petit déjeuné j’ai bouffé du France Inter. A force je connaissais par cœur les émissions, les présentateurs. Puis chaque été il y avait la valse obligatoire des plages horaires, un espèce de jeu parfois contrariant, mais dont on finit toujours par s’accommoder.


Alors en quoi cette fois-ci il y a quelque chose de différent ? Eh bien après l’éviction de notre Jean-Pierre Coffe aux commande d’une émission culinaire dont on a annoncé l’arrêt, le jour de ladite émission, je pensais qu’ils avaient pu apprendre. Que non, on ne traumatise pas les gens, et par dessus tout, les auditeurs, par des pratiques barbares et incorrectes. Bêtement je m’étais dit qu’ils sauraient, que parfois les gens ne sont pas en accords avec leur décisions, et que c’est dans ces moments là qu’il faut être irréprochable. En laissant Guillon, et Porte annoncer leur départ via une chronique, ou Josse via son web-blog, les dirigeant de France Inter ce sont délestés d’une peine, ils ont fuit leur charge. Facile donc aujourd’hui de les accuser d’avoir « monopolisé l’antenne ». Quel était leur choix ? Se laisser faire, partir sans rien dire ? La décision de les limoger n’était pas juste, pas fondée, purement arbitraire et politique. Ne pas pouvoir l’avouer est une chose. S’en réjouir me dégoûte.

Oui oui oui, je pleure l’absence de mes deux humoristes préférés. C’est bien la première fois que MA STATION, comme l’a si bien dit Morel plonge aussi bas.

Ah, et non, je n’accepterais pas ce discours du « si tu n’es pas content, il existe plein d’autre chaines ». Non, jamais ! France Inter, j’ai grandit avec, j’ai aimé cette radio, ses émissions m’ont fait penser, grandir, enrager ou rigoler. J’aime cette station, bien trop pour laisser quelques dirigeants en mal d’autorité puissent venir ettouffer « la différence » d’un brouillard radiophonique.

Guillon, Porte, Morel, Josse… A une prochaine chronique.

N.B : Si je ne parle pas du départ de notre ami Nicolas Demorand de la tranche matinale, c’est parce que je trouve qu’il a raison de partir. Et toc.

Il y a quelques temps de ça, j’écrivais un article qui ne tarissait pas d’éloges sur La Terre des mensonges. Un livre qui reste donc formidable, et à lire absolument ! Pourtant le commentaire qu’écrit Agnès sur cet article m’a fait prendre conscience d’une chose : je n’ai pas évoqué la suite de ce roman. Il s’agit donc du roman « La ferme des Neshov », une suite comme on en fait tant d’autre.

Je me suis donc vite demandé pourquoi l’envie ne m’était pas venue d’évoquer ici ce qui aurait du être un soulagement. Pour en arriver à la conclusion simpliste : il ne fallait continuer ce roman. Il aurait simplement du rester unique, laisser libre le lecteur qui finissait son œuvre. En écrivant et prolongeant cette histoire, nous voilà englué dans un mystère ridicule, une affaire qui n’a plus de sens. Parce que raconter une histoire de famille centrée sur la mère, dont le précédent roman raconte déjà le décès, il fallait oser. Alors oui, on peut évidemment sortir énormément de choses sur une famille, mais ici on pousse le vice toujours plus loin.

En lisant ce roman, je me revois lever la tête et dire à haute voix : « ils ont changé le traducteur que l’écriture est si mauvaise ? », puis descendre vérifier sur le premier tome. Pour conclure que non, ils n’ont pas changer de traducteur.

Alors lisez La Terre des Mensonges, aimez le, régalez vous en. Et puis échappez a La ferme des Neshov. Vous verrez, on est certainement frustré lorsqu’on finit le premier, mais ça ne vaudra jamais autant que la déception qui pourrait vous gagner en osant lire la suite !

Il était une fois un mort

11 novembre, 2009

L’inspecteur FRANCHINA n’est plus. Voilà l’idée qui m’est venue lorsque j’ai appris la mort de cet homme. Jusqu’à ce que j’assimile l’information, je restais encore assis sur ma chaise, cliquant frénétiquement, espérant toujours n’avoir jamais lu cette information. Cette fois-ci ce n’était la mort d’un anonyme, mon monde perdait quelqu’un. Une personne avec laquelle j’avais interagis, qui m’avait apporté ; une vraie personne. Encore en écrivant ces lignes, l’émotion est palpable, ne serait-ce que par dépit.
Pierre BOTTERO est mort donc. Un jour comme un autre, sans plus d’Histoire, pourtant impossible dès à présent de le croiser à nouveau, de le voir sourire encore.

Il n’y a pas d’hommage assez fort pour rendre à un homme comme lui ce qu’il mérite.

On prête à Woody Allen les mots suivants : « La mort est un état de non-existence. Ce qui n’est pas n’existe pas. Donc, la mort n’existe pas. » Ses livres le feront subsister.

T’as 19 ans et tu veux mourir

27 septembre, 2009

Il y a des années de sa vie, offertes, pour lesquelles on attendait pas grand chose. Une réciprocité basée sur une volonté commune. Et puis un jour, l’un des deux maillons flanche, il cesse de donner cette réciprocité, de donner sens au jeu. Du jour au lendemain c’est la fin. La fin d’une existence pacifique, la fin d’une idylle ridicule.
Qu’ai-je réellement fait pour que le maillon se casse ? Aucune idée. Les explications irrationnelles n’auront malheureusement pas suffit à me convaincre. La nostalgie que je connais depuis si longtemps reprend le dessus, mais avec cette idée qu’une nouvelle étape vient d’être franchie. Cette fois-ci c’est certain, la vie ne vaut pas la même chose. A ceux qui me disent de rencontrer d’autre, que c’est trop frais, il me faut leur opposer cette connaissance de la rupture. La perte a déjà été présente dans notre histoire, et ce fût trois années de misère. Aujourd’hui mon cerveau me hurle qu’il en va de même pour cette rupture, mais a la différence près que cette fois-ci, la relation était plus élaborée, et qu’un seul des deux a pris la décision. Décision qui, de part son caractère ferme, s’impose aux deux partis.

La mort n’a jamais été vraiment absente de mon esprit. Depuis bien longtemps, je rêve d’avoir le courage le jour venu de faire ce que la vie me doit : reprendre le contrôle. Ce jour est-il réellement venu ? L’idée me traverse l’esprit, l’envie me gagne, mais pourtant le doute me ronge. Peut-être suffit-il de laisser un peu de temps, pour regagner la chaleur d’un cœur ? Pas n’importe lequel, je n’en aurait jamais qu’un en vu. Pourtant je sais ce qu’il va se passer : le désir de nouveauté va prendre le dessus, je vais devoir vivre le spectacle d’une jalousie, contempler ce changement de vie dans laquelle je ne serais jamais rien. A aucun moment son esprit ne s’ouvrira pour regarder ce que furent réellement ces trois dernières années, l’envie, le désir, son des armes bien trop puissantes.

J’écris pour expurger ce chagrin. Cette peine de la perte, cette méprise du manque de réflexion. J’ai toujours de l’espoir, de prouver mes qualités, de repasser au premier plan, de repartir sur une aventure nouvelle et délicieuse. Pourtant cette décision ne m’appartient pas, la porte reste fermée. J’aurais pensé que jamais ça ne se finirait, jamais réellement nous nous perdrions de vu, parce qu’au fond ce n’est pas trois ans, mais 8 ans d’une aventure quasi commune. Ne pas comprendre qu’un matin la porte soit fermée, que la clef habituelle ne serve qu’à faire jaillir d’innombrable défenses, est une réaction bien normale.

Je veux te regagner.

Aujourd’hui ce fût assez rude. Émotionnellement. Je reste perplexe sur le sort a donner aux évènements. L’impression de se défendre une nouvelle fois contre de l’invisible, contre de l’inutile. La fatigue se fait pressante, la dépression se fait maligne. Aucun auto-diagnostique la dedans, la connaissance d’un sujet peut-être trop a la mode. Quoi qu’il en soit je me vois perdu dans un océan de larmes, de sentiments, de ressentiments, et dans un cul de sac mais sans lumière.
Je cherche a sortir de cette impasse sentimentale, a dépasser ce cap de la simple haine, de la simple rupture.

Vers qui aller ? Quoi en penser ? Simple déception ?
Quelques années d’un travail commun viennent de s’effondrer en une matinée, laissant la place a une violence jusqu’ici inconnue, laissant la part belle a une animosité et une amertume importante.

Il faudra s’y faire. Deux ans – Trois ans – Trois ans – …

Réclamation

25 juillet, 2009

LOWL

9 juillet, 2009

Ce jour, a enfin vu le jour.

Aujourd’hui enfin, l’échec est arrivé. Jusqu’ici j’avais toujours pu l’éviter, de justesse, avec finesse, mais aujourd’hui ça s’est arrêté. Je viens de louper mon baccalauréat. Dans une certaine incompréhension, dans une certaine douleur, avec beaucoup d’amertume.
15 en philosophie, pour un L c’est honorable. Et puis 7 en littérature. Sur un livre que j’avais lu, sur un livre que j’avais compris. Alors le rattrapage. Et là, 5.

Je sais parler. Je sais réfléchir. J’ai lu le bouquin.

J’ai eu 5.

Et j’en reviens toujours pas.

Vous vous demandez réellement si j’agis ainsi par prétention ? Évidemment… !

N0L1FE

8 janvier, 2009

Il neige. Enfin, hier il a neigé. Et comme dans la région, c’est pas vraiment ce qui arrive le plus souvent, ben, c’est la panique.

Alors, pas de travail, ni d’école. J’ai le droit de déprimer, mais a la maison ! YÉAH ROXOR GAMER PGM!

8 décembre, 2008

Parfois le Sud n’a pas autant d’attraîts qu’on voudrait le faire croire.