Il était une fois un mort
11 novembre, 2009
L’inspecteur FRANCHINA n’est plus. Voilà l’idée qui m’est venue lorsque j’ai appris la mort de cet homme. Jusqu’à ce que j’assimile l’information, je restais encore assis sur ma chaise, cliquant frénétiquement, espérant toujours n’avoir jamais lu cette information. Cette fois-ci ce n’était la mort d’un anonyme, mon monde perdait quelqu’un. Une personne avec laquelle j’avais interagis, qui m’avait apporté ; une vraie personne. Encore en écrivant ces lignes, l’émotion est palpable, ne serait-ce que par dépit.
Pierre BOTTERO est mort donc. Un jour comme un autre, sans plus d’Histoire, pourtant impossible dès à présent de le croiser à nouveau, de le voir sourire encore.
Il n’y a pas d’hommage assez fort pour rendre à un homme comme lui ce qu’il mérite.
On prête à Woody Allen les mots suivants : « La mort est un état de non-existence. Ce qui n’est pas n’existe pas. Donc, la mort n’existe pas. » Ses livres le feront subsister.
T’as 19 ans et tu veux mourir
27 septembre, 2009
Il y a des années de sa vie, offertes, pour lesquelles on attendait pas grand chose. Une réciprocité basée sur une volonté commune. Et puis un jour, l’un des deux maillons flanche, il cesse de donner cette réciprocité, de donner sens au jeu. Du jour au lendemain c’est la fin. La fin d’une existence pacifique, la fin d’une idylle ridicule.
Qu’ai-je réellement fait pour que le maillon se casse ? Aucune idée. Les explications irrationnelles n’auront malheureusement pas suffit à me convaincre. La nostalgie que je connais depuis si longtemps reprend le dessus, mais avec cette idée qu’une nouvelle étape vient d’être franchie. Cette fois-ci c’est certain, la vie ne vaut pas la même chose. A ceux qui me disent de rencontrer d’autre, que c’est trop frais, il me faut leur opposer cette connaissance de la rupture. La perte a déjà été présente dans notre histoire, et ce fût trois années de misère. Aujourd’hui mon cerveau me hurle qu’il en va de même pour cette rupture, mais a la différence près que cette fois-ci, la relation était plus élaborée, et qu’un seul des deux a pris la décision. Décision qui, de part son caractère ferme, s’impose aux deux partis.
La mort n’a jamais été vraiment absente de mon esprit. Depuis bien longtemps, je rêve d’avoir le courage le jour venu de faire ce que la vie me doit : reprendre le contrôle. Ce jour est-il réellement venu ? L’idée me traverse l’esprit, l’envie me gagne, mais pourtant le doute me ronge. Peut-être suffit-il de laisser un peu de temps, pour regagner la chaleur d’un cœur ? Pas n’importe lequel, je n’en aurait jamais qu’un en vu. Pourtant je sais ce qu’il va se passer : le désir de nouveauté va prendre le dessus, je vais devoir vivre le spectacle d’une jalousie, contempler ce changement de vie dans laquelle je ne serais jamais rien. A aucun moment son esprit ne s’ouvrira pour regarder ce que furent réellement ces trois dernières années, l’envie, le désir, son des armes bien trop puissantes.
J’écris pour expurger ce chagrin. Cette peine de la perte, cette méprise du manque de réflexion. J’ai toujours de l’espoir, de prouver mes qualités, de repasser au premier plan, de repartir sur une aventure nouvelle et délicieuse. Pourtant cette décision ne m’appartient pas, la porte reste fermée. J’aurais pensé que jamais ça ne se finirait, jamais réellement nous nous perdrions de vu, parce qu’au fond ce n’est pas trois ans, mais 8 ans d’une aventure quasi commune. Ne pas comprendre qu’un matin la porte soit fermée, que la clef habituelle ne serve qu’à faire jaillir d’innombrable défenses, est une réaction bien normale.
Je veux te regagner.
Le raisonnable, n’a pas toujours raison
26 septembre, 2009
Aujourd’hui ce fût assez rude. Émotionnellement. Je reste perplexe sur le sort a donner aux évènements. L’impression de se défendre une nouvelle fois contre de l’invisible, contre de l’inutile. La fatigue se fait pressante, la dépression se fait maligne. Aucun auto-diagnostique la dedans, la connaissance d’un sujet peut-être trop a la mode. Quoi qu’il en soit je me vois perdu dans un océan de larmes, de sentiments, de ressentiments, et dans un cul de sac mais sans lumière.
Je cherche a sortir de cette impasse sentimentale, a dépasser ce cap de la simple haine, de la simple rupture.
Vers qui aller ? Quoi en penser ? Simple déception ?
Quelques années d’un travail commun viennent de s’effondrer en une matinée, laissant la place a une violence jusqu’ici inconnue, laissant la part belle a une animosité et une amertume importante.
Il faudra s’y faire. Deux ans – Trois ans – Trois ans – …
Réclamation
25 juillet, 2009
LOWL
9 juillet, 2009
Ce jour, a enfin vu le jour.
Aujourd’hui enfin, l’échec est arrivé. Jusqu’ici j’avais toujours pu l’éviter, de justesse, avec finesse, mais aujourd’hui ça s’est arrêté. Je viens de louper mon baccalauréat. Dans une certaine incompréhension, dans une certaine douleur, avec beaucoup d’amertume.
15 en philosophie, pour un L c’est honorable. Et puis 7 en littérature. Sur un livre que j’avais lu, sur un livre que j’avais compris. Alors le rattrapage. Et là, 5.
Je sais parler. Je sais réfléchir. J’ai lu le bouquin.
J’ai eu 5.
Et j’en reviens toujours pas.
Parce qu’évidemment, je suis jaloux
7 juillet, 2009
Vous vous demandez réellement si j’agis ainsi par prétention ? Évidemment… !
N0L1FE
8 janvier, 2009
Il neige. Enfin, hier il a neigé. Et comme dans la région, c’est pas vraiment ce qui arrive le plus souvent, ben, c’est la panique.
Alors, pas de travail, ni d’école. J’ai le droit de déprimer, mais a la maison ! YÉAH ROXOR GAMER PGM!
Là
8 décembre, 2008
Parfois le Sud n’a pas autant d’attraîts qu’on voudrait le faire croire.
Consternation
23 novembre, 2008
Ne soyez pas déçus ! Si je ne vais pas vous parler de mes récents dérapages, sur facebook ou différents blogs, j’ai trouvé un sujet plus intéressant : la nouvelle campagne de prévention diffusée par le ministère de la famille. Avouez, ça a de la classe.
Depuis plusieurs années déjà j’évoque l’idée que la réalité du danger sur internet est plus dans les têtes. Incrustée comme s’il fallait diaboliser les nouveaux outils. Sans nier l’existence de réseaux ou de contenus choquants, le marché de la prévention reste un business. Eh oui, il faut bien vendre les packs de protections, il faut bien vous habituer au filtrage du contenus. Prétextant la protection de l’utilisateur, les pouvoirs publiques, au départ via des campagnes de publicités clairement orientées, vont petit à petit s’immiscer dans le surf de l’utilisateur. Vérifiant les pages, créant des filtres de contenus, instaurant une autorité morale.
Pourtant, qui décide de la moralité ? Si nous sommes régit par des codes sociaux, une certaine norme, cela s’établit selon les époques. Généralement ça suit les lignes de nos penseurs, nos philosophes, nos cinéastes, nos écrivains. En gros, les lignes de pensées de nos sociétés sont largement basées sur une vision artistique du monde (c’est ce que je pense hein, défendez vos convictions). Voilà qu’à partir de maintenant, c’est une autorité politique qui viendrait décider de la moralité. Permettez de moi de m’offusquer. Le politique, s’il doit proposer au peuple, s’il doit écouter le peuple, il ne doit pas oublier qu’il est au service du peuple. C’est pourtant la nouvelle vague : on écoute lorsqu’il y a des élections, ensuite advienne que pourra.
Doit-on faire d’Internet un outil censuré ? Certainement pas. L’éducation, puis la prévention, voilà les deux seuls moyens de réussir à endiguer tous les phénomènes anti-sociaux. Il faudra pourtant apprendre à connaitre les échecs. Parce qu’après tout, c’est le propre de la démocratie : il est impossible, dans ce type de régime, de sanctionner la majorité au profit d’une minorité. Ici on souhaite retirer des droits fondamentaux, en utilisant la peur. La peur n’est pourtant pas un argument…
Plus globalement nous sommes envahit par un climat de paranoïa, et dès lors que la peur s’installe, ce sont nos libertés individuelles qui sautent. L’Histoire nous apprendra pourtant qu’à chaque fois qu’elles nous auront été retiré, elles redeviendrons nécessaires, et il faudra de longues luttes pour les retrouver. Doit-on accepter de se faire manipuler ? De voir circuler une fausse image d’Internet et des réseaux de communications, laissant une brèche béante vers une législation répressive ?
Esprits, je vous aime
18 novembre, 2008
Je ne sais pas pour vous, mais je l’avais vu venir à dix milles. L’ego des bloggueurs est tellement surdimensionné qu’il était impossible d’y échapper. Après avoir vu déserter toute la blogosphère, prétextant l’émergence de nouveaux talents et l’absorption de leur audience par de « petits profiteurs » ; aujourd’hui il faut se payer en plus la crise de nombrilisme.
L’envie de vous dire : fermez-la est assez immense. Vous imaginez quoi ? Les trolls ont toujours existés, de tout temps, dans toutes époques, dans tous magasines. Le Monde ne reçoit jamais de lettres insultantes de ses lecteurs ? Le journaliste de libé n’a jamais reçu la moindre menace sur sa boite mail ?
Quentin disait très bien que la fonction « supprimer » n’était pas un mythe. Alors vous préférez hurler comme des veaux plutôt que de monter au créneaux ?
Il semblerait que cette atmosphère soit pesante. Et avant tout pour vos lecteurs. Ou ex, lecteurs.



