Archive pour la catégorie : 'Nul'

Chair

La peur est là, vaste et inhérente. Comme obligatoire. Découlant dans ce sentiment de culpabilité, de cette séparation induite, face a cette force des choses. La crainte du corps surtout. Loin d’une main chaude, loin d’une voix douce, loin d’un sourire réconfortant. Loin de l’amour en somme. La vie nous sépares, c’était obligatoire. Pourtant impossible de m’y résigner. Un état de fait trop difficile.

L’angoisse est là. Chaque mots, gestes ou vécus sont disséqués, développés, évoqués. Pourquoi ? Éviter simplement de se perdre. Inutile de souligner la bêtise de telles actions, il faut surtout prendre en compte le caractère désespéré de ces démarches. Quoi faire ? Que faire ? Deux questions dont la rhétorique ne manque jamais.

Il faudrait souffrir en silence. Là aussi, j’affronte une incapacité, le partage de ma douleur se fait sous différentes formes : de l’excès de nombrilisme a une violence sentimentale extrême. Pourtant une chose est différente cette fois-ci : je suis incapable d’espérer [de provoquer] l’arrêt de cette procédure. Voir demeurer quelqu’un contre son grès ne servirait pas ma cause. J’ai trop d’amour pour oser espérer le malheur.

J’ai peur. Peur de perdre cet amour, mais par dessus tout, la départ de cette chair m’anéantit.

Abyssal

Je dois écrire.

Encore faudrait-il que je sache écrire…

Compulsif - Suite #1

Internet ; sujet prolifique

Depuis toujours j’écoute cette radio. Le transistor bloqué sur cette station, depuis ma naissance, n’y est pas vraiment étrangé. J’ai donc prit cette habitude, et on me surprendra souvent à écouter leurs programmes. [Sauf peut-être vers 16h, où un homme fait de la masturbation intellectuelle sur de la musique classique ; il en faut pour tous.] J’ai beau admirer ce mythe des ondes, me voilà depuis quelques jours en pleine désillusion, en pleine consternation.

Déjà quelques mois qu’il est possible de retrouver sur l’antenne de France Inter, plusieurs fois par semaines, un sujet différent traitant d’Internet. Jusque là, hormis le manque d’imagination que dégage une telle pratique, ça n’aurait pas pu provoquer un billet. Mais voila, ils ont décidé d’être mauvais. Le choix des invités se résumant a un duel : personne sénile et/ou Famille De France, il ne faut pas s’étonner d’arriver à avoir une émission pathétique. Ajoutez les sujets traités et leur présentations où, il n’existe quasiment pas, là non plus, de diversité : ils ont concentré leur choix sur les thématiques polémiques pouvant toutes êtres groupées sous l’appellation : « Les dangers d’Internet », avec de temps en temps, un passage sur : « Les plus gros Buzz du moment ». Et voila donc une radio éclectique !

De grâce journalistes, sortez donc de facebook, mediapart, google, et des sites porno. Nous n’entendons qu’exlusivement des acteurs d’un web aujourd’hui inexistant adossés a des associations dont les membres sortent tout droit de l’église catholique extrémiste. Arrêtons les stéréotypes, preuve est faite : jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais croisé la route d’un site pédophile, je ne suis jamais tombé sur un site pornographique sans l’avoir demandé, personne n’a essayé de me violer lors d’un rendez-vous, je ne me suis pas fait vider mon compte bancaire par un e-commercant. Alors, pourquoi ne pas prendre conscience que si ce « nouveau petit monde », comme vous aimez tant l’appeler, se comporte réellement comme un « monde » nous en connaissons déjà les dangers. Nous vivons déjà dans un monde de dangers.

Je ne supporte plus de vous entendre parler qu’à charge. Ah oui, vous invitez parfois deux nerdz bien stéréotypés [eux aussi], incapables d’aligner trois idées, ayant un vocabulaire digne d’un gosse de trois ans, et ça pour défendre la cause des internautes. Quel intérêt pour vous de n’inviter que des majors du disques, ou [une nouvelle fois] famille de fance (qui défends les intérêts des majors) lorsque vous évoquez la loi DADVSI ? Lancer un vrai débat, comme vous savez le faire sur d’autre sujets, vous coûterez vraiment beaucoup ? Parler des nouvelles technologies, sans évoquer internet, serait-ce aussi une possibilité ?

Alors oui, ce nouveau moyen de communication est entré par la grande porte dans les ménages français. Pour autant, faut-il le diaboliser ? Non. Faut-il l’idéaliser ? Non. La réponse est claire, sans appel possible. Personne ne vous demande de traiter un sujet sur lequel vous n’êtes pas compétant. En voulant faire croire aux auditeurs votre capaciter à juger, contredire, éclaircir, les propos de votre interlocuteur/votre sujet vous faites l’inverse de votre métier. Vous pratiquez de la désinformation.
Non, jamais nous ne pourrons résumer Internet à vos programmes. Encore se matin vous parliez des moteurs de recherches ; et c’était d’un ridicule sans égal dans vos différentes émissions.

Le Web est tout, sauf ce que vous en dites. N’ayez plus la prétention de vouloir une exhausivitée.

Il était un con

Ah la vie, toujours pleine de surprises. Il arrive des calmes si plats qu’on y prends gout, sans se rendre compte qu’une tempête pointe son nez. Ces instants de vies, tranquilles mais difficiles. Il faut toujours qu’un problème arrive lorsque la préparation est inexistante, mais ici pire encore, le répondant est nul.

Je découvre donc cet homme sous un nouveau jour. Celui de la bêtise, de la haine, de la vénalité mais pire que tout, de l’inconscience. Faire entrer la peur dans les esprits et dans les corps, faire monter l’adrénaline, exhorter les tensions, générer du mépris. Il en faut du talent pour faire tout ça, et jamais il ne me viendra l’idée de le lui retirer. Il est talentueux, orateur magnifique, penseur bête, menteur quasi-parfait, il s’agit en réalité d’une machine de guerre. Parfait pour abattre, mais pas sans cœur.

Il subsiste une question : pourquoi ? Obtenir gain de cause ne lui accordera rien d’autre qu’un bien dont il n’a absolument pas besoin. Oh me direz-vous, l’argent n’est jamais suffisant. Pour autant, peut-on vivre avec l’idée qu’on mutile quelqu’un alors que notre situation ne l’exige pas ? Il faudrait peut-être un peu de conscience pour cela.

Mais une chose est sûre, cet homme a forgé pire que lui ; mais il ne m’appartient pas de répondre.

Le pouvoir est une drogue dont il ne saura jamais se passer. Voici donc ma réponse au pourquoi.

Sans joie ni bonheur

Dans ce contexte difficile, avec un idéal gâché, il fallait trouver la sérénité. J’écris forcément en étant triste. Pas forcément cette tristesse insurmontable, juste ce petit pincement au cœur après une séparation.

Rien de cet évènement ne pourra jamais resté graver dans ma mémoire. Il y aura eu des exceptions, je ne nie pas mes sourires, mais dans la réalité absolue l’estimation globale ne peux pas être bonne. Je t’ai perdu pour une année, j’en avais déjà rompues plusieurs.

J’arrive, j’arrive.

L’éducation, anti-scolaire.

Ahaha. Vous n’y croyez pas non plus, et vous auriez raison ! Quelle vie, dire que j’ai loupé cela pendant plus d’un an. Je sais bien pourquoi cette absence m’a pesée maintenant.

Une petite mise en condition s’impose : nous étions donc en cours d’histoire géographie, la leçon actuelle porte sur la révolution russe. Elle venait de rendre les devoirs du cours précédents, sur cette même révolution, et la sanction - ni juste, ni sévère - était arrivée : 5/20. N’ignorant pas mon mépris des notes, cher lecteur n’allez pas vous fourvoyez : je n’en avais que faire. Et ce non évènement aurait pu s’arrêter là. Dans un élan de drôlerie, je lâcha un « mais, ça n’est pas sur dix ?! » lorsque mon professeur m’effleurait. Quelle grossière erreur ! Me voila donc, sous le coup d’une salve de critiques, un instant j’ai cru rêver. Il paraîtrait donc, que j’aurais un certain talent pour « écrire sans ne jamais rien dire » mais tout autant apparement pour la « rhétorique », ainsi que l’art « de ne jamais répondre au sujet ». Je crois qu’à cet instant, crucial, mon cœur a faillit lâcher. Cette blague.

Et évidemment, pour finir en beauté - et me conforter dans mes idées reçus sur l’éducation nationale - la voila qui se lance dans une attaque en règle contre le « conformisme » et « l’assistanat » de cette classe. Quel instant de franche rigolade mes amis. Voyez vous cela, un professeur critiquer son propre travail, sans jamais a un seul instant, s’interroger sur sa méthode. Et avant tout, lorsque j’ai - mais rassurez vous, c’est toujours le cas au présent - souhaité sortir de ce cadre « scolaire » qu’elle vient de fustiger si follement, j’ai écopé d’un (et là, tenez vous bien) 3/20.

AH AH AH ! Je vous épargne tout de même l’instant où elle nous fait recopier l’introduction (lamentable) d’un de nos cher camarades. Laquelle, comportait évidemment pléthore de « qui ; que ; donc ; ensuite ; enfin [et le meilleurs pour la fin] transformations (< ce mot en lui même n’est pas gênant, sauf lorsqu’il apparaît cinq fois au minimum dans une simple intro…) »

Qu’est-ce qu’on s’amuse alors. Et qu’on ne viennent plus me sortir de mon sommeil ; cette année, je suis sage.

Des non-vacances

Encore du stage. Toujours au même endroit.

Sauf que cette fois-ci, je n’y retrouve pas mes premiers bonheurs. Les vieux démons reviennent, on essaie de m’attirer vers une réalité. Et forcément, ça coince.

J’écris plus. Pas un réel soucis de temps ; je ne prend pas le temps. Mon cerveau est une larve.

D’habitude, c’est vendredi.

Je me demande si aujourd’hui, au restaurant, on nous a pas fait un poisson d’avril. Non parce que merde, une tartine de pain qui te coûte 12€, ça me fais presque penser à une option SSD à 899€.

Tout ça pour dire, je ne supporte pas le premier avril sur le net. En vrai, c’est parfois marrant, mais sur le net, y’a que de gros lourdeau qui font des blagues absurdes. Et pour m’éviter d’écrire - de paraphraser dirons-nous - je vous renvois vers l’article de monsieurlâm : ici

Les chevilles leur gonflent

Le phénomène dure depuis quelques temps déjà, la cadence est prise : moralisons. Je fais face à cette montée de l’influence de certains gros. Au delà de la modification, obligatoire, d’une ligne éditoriale maintenant insipide, il faut aussi accepter sans rechigner leur morale. Critiquant hier encore, tels de vrais révolutionnaires, l’idée d’une politiques s’emparant du Web ; aujourd’hui s’élevant contre l’idée d’une communauté émotive. Peut-être est-ce une sensation de perte de contrôle qui les fait devenir ainsi : assez aigrit pour ne plus entendre une réalité. Les gens ne pensent pas forcément à tout. Et l’ouverture au public du Web force encore plus cette notion de liberté ; mais aussi de fraternité entre plateforme (les blogs pour les blogs, les sites pour les sites etc).

Sincèrement, c’est exténuant de lire « moi j’aurais fait ainsi ». Et de lire ailleurs « machin aurait fait mieux que vous ». Vous vous prenez pour des influents, et vous avez entièrement raison ! Cette notion n’est pas qu’illusoire, vous êtes sous les feux des projecteurs de dizaine de journalistes, crocs acérés, prêt à utiliser vos billets pour n’importe quoi. Alors oui, vous qui imposez du professionnalisme dans la « blogosphère » (notion à mon avis ridicule et illusoire) soyez crédible. Les gens, ceux qui publies sur le net, ne sont pas tous ignares ; et pourtant ils ne sont pas non plus des clones de maitre-eolas. Alors assez, assez de voir des prétentieux utiliser leur « microcosme » pour s’imposer, leurs idées. C’est vrai, les réactions ne sont parfois pas les plus adaptées. Et ? Je n’excuse personne, peut-être certaines auront même desservies les causes de départ. Et ? Je continu dans mon interrogation, toutes ces manifestations ont le mérite d’exister, nous sommes aux prémisses des manifs 2.0, pourquoi à la place de crier au « lynchage » pour le plus récent (car il ne s’agit pas d’une première) vous n’avez pas écrit de longs billets, humbles, pour expliquer un autre points de vu ? Regarder des vidéos arrogantes prétendant mieux connaitre la vie que vous, n’essayant pas de vous convaincre (au grand Dieu, quelle idée ? Débattre ça n’est pas pour eux), mais simplement d’imposer une vision purement élitiste.

Vous gâchés l’esprit du Web. Vous tous qui n’utilisez vos 10 000 Readers que pour cracher sur ce dont vous n’êtes pas l’auteur, sous le prétexte évident que ça n’est pas bien. Alors à vous messieurs (je n’ai rencontré jusqu’ici que des hommes dans une position telle), je vous adresse un petit message : votre vanité n’entamera en rien le Web. Réveillez vous, vous avez changé pour devenir de petits êtres mornes et ternes ; utilisez plutôt cette expérience pour nous en faire profiter, pas pour nous l’imposer.

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