Combien de fois ai-je tourné ces phrases dans ma tête. L’eau suivant mon corps, le regard perdu au travers des stores qu’offre cette fenêtre. Une douche qui ne cessera certainement jamais de me rappeler à toi. Lutter contre cet effet pervers est un vain projet, alors il faut vivre avec. À l’image d’une douleur lancinante, habituelle, il faut faire l’effort de l’ignorer. Jusqu’au prochain rappel.
Alors j’ai voulu écrire. Des centaines de titres me sont passés par l’esprit. Celui-ci : « combien de fois ai-je fait ces choses avec toi » pourrait résumer mon esprit. Il m’est impossible de compter combien de fois nous avons pu coucher ensemble, combien de fois nous avons pu rire, combien de restaurants nous avons fait, combien de voyages j’ai fait, combien de nuits communes, combien d’heures au téléphone, combien d’engueulades, combien de peurs. Ce mot : « combien », comme s’il fallait compter, archiver, classer.
Tout ça parce qu’au fond ça ne se reproduira jamais. Lorsqu’on sait les choses abandonnées alors qu’elles sont inachevées, il ne reste qu’à regarder. Coincé dans cette dimension.
Donc, je ne dois plus écrire sur toi. Lorsque je n’écrirais plus, c’est que la douleur sera passée. Oh, je suis plus le genre rancunier, du coup je sais qu’il me reste encore quelques années avec un esprit dédié complètement à ça, et par la même je sais aussi qu’il m’en restera toujours des bribes. Il risque de m’être difficile d’emprunter certains trajets, de passer certains lieux, sans que mes idées s’arrêtent un instant sur ce que nous étions. Malgré tout, j’ai adoré.
Du coup ce soir encore je n’écrirais pas ma lettre de motivation pour le job de mes rêves. Parce que j’ai fait un choix : celui d’être lâche.

Thérapie de groupe

8 juin, 2009

Après facebook, vous n’imaginiez pas que ça allait s’arrêter. En si bon chemin ! Le problème la dedans, c’est que je sache avant que ça n’arrive, que je rumine le truc, et qu’au final je l’attende jusqu’à le provoquer (même si au départ il n’existait pas, ce qui avouons-le est assez rare pour n’avoir jamais été vécu).

Donc pour résumer rapidement : je suis un espèce de facho complètement décallé de la « vraie réalité ». A ce moment déjà, ça paraît assez étrange, mais la suite empire l’histoire… Cette suite donc qui implique un certain dédain dans l’amour, comme s’il était nécessaire pour aimer de séparer. Logique vous dites ? Aucune… ! Bon, cet article invraissemblable, encore illisible ne se résumerait même pas. L’après-midi fût rude, elle se finit largement dans la douleur physique, et même dans l’envie de profiter du prochain instant.

La distance, la distance, ça fait durer finalement.

P.S : En effet, l’image n’a absolument aucun rapport et j’ignore ce qu’elle signifie.

Passé intime

4 février, 2009

Voilà des expériences. Seul dans le TGV, usant de ma mémoire immédiate, je me soumettais à une épreuve douloureuse. Elle existe a tout âges, dans de nombreuses situations. La forme seule parvient à se modifier, l’Amour subsistant a chaque étages. Je n’aurais pourtant pas gagné grand chose a triturer mon esprit, dans ce wagon ou le silence est d’Or. Les actions incohérentes sont de mises dans l’esprit d’un homme dont le futur doit se contenter d’images réchauffées.

Il persistera une expérience des mots. Je me voyais déjà raconter une anecdote personnelle au fil d’un article digne d’intérêt ; a la manière d’un de ces grands auteurs toujours capables de témoigner d’une foule de choses extraordinaires. Malheureusement non, je ne suis pas dans ce train pour quitter ma vie, aller travailler dans un snack pour payer mes brillantes études parisienne. Je n’ai même pas le courage d’investir le milieu politique local, alors a quoi bon rêver d’un avenir élogieux. Pourtant je suis encore incapable de me résigner a vivre dans une banalité affligeante. A ce choix je préfère aujourd’hui l’utopie. Je joue une nouvelle fois l’année suivante, comme pour me donner l’impression que rien de ce qui arrivera n’est pire que mes prédictions, me donner l’impression d’une réussite.

Je profite des idées colportées par le passé : une aversion de l’école, une pseudo capacité réflexive… Et nous voilà reparti a larver dans une vie a l’aspect minable.

Il est beau de se réveiller la conscience, mais bien plus naturel de faire volte face pour éviter le sursaut.

Et, joyeuses Pâques.

27 décembre, 2008

A priori Noël c’est la jouissance ultime. Découvrir des cadeaux, déchirer l’emballage, arborer fièrement son verre d’alcool sur les photos. A croire que tout est permis a Noël.

Sauf d’être triste.

Ah non, je ne suis pas triste. Je suis plus en colère. Combien de temps me faudra-t-il pour revenir a un rythme d’écriture correct ? Vais-je encore devoir regarder mon nombril pendant plusieurs années ? La vie va-t-elle s’adoucir ? Autant de questions pertinentes qui arrivent en flot continu a mon esprit. Je n’ai certainement aucune envie d’y répondre, pour éviter simplement de décider.

Je vais au lycée. Ouhou ! La plupart des gens ne voient en cette phrase rien d’autre qu’une définition de l’âge d’une personne. Chez moi, c’est un défit. Le défit d’avoir menti, chaque jour, pendant près de cinq ans.

Je travaille. Alors là déjà, c’est plus une idée de nécessité qui vient immédiatement à l’esprit des gens. Eh bien non ! C’est pour contrebalancer la première idée de l’âge, puisque ayant redoublé (ou dormis) une année, je me suis humilié.

Alors je m’étale, je me plaint, je me complaint. Oh oui, je m’aime. Dieu aime moi toi aussi !

Aujourd’hui, 1er décembre

1 décembre, 2008

Journée mondiale de lutte contre le sida. Depuis que j’ai 2 ans (donc 16 ans, ça en fait des heures…), je participe plus ou moins a cette journée, dans son organisation. Il faut dire que j’ai un père dont c’est le métier, et l’organisation de cet évènement fait parti de sa mission.

Pourtant cette année, ça ne sera pas comme d’habitude. Aucune subventions n’aura été accordé aux associations de l’agglopole. Aucun investissement n’aura été effectué.

La prévention sur les comportements a risque chez les jeunes n’est plus a la mode…