Met ton cligno, blaireau
4 octobre, 2008
CowBoy
25 septembre, 2008
In memoria
7 septembre, 2008
Il y a bien longtemps que j’attendais de pouvoir écrire cet article. Il n’arrêtera pas l’hémorragie, il ne permettra pas de se sentir mieux, il ne contribuera pas a l’amélioration de cette condition ; malheureusement il doit exister.
C’est seul dans la pénombre de cette chambre ; fixant le filet de lumière émit par le lampadaire extérieur ; que la tristesse s’accumule. Face a ce lit, choisi pour la circonstance, face à cette chambre doté d’une âme si étrange, mon corps se dépose. Il se laisse aller au plus triste des spectacle, il offre ce qu’aucun ne désire : de la faiblesse et du chagrin. Souvent j’ai pu écrire sur ces sujets, de nombreuse fois j’ai évoqué ces sentiments de solitudes, d’empathies, de regrets. Aujourd’hui je dois les vivre, les affronter, plus qu’à aucun autre moment. Les craintes deviennent réalité effective.
La conscience de ces instants n’a jamais était faussée, pourtant la réalité elle aura été repoussée. Comment approuver une perte, un départ, si ce n’est par amour. Il me serait impossible d’hurler « reste », de quel droit m’imposer de la sorte dans sa vie ? L’amour me donnerait-il le pouvoir de gangrener une vie ? J’essaie de faire le choix du respect, je fais des efforts pour me réjouir de ce pas en avant, je me mens pour croire a une nouvelle vie.
Il faudra apprendre à vivre à travers les photos, il faudra repousser le moment inéluctable ou la lassitude nous coupera jusqu’au téléphone. S’habituer a ne plus l’apercevoir après la sortie de chez le coiffeur, a ne pas l’attendre à la sortie du baccalauréat, il faudra apprendre a ne plus regarder anxieusement ce bus arriver à l’arrêt. Comment ces après midi pourront être meublé en son absence ? Il faut réapprendre à vivre, reprendre des habitudes. Possible oui, l’Homme est une machine d’adaptation. Pourtant, le risque c’est d’être obligé d’oublier pour avancer ; et ça quoi qu’il arrive je m’y refuse. Autant rester ici, oublier c’est régresser.
Difficile d’expliquer comment un amour de jeunesse peut paraître si important, comment face a des yeux plus âgés il me serait impossible de défendre ce sentiment. Peut m’importe du jugement, ce regard condescendant ne pourrait que vous porter préjudice. J’ai appris a ignorer, a déshumaniser, alors laissez moi vous assurer qu’ici rien n’est théâtral.
Plus jamais je ne pourrais passer dans cette pièce, plus jamais ne je pourrais fouler ces rues, sourire à ces gens, manger ces sandwich, m’assoir dans ce parc, prendre ce bus, passer un après midi, rire, aimer sans que mon cœur se sente brisé.
« Nous sommes si aveugles que nous ne savons quand nous devons nous affliger ou nous réjouir : nous n’avons presque jamais que de fausses tristesses ou de fausses joies. » Montesquieu.
453 Mots pour te dire je t’aime.
Par delà le temps
3 septembre, 2008
Une nouvelle virginité.
C’est une chose de n’être plus angoissé, de relativiser, d’aborder avec silence et conscience un évènement précédemment si difficile. J’ai posé un pied, c’est vrai, pour découvrir finalement une heureuse banalité.
La peur de devoir s’effacer une nouvelle fois a été dissipée dans les premiers instant, celle d’une certaine solitude aussi.
Il est difficile de poser un regard neuf, avec ou sans volonté.
J’espère reprendre mon esprit, retrouver la force et le talent pour écrire de nouveau. Je titube encore.
Tab
31 août, 2008
Un vent de désertion
17 août, 2008
C’est un peu comme si partager le jouet venait a en gêner certains. Les débuts du blogging n’était certainement pas ce que nous en connaissons aujourd’hui : pléthore de blogs. « Créer & supprimer » pour nouveau slogan, c’est vrai « S’exprimer » c’était si banal.
Une nouvelle ère débute. Les prophètes de ce nouveau sport national sont en trains de quitter le navire. Comme si, après avoir voulu démocratiser ce moyen d’expression, ils prenaient conscience de la finalité de leur action : non pas rendre accessible l’expression, mais accéder a l’audience.
Cette réaction était, pour certain, largement prévisible. Il parait clair qu’il leur fallait un ami pour avancer, un mentor, les regarder s’éloigner les fait suivre. Un mouvement perpétuel. Je ne critique certainement pas l’envie de certains de s’échapper de ce microcosme, ni ceux qui les ont suivi d’ailleurs. Je m’étonne simplement constater qu’à ce stade, ce sont les mêmes qui hier souhaitaient défendre (couteau entre les dents) leurs avancés, qui sont bel & bien en train de s’exfiltrer. « L’indépendance de l’Esprit », ne doit plus être si important. Les vacances peut-être, la nouveauté sans doute.
Après avoir monétisé ce jeu, après l’avoir professionnaliser, il fallait assumer.
Il y a des méthodes pour tout quitter. Tous ont rejeté la faute, certain plus habilement que d’autres. Le style y était pour beaucoup. Après avoir exigé la lumière, les revoici exigeant l’anonymat. Simple bêtise, ou pure utopie ? Alors tout quitter à cause de ses visiteurs, tout laisser à cause d’un manque d’envie, tout délaisser pour retourner à la vie, quelles bonnes excuses. Peut-être sont-elles vraies, mais vous me permettrez néanmoins de douter pour chacune d’elles.
Les blogs deviennent ce que vous en faites… Malgrès leur esprit participatif.
De s’assumer.
27 juillet, 2008
En voila une notion importante dans le travail. Comme me l’a justement fait remarquer ma sœur, lors d’un dîner, il y a quelques temps encore j’étais incapable d’aller acheter une baguette de pain seul. Les changements sont bien visibles. Au delà du simple fait qu’il m’est aujourd’hui plus facile de m’affirmer en groupe, que j’ai fini par admettre que demander des choses aux gens n’était pas forcément mal pris, ça avance. Forcément.
Depuis quelques semaines les mots m’échappent, pourtant je sais combien écrire est important. Un travail de tous les jours, si certaines notions ne s’oublient pas, le style lui est bien éphèmère.
Évoquer la meilleure façon de s’assumer serait me poser, une nouvelle fois, en « connaisseur ». Je m’y refuse aujourd’hui. J’ai pu constater les différences existantes dans la liberté des individus. Je ne peux plus me retourner et critiquer ceux qui font le choix de se voiler la face, même si cette ignorance doit durer une vie. Prendre le temps de les comprendre, prendre le temps de se regarder, prendre le temps d’aider. Ne pas rester borner non plus, certains ont toujours eu besoin d’avancer.
La déception parfois de voir ses efforts réduits, par la peur, par le passé, par l’amour. Comment faire revenir la nature lorsqu’elle a été contrainte pendant si longtemps ? Comment finalement, croire a ses sentiments lorsqu’il faut réapprendre a aimer ? S’assumer était nécessaire, cette phase de transition, cet instant de séparation, cet inconnu pousse les choses. Finalement ça n’est pas un mal. La société nous donne le droit de voter, nous donne l’indépendance juridique, et nous voilà réduit a écouter nos démons. Il fallait que je me refuse a cette condition, je devais l’emporter dans mon élan. Impossible de prétendre être le précursseur de cette folie, mais il faut avouer qu’au moins ma rigueur aura fait de moi l’objectivité.
Évidemment, je néglige forcément le côté charnel, maternel, amical. Peut-être aujourd’hui n’en ai-je plus réellement envie, mais je ne peux plus prétendre me voiler la face, me laisser croire, ne pas voir les faits. Impossible de manger dans le plat sans l’avouer. Quel intérêt ? Jusqu’ici il était important de préserver certaines rencontres… Maintenant elles partent avec les esprits et la distance.
J’ai l’humilité de reconnaître ma peur. Extrême, épuisante, rebutante ; pour autant j’ai le courage de ne pas me laisser faire. Je joue encore le compromis, mais cette fois-ci, j’ai oublié de me mentir a moi-même.
Transfert inconditionnel
9 juillet, 2008
Voici les vacances venues… ! Je travaille le mois de Juillet, ce qui expliquera le trafic inexistant. Non pas que le travail lui-même m’empêche de rédiger, mais les conditions elles ne sont pas propices. Ou l’envie peut-être, je sais pas.
Pour ceux que ça intéresse :
| FRANCHINA Baptiste né(e) le 27/04/1990 | ||||||||||||||||||||||||||||
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Marchons
29 juin, 2008
C’est hier, samedi 28 Juin, qu’avait lieu une nouvelle édition de la marche des fiertés. Placée cette année sous l’idéal d’une école « sans discriminations ». Nous remarquerons, non sans un petit sourire, la façon dont a été relayé cet évènement : quasi exclusivement par des blogs gays
Avoir un avis tranché sur une telle manifestation est difficile. Pourtant, je reste persuadé de la dangerosité de tels rassemblements. Si tout cela parait bien intentionné, bon enfant, vouloir agir en force de lobbying reste tout de même un exercice complexe. Avouons aussi que de générer une telle exhibition risque le malentendu. Se montrer, pourquoi pas. S’afficher, c’est normal. Pour autant, imposer une vision de la société parfaite, d’un modèle sans discussion semble inadapté. Le côté utopiste voudrait qu’évidemment, tout cela fasse évoluer les consciences et les mœurs. Mais le côté pessimiste, et vous l’aurez compris il s’agit du mien, défend l’idée que la réalité de tels évènements discrédite complètement l’intégration de bon nombres d’homosexuels dans la société, et qu’exalter les tensions de cette sorte ne règlera jamais rien.
Je ne crois pas à l’idée de défendre les minorités en les affichant sous autant de projecteurs. Autant il me semble important de ne pas négliger le débat, d’ouvrir les esprits a travers l’accès à la culture & l’art, autant j’ai peur des dérives sectaires dont le symbole réside dans une manifestation de cette ampleur. Il n’existe de minorité que celle qui se conduisent comme telles.
La difficulté d’être un adolescent homosexuel, surtout dans le cadre scolaire, est pleinement partagé par les gros, les handicapés, les asociaux, les artistes, les roux, les moches, les grands… ! Faire évoluer les esprits des gens, c’est avant tout leur apprendre à s’assumer, même dans leur banalité, pour qu’ils soient enfin capable de regarder l’autre tel un semblable. Les exclusions sont fréquentes dans les écoles, même la petite grosse a boutons de ma classe l’a été.
Il ne reste qu’à espérer qu’un jour, les gens apprennent à s’assumer. Pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’on en fait.
P.S. > A ceux qui vont venir me parler de meurtres homophobes, je répondrais qu’il existe des meurtres de vieilles dames, de juifs, de noirs, de catholiques, d’arabes, et pour autant ça reste un crime, un fait divers. La société ne tuera pas les inégalités en créant des statuts.
Principe de soumission
17 juin, 2008
Ahhhh… la belle indépendance des journaux. Vive la presse libre. Vive les journalistes courageux. Vive Les Echos, le quotidien économique racheté par le groupe LVMH, dont le patron Bernard Arnault était témoin au mariage de Nicolas Sarkozy. Alors que le projet de loi de Christine Albanel sur la riposte graduée semble bien mal embarqué (il est rejeté par le Parlement européen, par le régulateur des télécoms, par la CNIL, par des députés, implicitement par certains membres du gouvernement, et désormais en partie par le Conseil d’Etat), Les Echos ont décidé d’en faire le sujet de leur « Chronique de Favilla ».
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le quotidien, Favilla est le pseudonyme imaginaire du journal, utilisé depuis plus de 40 ans pour exprimer anonymement la « pensée du journal ». Selon les Echos, « la signature cache aujourd’hui un collectif de trois personnalités, extérieures au journal, et impliquées dans la vie active, privée ou publique… Leurs noms ? Chut. Ils ne seront jamais dévoilés !«
Et que dit donc Favilla/Les Echos à propos de la loi Hadopi ?
D’abord, que « les passions se déchaînent à ce sujet« . C’est vrai. « Les partisans de la liberté et de la gratuité totales sur Internet crient à la naissance d’un nouveau Big Brother chargé de la surveillance de toute la population« , écrit le journal pour expliquer la présence d’une opposition au texte de Christine Albanel. Et c’est tout, vous n’en saurez pas plus sur les raisons fondamentales de l’opposition, réduites au caprice et à la paranoïa – non pas de citoyens, mais de quelques « partisans de la liberté et de la gratuité totales ». Ca ressemble presque à une caricature.
« La solution de la riposte graduée retenue par la ministre Christine Albanel semble donc à ce jour la plus sage. Elle n’a sans doute pas la capacité d’éradiquer le piratage. Mais si elle parvenait à le freiner fortement, ce serait déjà un beau résultat, qui préserverait au moins provisoirement les droits d’auteur sans lesquels il n’y a plus de création culturelle« , affirment Les Echos.
A-t-on le droit de penser différemment ?
Non. « Les chantres de la gratuité qui prétendent le contraire sont des utopistes qui rêvent d’un univers culturel extérieur au monde économique réel ou de vrais pirates, c’est-à-dire des voleurs« .
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com







