Archive pour la catégorie : 'Découvrir'

Sans joie ni bonheur

Dans ce contexte difficile, avec un idéal gâché, il fallait trouver la sérénité. J’écris forcément en étant triste. Pas forcément cette tristesse insurmontable, juste ce petit pincement au cœur après une séparation.

Rien de cet évènement ne pourra jamais resté graver dans ma mémoire. Il y aura eu des exceptions, je ne nie pas mes sourires, mais dans la réalité absolue l’estimation globale ne peux pas être bonne. Je t’ai perdu pour une année, j’en avais déjà rompues plusieurs.

J’arrive, j’arrive.

L’œuvre autobiographique

Longtemps elle fût réservée a une élite intellectuelle. La modernisation faisant son chemin, elle se diversifia pour arriver à un tournant négatif de son histoire - toujours d’actualité -. L’autobiographie de prestige. Ainsi sont donc appelés ici, des écrits censés relater la vie d’une personne connue. Une fois reprise cette petite histoire, nous allons attaquer le cœur du problème, ignorant les deux précédents styles. Ce billet se contentera de critiquer - gifler - le narcissisme de ces nouveaux journaux autobiographiques. Admettant la chose suivante : peut-être vais-je faire parti de cette population critiquable, mais au moins il subsiste une chose essentielle : j’ai [une] conscience.

Une œuvre particulière m’a donné envie d’écrire ce billet. Certains reconnaîtrons l’auteur, d’autre pas. Qu’importe, puisqu’il ne s’agit que du stéréotype vivant ; représentant une classe de population tombée dans le nombrilisme le plus absolu.

L’exubérance est une chose, mais beaucoup sont tombés à force de visites, dans la vanité. Je peux le dire aujourd’hui pour y être passé, prendre le visiteur pour un chiffre n’a pas exactement la même consonance qu’en lui conférant une vie - pc, clavier, souris, chien, appartement… -. De plus en plus d’auteurs, juvéniles, ont décidé d’étaler leur vie au travers de billets faussement compliqués. Partant du principe que : sous entendus, références mystiques ou anecdotes privées, pourraient faire le bonheur d’une foule incapable de comprendre, d’assimiler et par conséquent médusée par [en français dans le texte] « la beauté du texte ». Mais, puisque nous sommes entre amis, je vais vous confier un secret : l’écriture n’est [peut-être] pas donnée à tous, mais pour arriver à ce niveau il vous suffit de la pratiquer. Où « pratiquer » ici, ne veux pas dire “recopier bêtement” mais bien de se prendre pour un artiste. Il ne s’agit de rien d’autre d’ailleurs, et l’illusion n’est pas parfaite. Je la considère même comme ratée.
Raconter des vies, c’est quelque chose d’objectivement intéressant. La complainte, à travers les écrits ou les configurations des journaux ; devient lourde. C’est si facile d’écrire, si facile de se croire bon, si plaisant de se voir commenter. A force, certains n’arrivent même pas à s’assumer dans leur renoncement. Injustice donc, face à la vie. Eh oui, cette petite prétention touchant de plus en plus de monde, j’élague mes lectures. En même temps, je le déplore, je le regrette un peu aussi. Longtemps j’ai prit du plaisir à les lire, pour leur style agréable, pour leur réactions intéressantes, pour leur avis différents. Mais quel intérêt à lire « Le Journal d’un homme triste ». S’il n’était pas empreint de cet orgueil mal placé, si la transformation n’était pas intervenue pour en faire un amas d’écrits. Vides de sens pour tous, où des actions répétées sur l’environnement immédiat à la seule guise de « l’auteur » ont tué l’habitude du lecteur en l’impliquant dans les méandres de son soi. En se gardant de tout cela, l’intérêt aurait peut-être été préservé.

Je ne nie pas l’indépendance de l’auteur face aux lecteurs. Pour autant, dès la décision de s’afficher largement et publiquement, il me semble logique de répondre d’un certain comportement. Il est possible de garder la [sa] liberté, d’être, de s’affirmer, sans prendre son lectorat pour une bille.

Encore faut-il être humble.

En fait, il manque un truc

C’est de l’humour. Je viens de comprendre une chose, j’suis un grand plaisantin dans la vie. Et absolument rien sur le net.

humour

Ici, j’ai un humour de merde. Et pour la peine, ça fera un billet de merde tiens.

Exercice imposé

Dernier carton. Premier départ. Je quittais enfin ce cocoon. Dernier regard. Premier espoir. J’étais à la fois soulagé et impatient. Ma nouvelle vie, pleine d’envies. Tout était juste une question d’envies. Une question de vie. Après tout ce temps, ce soulagement. Allons-y ; vas-y.

Il est des exercices de style difficiles, pas par leur formule mais plutôt leur portée. Prêter tant d’attention, de prétention, au départ si espéré. Loupé. Je n’ai plus peur, pas de tout non, mais de ça. De cette vie nouvelle, de ces instants de bonheur. Impossible de dire depuis combien de temps dure ce calvaire, cette humiliation ; impossible de révéler pourquoi. Les années passent, la plaie reste ouverte ; béante. Pourtant, cette fois-ci, il faut se décider, la dépasser. J’ai subi pendant de longues périodes cet isolement forcé, cette nécessité de tout couper, de ne rien aimer. Finalement ce comportement est devenu refuge. Soulagé de décider, impatient d’apprendre.

Il n’existe rien de tel qu’un bol d’air, un instant de jouissance, un furtif moment de plaisir pour s’envoler. J’ai arraché cette vie nouvelle, ce destin, mon destin. Comme une ultime décision, comme un sursaut avant une échéance inéluctable, comme un dernier pied de nez, je me suis promis de rebondir. Pas une de ces nombreuses promesses, déjà épuisées, non, cette fois-ci c’est du solide. Pourtant je sais qu’il reste une faille, mais ça fait partie des risques. Je pouvais combler cette faille. Au détriment de ma nouvelle vie, je veux repartir avec. Quelle bêtise de s’être battu jusqu’ici pour obtenir cette reconnaissance, pour ne plus avoir cette honte, ce poids, quelle utilité d’avoir été humilié si longtemps et finalement abandonner son fardeau ? Alors j’ai fait ce choix si terrible : laisser cette plaie courir avec moi, mais la laisser en paix.

Dernier remord. J’embarquais enfin dans ce nouveau moi. Cette joie m’envahissait, l’impatience me rongeait.

J’étais tout neuf ; ou presque.

Un nouveau clavier, de nouveaux écrits ?

Voila quelques heures que j’ai en ma possession le clavier Dell Multimédia. Théoriquement envoyé par le transporteur privé UPS, il arriva finalement ce matin en colissimo suivit. Il aura tout de même mit une semaine pleine pour arriver.

Enfin, je le déballe assez rapidement. Je l’examine, il a l’air de bonne facture. Par acquis de conscience je m’approche un petit peu plus. Et de près, c’est vraiment moins bien ! Pas encore utilisé que l’arrière comporte déjà de petits éclats ; la molette a du être enfoncée par une brute épaisse, elle a conservé de petites marques. Cela n’entame, à priori, pas vraiment mon excitation.

Sitôt branché, sitôt utilisé. Quelques petits réglages de boutons plus tard, nous sommes prêt à faire une intime connaissance (nous risquons de passer plusieurs heures chaque jours ensemble). Et là… Les touches font du bruit. ARGHEU ! Pas un énorme bruit, mais ça n’est pas le silence le plus absolu. Et là, vraiment, ça m’agace. Les touches sont un peu dures, mais ça ce n’est pas si important.

Enfin, il y a tout de même deux ports usb derrière, et c’est surtout pour ça que je l’ai acheté en réalité. Pour le moment pas de réelle déception, je suis juste moins satisfait que je ne l’espérais en achetant du dell. Ça m’apprendra tiens.

Changez vos flux

En ce moment j’aime bien perdre mes mots de passes. Après mon adresse MSN, que j’ai fini par bloquer, voila le tour du compte feedburner. J’ai demandé un nouveau mot de passe sur un email qui n’existait plus, tout ça pour tester si le système allait me le signaler. Forcément non, forcément j’ai perdu mon compte.

C’est pourquoi je vais vous donner un énorme travail, exténuant, de vous réabonner au flux suivant (ou simplement d’ajouter le tiret supplémentaire dans votre aggrégateur) : http://feeds.feedburner.com/baptiste-franchina

Si vraiment vous voulez pas, ça change rien… L’autre continuera de fonctionner puisque de toute façon j’ai aucun moyen de le modifier.

L’instant

Je suis complexe. Pas de fatalité là dedans, juste un état de fait. La façon dont je gère les sentiments est simplement différente. Je suis tiraillé entre le passé, et l’instant. J’ai loupé une année, perdue, et c’est ainsi que je me suis retrouvé sans souvenirs. J’ai un vide, même pas comblé par un rien. Alors je vis dans le passé, espérant revivre ce que j’ai idéalisé. Je pense à cette année de seconde, la seule véritablement passée en seconde (donc la première), a tout ces moments où j’ai ris. De bon cœur finalement. Cette année pendant laquelle j’ai pu réapprendre à vivre ; où j’ai redécouvert l’amitié. L’amour même.

Je n’étais pas seul. Parfois la nostalgie revient, en ce moment plus qu’à aucun autre. Les échéances approchent, bientôt la fin de cette année, je ne l’ai vécue qu’à moitié et je n’ai pas su prendre ma place dans la classe. Je vais être transporté en Terminale, dans une vraie Terminale, avec de vrais gens. Et je ne sais plus m’y prendre. Je regarde autour de moi, je suis hermétique je me dis bouge ; je reste inerte. Alors oui, face à cette perpective effrayante, je me remémore cette année de seconde. Et pour moi, depuis, rien n’a pu changer.

C’est reparti pour une fuite en avant, il faut gagner du temps. Gagner du temps sur l’avenir ; l’empêcher de se recréer, ne pas le laisser dévorer mes si beaux souvenirs. Pourtant, je devrais me laisser faire. Reprendre une vie. Avoir une vie. Il faut du temps pour constater ses erreurs, surtout lorsqu’elles sont grosses.

Pour une fois, je n’aurais jamais du leur mentir.

Pour rire ou pleurer

Certaines choses laissent un gout amer. Parfois la vie simplement ; mais ici nous parlons de concret. J’évoque plus qu’un examen, une institution. Le baccalauréat.

Je viens d’éprouver les épreuves (blanches, rassurez-vous) anticipées. Dieu le Père m’avait pourtant promit du jeu, de l’intérêt, de la réflexion. Il n’en est rien, nous revoilà avec des sujets fadasses, vieillots, vides. Le premier jour, quatre heures de français. Ce fût peut-être ma plus grande déception ; non pas que j’attendais un sujet exceptionnel, juste intéressant. Je prends soins d’éviter de juger la difficulté de l’exercice, juste la notion d’intérêt reflectif et son potentiel « savoir ». De grands textes, pas forcements les meilleurs de chaques écrivains d’ailleurs, mais qui étaient assez mal choisis au final. J’ai vraiment l’impression d’être en plein dans cette pensée philosophique : « Nous préparons nos enfants au monde d’hier, mais ils ne seront jamais armés pour entreprendre celui de demain ». Quel intérêt y-a-t-il dans un sujet de mathématique de L, a recracher des formules de tableur excel ? Sans avoir une quelconque attitude hautaine vis à vis des maths, il faudrait remettre les choses à leurs place. Je suis incapable de leur recracher les formules, pour autant je suis persuadé d’être bien meilleur en informatique que la prof de math elle même, peut-être même en tableur.

Ah je suis gâché. Tous m’avaient promit mont & merveilles, m’assurant du grand bien fondé d’un tel examen. Quel idiot j’ai fait.
J’avais fini par les croire…!

Thèm-atique

Un mauvais jeu de mots pour simplement signaler le changement du thème. Pas grand chose apparemment. Je dis qu’il manque un peu de couleur, alors pour l’instant je vais tacher d’en ajouter via les photos des articles.

Peut-on critiquer en paix

Véritable exercice de style, la critique ne consiste pas seulement a être méchant envers un individu, elle se veux souvent constructive. Passons sur ceux qui manient la méthode avec peu d’habileté, même s’ils sont majoritaires, l’intérêt a leur porter est nul.

Aujourd’hui, émettre un jugement qui va a l’encontre de la bonne morale (ex : je me fout qu’Ingrid soit toujours détenue par les FARC), et réprouver la méthode mise en œuvre pour évoquer ce « drame humain » attise une quasi haine. Pourtant mes arguments sont solides :

- Elle n’est pas seule
- Nous n’en sommes pas responsables
- Le gouvernement doit, diplomatiquement, s’en occuper
- Après tant d’années, une solution aurait du être trouvé. Pourquoi est-elle toujours là bas ?

Alors évidemment, la nature humaine aiment nous voir apitoyer sur une infime partie de la misère humaine. Préférant passer un spot sur Ingrid avant le JT qu’un sur les violence en Afrique, ou même plus proche de nous sur la monté d’une haine raciale, d’une xénophobie, et d’une homophobie qui ne cherche même plus a se dissimuler. Je défends juste la thèse qu’il existe des problèmes plus présents, moins abstrait, sur lesquels nous - citoyens de France - pourrions quelque chose. Ainsi on ne parle que de problèmes « intouchables » qui ne dépendant plus de notre propre conscience. Nous épargnant la difficulté d’une remise en question et d’une réflexion.

La critique constructive devient de plus en plus difficile à faire admettre. Passant immédiatement pour prétentieux.

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