Archive pour la catégorie : 'Découvrir'

Marchons

C’est hier, samedi 28 Juin, qu’avait lieu une nouvelle édition de la marche des fiertés. Placée cette année sous l’idéal d’une école « sans discriminations ». Nous remarquerons, non sans un petit sourire, la façon dont a été relayé cet évènement : quasi exclusivement par des blogs gays

Avoir un avis tranché sur une telle manifestation est difficile. Pourtant, je reste persuadé de la dangerosité de tels rassemblements. Si tout cela parait bien intentionné, bon enfant, vouloir agir en force de lobbying reste tout de même un exercice complexe. Avouons aussi que de générer une telle exhibition risque le malentendu. Se montrer, pourquoi pas. S’afficher, c’est normal. Pour autant, imposer une vision de la société parfaite, d’un modèle sans discussion semble inadapté. Le côté utopiste voudrait qu’évidemment, tout cela fasse évoluer les consciences et les mœurs. Mais le côté pessimiste, et vous l’aurez compris il s’agit du mien, défend l’idée que la réalité de tels évènements discrédite complètement l’intégration de bon nombres d’homosexuels dans la société, et qu’exalter les tensions de cette sorte ne règlera jamais rien.

Je ne crois pas à l’idée de défendre les minorités en les affichant sous autant de projecteurs. Autant il me semble important de ne pas négliger le débat, d’ouvrir les esprits a travers l’accès à la culture & l’art, autant j’ai peur des dérives sectaires dont le symbole réside dans une manifestation de cette ampleur. Il n’existe de minorité que celle qui se conduisent comme telles.

La difficulté d’être un adolescent homosexuel, surtout dans le cadre scolaire, est pleinement partagé par les gros, les handicapés, les asociaux, les artistes, les roux, les moches, les grands… ! Faire évoluer les esprits des gens, c’est avant tout leur apprendre à s’assumer, même dans leur banalité, pour qu’ils soient enfin capable de regarder l’autre tel un semblable. Les exclusions sont fréquentes dans les écoles, même la petite grosse a boutons de ma classe l’a été.

Il ne reste qu’à espérer qu’un jour, les gens apprennent à s’assumer. Pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’on en fait.

P.S. > A ceux qui vont venir me parler de meurtres homophobes, je répondrais qu’il existe des meurtres de vieilles dames, de juifs, de noirs, de catholiques, d’arabes, et pour autant ça reste un crime, un fait divers. La société ne tuera pas les inégalités en créant des statuts.

Photo d’une fin

Il existe des temps si forts. Ce sont généralement les échéances sociales normales : examens, rentrées, élections… Ces instants rythment nos vies sociales, nos moments communs. Pendant un an de solitude, j’ai appris à aimer ces regains de réalité. C’est cette douleur qui résiste au temps, me soulignant chaque jour un peu plus ma difficulté d’intégration, mon besoin de maîtrise, et paradoxalement mon assimilation sociale relativement réussie, et mon incapacité à mettre en œuvre les outils nécessaires pour me diriger.


Première photo personnelle pour le blog, soyez indulgents.

La fin de l’année est là. Demain. Un dernier conseil de classe, un dernier bulletin, une Terminale qui se présente à moi. S’il me fallait accepter avoir un parcours scolaire difficile, atypique, différent, j’ai néanmoins décidé d’arrêter de pousser les choses à leurs extrêmes. Plus donc de doubles classes, de pensées farfelues, de projets insensés, d’envies démesurées, juste une Terminale L. Une classe que j’ai pu appréhender, apprécier même. Les gens dont j’ai pu faire la connaissance pendant ce périple n’y sont pas réellement étrangers. J’ai été entouré de gens réellement intéressants ; si pour l’instant m’immiscer dans leur vie privée reste un peu compliqué pour moi, ils m’ont donné envie d’y être. Avancer pas à pas.

Face à ça, une nostalgie profonde. Une mélancolie de détresse. Comment voir d’un œil serein mes amis s’éloigner, finir leur baccalauréat, attendre angoissés leur résultats pour de grandes écoles, pleurer de joie, hurler de peine. Cette année je n’y ai pas droit, par bêtise. J’ai créé cette situation seul, il faut admettre qu’avec une petite case cochée autrement, mon destin serait aujourd’hui bouleversé. On ne peut jurer de rien, mais je reste intimement persuadé qu’il aurait été moins lourd.
Une nouvelle année de lycée se présente donc, relativement convenablement. Il reste encore les petites épreuves du bac, les petites rencontres, et les craintes effroyables de la solitude.

Samuel Beckett clôt très bien :  « C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu puis la fin ; à la fin, c’est la fin qui est le pire ».

Parce que merde, quand même

La gloire de Baptiste

Alors évidemment, vous vous dites : « Ça va c’est rien, un lien. Et puis y’en a tellement d’autre dans sa blogroll… ». Et je vous direz que vous avez bien raison ! Mais je m’en fouuuuuuu !

Tout ça vient de réveiller mon petit côté prétentieux, narcissique, et joyeux. Y’a des surprises à la con qui font plaisir.

Pour les ignorants qui souhaitent éviter de passer pour des ignorants (logique?) tout ça provient de chez monsieurlâm.com. Un Homme ce Lâm.

OUHOUUU CHAMPAGNE!

Ôter

Je parle souvent d’amour ici. Tendresse pour des mots, pour des êtres, pour une vie. Évoqué généralement à demi mots. Pour ne jamais être compris, pour ne jamais l’accepter aussi.

Les problèmes de la vie ne sont rien face à ce désir. Celui d’aimer. Pour se sentir vivant d’un part, mais aussi pour se sentir enchainé. La liberté est un concepte inexistant dans cette passion déchainée. Vous comprendrez donc, je ne parle pas uniquement de cet amour charnel, tendre doux et sexuel. Je touche aussi le côté intellectuel de cette flamme. Il ne suffit plus d’aimer, encore faut-il pouvoir le dominer.

Longtemps ce concept s’est éloigné de moi. Par volonté d’abord, puis par désintérêt. La force des choses. Vint cette conscience, cette connaissance, cette confession. Pour l’élaguer d’une vie, il faudrait en changer. Avoir la volonté de changer de vie, réservons le aux mauvais films.

J’ai apprit à aimer les mots, les êtres, la vie. Je me suis initié à ces plaisirs, même s’il a fallu accepter les compromis. Les difficultés aussi.

L’écriture ne vient plus. Il faut la forcer, la réclamer, l’exiger. Elle ne coule plus, les mots ne sortent pas. Comme résignés.

J’apprendrais.

J’ai volé !

Aujourd’hui, j’ai fait mon baptême de l’air. Et même que, je suis toujours en vie. Dommage Guillaume… il restera quelques années à mon égo !

Voir l’album sur Flickr

Compulsif - Suite & Fin


J’ai reçu mon EOS 450D … :-)

Mouche

Vous avez déjà vu une mouche se battre ? Non. C’est aussi rare qu’un blogueur avec des arguments.

Continuez continuez, j’adore.

Il était un con

Ah la vie, toujours pleine de surprises. Il arrive des calmes si plats qu’on y prends gout, sans se rendre compte qu’une tempête pointe son nez. Ces instants de vies, tranquilles mais difficiles. Il faut toujours qu’un problème arrive lorsque la préparation est inexistante, mais ici pire encore, le répondant est nul.

Je découvre donc cet homme sous un nouveau jour. Celui de la bêtise, de la haine, de la vénalité mais pire que tout, de l’inconscience. Faire entrer la peur dans les esprits et dans les corps, faire monter l’adrénaline, exhorter les tensions, générer du mépris. Il en faut du talent pour faire tout ça, et jamais il ne me viendra l’idée de le lui retirer. Il est talentueux, orateur magnifique, penseur bête, menteur quasi-parfait, il s’agit en réalité d’une machine de guerre. Parfait pour abattre, mais pas sans cœur.

Il subsiste une question : pourquoi ? Obtenir gain de cause ne lui accordera rien d’autre qu’un bien dont il n’a absolument pas besoin. Oh me direz-vous, l’argent n’est jamais suffisant. Pour autant, peut-on vivre avec l’idée qu’on mutile quelqu’un alors que notre situation ne l’exige pas ? Il faudrait peut-être un peu de conscience pour cela.

Mais une chose est sûre, cet homme a forgé pire que lui ; mais il ne m’appartient pas de répondre.

Le pouvoir est une drogue dont il ne saura jamais se passer. Voici donc ma réponse au pourquoi.

Sans joie ni bonheur

Dans ce contexte difficile, avec un idéal gâché, il fallait trouver la sérénité. J’écris forcément en étant triste. Pas forcément cette tristesse insurmontable, juste ce petit pincement au cœur après une séparation.

Rien de cet évènement ne pourra jamais resté graver dans ma mémoire. Il y aura eu des exceptions, je ne nie pas mes sourires, mais dans la réalité absolue l’estimation globale ne peux pas être bonne. Je t’ai perdu pour une année, j’en avais déjà rompues plusieurs.

J’arrive, j’arrive.

L’œuvre autobiographique

Longtemps elle fût réservée a une élite intellectuelle. La modernisation faisant son chemin, elle se diversifia pour arriver à un tournant négatif de son histoire - toujours d’actualité -. L’autobiographie de prestige. Ainsi sont donc appelés ici, des écrits censés relater la vie d’une personne connue. Une fois reprise cette petite histoire, nous allons attaquer le cœur du problème, ignorant les deux précédents styles. Ce billet se contentera de critiquer - gifler - le narcissisme de ces nouveaux journaux autobiographiques. Admettant la chose suivante : peut-être vais-je faire parti de cette population critiquable, mais au moins il subsiste une chose essentielle : j’ai [une] conscience.

Une œuvre particulière m’a donné envie d’écrire ce billet. Certains reconnaîtrons l’auteur, d’autre pas. Qu’importe, puisqu’il ne s’agit que du stéréotype vivant ; représentant une classe de population tombée dans le nombrilisme le plus absolu.

L’exubérance est une chose, mais beaucoup sont tombés à force de visites, dans la vanité. Je peux le dire aujourd’hui pour y être passé, prendre le visiteur pour un chiffre n’a pas exactement la même consonance qu’en lui conférant une vie - pc, clavier, souris, chien, appartement… -. De plus en plus d’auteurs, juvéniles, ont décidé d’étaler leur vie au travers de billets faussement compliqués. Partant du principe que : sous entendus, références mystiques ou anecdotes privées, pourraient faire le bonheur d’une foule incapable de comprendre, d’assimiler et par conséquent médusée par [en français dans le texte] « la beauté du texte ». Mais, puisque nous sommes entre amis, je vais vous confier un secret : l’écriture n’est [peut-être] pas donnée à tous, mais pour arriver à ce niveau il vous suffit de la pratiquer. Où « pratiquer » ici, ne veux pas dire “recopier bêtement” mais bien de se prendre pour un artiste. Il ne s’agit de rien d’autre d’ailleurs, et l’illusion n’est pas parfaite. Je la considère même comme ratée.
Raconter des vies, c’est quelque chose d’objectivement intéressant. La complainte, à travers les écrits ou les configurations des journaux ; devient lourde. C’est si facile d’écrire, si facile de se croire bon, si plaisant de se voir commenter. A force, certains n’arrivent même pas à s’assumer dans leur renoncement. Injustice donc, face à la vie. Eh oui, cette petite prétention touchant de plus en plus de monde, j’élague mes lectures. En même temps, je le déplore, je le regrette un peu aussi. Longtemps j’ai prit du plaisir à les lire, pour leur style agréable, pour leur réactions intéressantes, pour leur avis différents. Mais quel intérêt à lire « Le Journal d’un homme triste ». S’il n’était pas empreint de cet orgueil mal placé, si la transformation n’était pas intervenue pour en faire un amas d’écrits. Vides de sens pour tous, où des actions répétées sur l’environnement immédiat à la seule guise de « l’auteur » ont tué l’habitude du lecteur en l’impliquant dans les méandres de son soi. En se gardant de tout cela, l’intérêt aurait peut-être été préservé.

Je ne nie pas l’indépendance de l’auteur face aux lecteurs. Pour autant, dès la décision de s’afficher largement et publiquement, il me semble logique de répondre d’un certain comportement. Il est possible de garder la [sa] liberté, d’être, de s’affirmer, sans prendre son lectorat pour une bille.

Encore faut-il être humble.

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