Synopsis : Notre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s’agit d’absence ? C’est une des questions posées par notre histoire.
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l’insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l’a abandonné à 4 ans et commencer auprès d’elle une « double vie ». Mais « qui a deux maisons perd la raison… » dit le proverbe.

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Il y a quelques jours j’étais au cinéma pour profiter du tarif Art & Essais, qui dans nos provinces n’est qu’à 5€50. Pour ce prix vous avez droit à une salle qui n’est ni climatisée, ni chauffée, avec une odeur de moisissure à vous faire perdre connaissance. Mais, la prime du chef c’est le retour du mur ; provoquant un manque de visibilité sur toute la partie gauche de l’écran (digne d’un LCD 22″ bon marché). Qu’à cela ne tienne, j’avais envie !
Le film est fidèle d’un cinéma français de niche : des paysages superbes, une qualité quasi photographique de chaque plans, l’impression de dérouler sous ces yeux une volonté d’un beau extrême. Et parfois, ça manque cruellement de vivacité. Le lien entre le fils et cette mère inconnu, cette quête, c’est au départ un sujet qui m’exaspère. Je n’arrive pas à comprendre comment un enfant, élevé dans une famille normale, se voit obligé d’aller « récupérer ses origines ». Je pars du principe que s’il n’avait jamais su, s’il avait été échangé a la maternité, alors sa vie n’aurait rien eu d’anormale. Pourtant, les conditions objectives auraient été les mêmes. Vous me direz, ici le film fait correctement les choses ; il met en oppositions la visions d’un enfant de cinq ans avec celui d’un nourrisson. Le premier (à l’affiche du film) fera de sa vie une croisade pour retrouver sa mère, quant à l’autre il se contentera de la vie qu’il mène.

J’ai aimé la film pour les symboles qu’il met en avant. L’accession a une mère et ses fantasmes. Pour la qualité des images et le thème traité sans qu’à aucun moment ne vienne se fourrer des hypothèses psy stupides. Ce film apporte beaucoup sur la vision des relations parents/enfants, au delà même de l’adoption, il raconte l’histoire d’amour qui peut naître entre deux personnes rassemblées par quelque chose dont ils ignorent tout. Difficile de jauger combien ce film peut vous apporter, de décrire l’histoire en sortant du synopsis ; et pourtant il ne laisse pas indifférent.

Un film que je conseille donc vivement à tous les amateurs cinéphiles, et à tout ceux qui aurait voulu voir leur relations avec ses propres parents évoluer différemment.

Le livre évoque l’histoire d’un homme Polonais, informateur du gouvernement en exil à Paris. Il se déroule en partant de 1942 pendant la seconde guerre mondiale, et relate l’entrée dans la résistance ainsi que les différentes épreuves liées à l’incompréhension générale pendant la période de guerre et d’après guerre. Il reprend le livre autobiographique parlant de ces mêmes faits, ainsi que le passage dans le film de Claude Lanzmann : « Shoah ».

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C’est d’ailleurs grâce à ce film que j’ai commandé le livre. En errance sur la griffe noire, j’ai vu dans les critiques de Gérard Colard ce livre, dont le nom me disait quelque chose, et la critique aura fini de me convaincre. Il s’agissait du récit de la vie de cet homme bouleversant que j’avais vu, la boule au ventre, il y a quelques années (j’étais au collège, pensez donc) dans Shoah.
Pour autant, je n’ai pas totalement apprécié le livre. Il se sépare en trois parties, annoncées dès le départ : la première reprend le livre, la seconde le film, et la dernière n’est que pure fiction. Autant les deux premières parties ont un intérêt historique non négligeable, elles font prendre conscience de l’immense complexité d’un conflit mondial, de l’imbrication quasi infinie des intérêts nationaux, et d’un mensonge que nous avons tous voulu ignorer ; jusque dans les livres d’Histoire. Pourtant la dernière partie, le fantaisiste donc, se veut trop cinématographique. Elle en impose par les descriptions et l’adaptation des deux premières parties dans un espèce d’imaginaire géant, ça y perd alors en qualité d’écriture. Rapidement, ça ne tient plus bien la route, l’auteur nous lasse rapidement, il insiste beaucoup trop. Provoquant des images insoutenables, mais inutiles. Elle n’est pas vraiment longue, pourtant elle suffit à nous donner envie d’en finir, de ne pas s’arrêter sur cette vision là du roman. La dernière phrase ne conclut rien, pas même un paragraphe. A mon sens, c’est une fin véritablement ratée.

Et puis parce qu’on ne peut pas imaginer la fin, imaginer ce que le témoin n’a pas raconté. Tout le livre on vous dira que le témoin ne s’appartient plus, il appartient à l’Histoire, il ne sera jamais autre chose que celui qui témoigne. En créant cette illusion, en remettant au centre l’invention, on retire de la crédibilité à son témoignage. Laissant imaginer pour le final qu’il vaut peut-être mieux imaginer que croire. La vérité n’est pas assez glorieuse, elle ne se suffit pas, il lui faut du mensonge pour pouvoir exister ? Je ne le crois pas. Ce mensonge, présenté comme tel, n’apporte vraiment rien, et empêche de finir correctement la seconde partie, sans apporter de conclusion pertinente.

Le livre vaut le détour, vraiment, pour  ceux qui aiment l’Histoire, ou qui sauront le lire comme l’histoire d’un être dont le destin est fabuleux pour l’Homme, mais obscène pour lui-même. Pour la fin, ne vous attendez pas vraiment à de la grande littérature.

Vacances

11 août, 2009

http://www.flickr.com/photos/baptistefranchina/

C’est fini.

Enthousiasme

13 juillet, 2009

Il paraît que je suis un petit peu trop enthousiaste. Euh, non, réactif. Plutôt déchainé ?

Hier en fin de journée je suis donc allé au cinéma pour voir « Mariage a l’Islandaise » de Valdis Oskarsdottir. La première idée de critique qui m’est venue en sortant du cinéma se résumerait assez facilement : comment un film de ce genre a pu trouver un producteur ? J’ai alors fait appel à ma mémoire, qui aura vite fait de me souligner le nombre important de producteurs présents au générique, confirmée par une vérification sur la fiche allociné. Alors je suis partagé. Télérama trouve le genre rafraichissant, personnellement je le trouve sous exploité. Il était intéressant de voir une comédie sortir d’autre part que de studios américains avec une machine à scénarios (oui, je dis scénarios avec un s pour respecter les recommandations de l’Académie Française, moi) ! Le problème c’est la longueur au démarrage, le film ne démarre qu’après réellement 40 minutes, pour finalement se retrouver avec un cadrage digne d’un mauvais documentaire animaliers, un intrigue et un humour étrange, en gros on passe le reste du film à savoir ce qu’il va advenir du mariage, et à sourire quelques fois.

Pour autant j’ai kiffé la musique, drôlement bien choisie. Ah, il faut aussi préciser que pour l’avoir vu en VO l’Islandais est une langue particulièrement étrange (pour moi) et je crois que ça a participé activement a la mauvaise réception du film par mon esprit. Et puis allez vous amuser a retenir les prénoms… Il faudrait un carnet pour faire la généalogie !

Allez le voir, uniquement si la place est a 3€ et que vous avez déjà tout vu…
J’ai aussi vu « Étreintes brisées » et ça, c’est vraiment cool.