Comment peut-on un jour prétendre l’inutilité de l’Histoire.
Autant je suis un fervent défenseur d’une refonte, large et profonde, de notre système éducatif. Et je l’ai longuement ressassé ces dernières années, essayant au niveau qui était le mien d’améliorer les conditions d’apprentissages (avant tout pour moi-même, mais lorsqu’une cause individuelle peut servir, profitons). Il n’empêche que déplacer le débat sur ce qui ne devrait pas exister continu de m’exaspérer. Il est encore plus stupide aujourd’hui de vouloir réformer un système en retirant les seules choses cohérentes et fonctionnelles.

Le débat donc, se focalise sur la suppression annoncée de l’histoire géographie, comme matière obligatoire, dans la filière générale scientifique en terminale.
Dans l’article publiée sur libération où Martin HIRSCH est censé défendre la suppression de cette matière, ou même dans l’article du figaro qui explique qu’en réalité on ne supprime pas le programme, on se contente de le déporter vers la première ; je ne trouve aucun arguments de valeurs pour soutenir ce choix.
Une fois libéré de cette contrainte, quels vont être les avantages spécifiques ainsi retirés ? Le gain serait-il réellement à valeur plus importante que la perte engagée ? L’Histoire-Géographie, pourquoi ?

J’ai trop aimé cette matière, elle me semble trop importante pour le développement personnel et individuel. Elle condensce en son sein ce qui devrait importer à nos sociétés : le passé quel qu’il soit doit fonder notre futur. Aujourd’hui peut-on librement et de façon cohérente, défendre l’oubli ? Je sais combien on me fera comprendre qu’il ne s’agit pas de prôner un droit à l’oubli (ahah), ni de vouloir effacer la mémoire collective, juste de mieux réorganiser, adapter, configurer.

Pourtant, c’est au dépend d’une matière qui se voulait être notre mémoire.

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