T’as 19 ans et tu veux mourir
27 septembre, 2009
Il y a des années de sa vie, offertes, pour lesquelles on attendait pas grand chose. Une réciprocité basée sur une volonté commune. Et puis un jour, l’un des deux maillons flanche, il cesse de donner cette réciprocité, de donner sens au jeu. Du jour au lendemain c’est la fin. La fin d’une existence pacifique, la fin d’une idylle ridicule.
Qu’ai-je réellement fait pour que le maillon se casse ? Aucune idée. Les explications irrationnelles n’auront malheureusement pas suffit à me convaincre. La nostalgie que je connais depuis si longtemps reprend le dessus, mais avec cette idée qu’une nouvelle étape vient d’être franchie. Cette fois-ci c’est certain, la vie ne vaut pas la même chose. A ceux qui me disent de rencontrer d’autre, que c’est trop frais, il me faut leur opposer cette connaissance de la rupture. La perte a déjà été présente dans notre histoire, et ce fût trois années de misère. Aujourd’hui mon cerveau me hurle qu’il en va de même pour cette rupture, mais a la différence près que cette fois-ci, la relation était plus élaborée, et qu’un seul des deux a pris la décision. Décision qui, de part son caractère ferme, s’impose aux deux partis.
La mort n’a jamais été vraiment absente de mon esprit. Depuis bien longtemps, je rêve d’avoir le courage le jour venu de faire ce que la vie me doit : reprendre le contrôle. Ce jour est-il réellement venu ? L’idée me traverse l’esprit, l’envie me gagne, mais pourtant le doute me ronge. Peut-être suffit-il de laisser un peu de temps, pour regagner la chaleur d’un cœur ? Pas n’importe lequel, je n’en aurait jamais qu’un en vu. Pourtant je sais ce qu’il va se passer : le désir de nouveauté va prendre le dessus, je vais devoir vivre le spectacle d’une jalousie, contempler ce changement de vie dans laquelle je ne serais jamais rien. A aucun moment son esprit ne s’ouvrira pour regarder ce que furent réellement ces trois dernières années, l’envie, le désir, son des armes bien trop puissantes.
J’écris pour expurger ce chagrin. Cette peine de la perte, cette méprise du manque de réflexion. J’ai toujours de l’espoir, de prouver mes qualités, de repasser au premier plan, de repartir sur une aventure nouvelle et délicieuse. Pourtant cette décision ne m’appartient pas, la porte reste fermée. J’aurais pensé que jamais ça ne se finirait, jamais réellement nous nous perdrions de vu, parce qu’au fond ce n’est pas trois ans, mais 8 ans d’une aventure quasi commune. Ne pas comprendre qu’un matin la porte soit fermée, que la clef habituelle ne serve qu’à faire jaillir d’innombrable défenses, est une réaction bien normale.
Je veux te regagner.

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