Travailleuses.
16 mai, 2009
A priori il me fallait corriger le tir d’un article oublié, voici.
Vous n’ignorez certainement pas que depuis septembre dernier, en plus de mes activités d’étudiant en terminale littéraire, j’ai contracté un CDI dans une entreprise. Le poste consiste à revendre du matériel informatique récupéré par les commerciaux de la boîte, ou lors de renouvellement des clients. L’activité principale se déroule donc via eBay, plateforme performante et ultra-connue. Quel idée aussi que j’aille encore me fourguer dans une telle galère ?! A priori vous connaissez déjà mon petit côté gros emmerdeur, je crois que ça explique une partie des choses.
C’est surtout qu’après avoir eu de l’argent (en toute illégalité, il faut le confesser) la transition fût difficile, les habitudes étaient prises. Il faut pas croire, monter sur Paris en première classe, c’est pas gratuit.
Il y a malheureusement un « mais », comme dans beaucoup d’histoires finalement. Ce mais réside dans les relations difficiles qui peuvent naître dans l’entreprise. Je ne rejete la faute sur absolument personne, les gens sont eux-même, mais j’ai trop de mal à m’adapter. J’ai voulu ce poste pour pouvoir créer quelque chose d’utile, de pérenne, d’intéressant pour l’entreprise : ce n’était apparemment pas la vision qu’en avait ma direction. Le jour de la signature de mon CDI je disais à mon père me ramenant en voiture « mon plus grand désir avec ce job ? partir pour que quelqu’un d’autre soit embauché ». En gros, créer une nouvelle activité, même unipersonnelle, mais qui démontre sa nécessité. Alors oui, depuis le début j’ai une marge de manœuvre énorme. Trop énorme. Pour que je puisse me débrouiller seul dans les méandre de l’entreprenariat, j’aurais aimé être épaulé, écouté et aidé. Les oreilles sont là, c’est vrai, mais aucun investissement humain n’est produit, je me retrouve seul, sans connaissances, à ramer pour essayer vainement de créer quelque chose dont j’ignore tout.
Voyez, c’est pas terrible.
Dernièrement, les études aidant surement, j’étais particulièrement fatigué. Mentalement. Et j’ai du être confronté à des sous entendus foireux au boulot, un manque réel de motivation, et puis une lassitude des méthodes. La phrase « tu vends bien ? », certainement comme blague au début ne me fait plus sourire ; le comique de répétition ayant fait son temps. J’ai envie de répondre « lisez mon bilan, mensuellement expédié sur votre boîte mail ? ». Je m’attache très certainement à des choses futiles, sans intérêt, et qui se répèterons au fil de mon expérience en entreprise… Sauf qu’aujourd’hui, ça m’emmerde.
Démissionner ? C’est refuser un salaire. Se libérer des emmerdes, avoir enfin de vraies vacances, ne plus devoir gérer un emploi du temps difficile sans moyen de transport. Mais refuser de l’argent… Non.
Il faut savoir que j’adore humainement mes patrons, ce sont des gens formidables. J’étais jeune et naïf.


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