De la réalité au rêve
Lorsqu’un instant j’ai pu vivre ce rêve. Le caresser sur cet espace temps fut merveilleux. Au milieu de ce nouveau monde, face a ma solitude, je n’y ai jamais rien vu d’impersonnel. J’étais chez moi.
Après ce soulagement, revoici l’inquiétude. La sournoise, la coquine, l’amicale. Elle s’immisce partout, gangrénant une large partie de ma vie. A ce jour elle m’ôte l’envie. Le désir de créer, de revivre, ou m’engager. D’être simplement efficace. La peur de tout quitter, de tout perdre m’ordonne de partir ; de fuir loin de tout. Comme s’il fallait prendre les devants sur cette situation inévitable. Je m’accable d’inaccessible, et me questionne sur mon incapacité.
Qui voudrait vivre à travers des images ? Je n’y suis certainement pas obligé, mais la situation parait inextricable. J’ai deux choix :
+ Partir, vivre. C’est accepter de laisser derrière moi la construction en cours. Et c’est aussi réussir aujourd’hui, sans ça cette solution est impossible. Cette situation me permettrait d’être plus proche, au moins géographiquement, mais m’enlève nombre d’avantages.
+ Rester. Profiter de ce cocon en création, de ses avantages. Pourtant, c’est souffrir d’une distance, mais profiter d’instants quasi parfaits.
Pour entrevoir la complexité de cette décision, il faudrait pénétrer mon cerveau. Je n’ai pas assez de talent pour vous retranscrire ma pensée.
J’aimerais être exhaustif. Fort. Efficace. Intelligent. Beau. Avangardiste.
J’aimerais devenir mon personnage.



Si t’as besoin de sécurité et de confort pour faire ton bonheur, reste.
Si tu veux tenter ta chance quitte à les sacrifier, part.
Mais un jour il sera trop tard pour prendre la décision.
@Niko > Je ne me sens pas le courage de monter sans savoir ce que je vais réellement gagner. Déjà parce que je sais ce que je vais perdre, et puis parce que j’ai peur de faire une nouvelle erreur. Pourtant, rester ici c’est surement rester malheureux la plupart du temps…
Je conçois que ça ne soit pas un choix facile, mais si ce que tu as a gagner vaut plus que a à perdre, tu devrais tenter le coup.
Et même si tu te plantes: On regrette plus de ne rien faire que de faire un mauvais choix.
Non ?