De beaux discours

30 novembre, 2008

Je repense à cet article. Il est vieux pourtant, cet article. Envahis de cette sensation qu’il n’aura jamais été plus vrai. Je dois nommer, pour accepter. Pourtant il faut aussi agir… Agir en conséquence.

Je ne suis pas triste.

Consternation

23 novembre, 2008

Ne soyez pas déçus ! Si je ne vais pas vous parler de mes récents dérapages, sur facebook ou différents blogs, j’ai trouvé un sujet plus intéressant : la nouvelle campagne de prévention diffusée par le ministère de la famille. Avouez, ça a de la classe.

Depuis plusieurs années déjà j’évoque l’idée que la réalité du danger sur internet est plus dans les têtes. Incrustée comme s’il fallait diaboliser les nouveaux outils. Sans nier l’existence de réseaux ou de contenus choquants, le marché de la prévention reste un business. Eh oui, il faut bien vendre les packs de protections, il faut bien vous habituer au filtrage du contenus. Prétextant la protection de l’utilisateur, les pouvoirs publiques, au départ via des campagnes de publicités clairement orientées, vont petit à petit s’immiscer dans le surf de l’utilisateur. Vérifiant les pages, créant des filtres de contenus, instaurant une autorité morale.

Pourtant, qui décide de la moralité ? Si nous sommes régit par des codes sociaux, une certaine norme, cela s’établit selon les époques. Généralement ça suit les lignes de nos penseurs, nos philosophes, nos cinéastes, nos écrivains. En gros, les lignes de pensées de nos sociétés sont largement basées sur une vision artistique du monde (c’est ce que je pense hein, défendez vos convictions). Voilà qu’à partir de maintenant, c’est une autorité politique qui viendrait décider de la moralité. Permettez de moi de m’offusquer. Le politique, s’il doit proposer au peuple, s’il doit écouter le peuple, il ne doit pas oublier qu’il est au service du peuple. C’est pourtant la nouvelle vague : on écoute lorsqu’il y a des élections, ensuite advienne que pourra.

Doit-on faire d’Internet un outil censuré ? Certainement pas. L’éducation, puis la prévention, voilà les deux seuls moyens de réussir à endiguer tous les phénomènes anti-sociaux. Il faudra pourtant apprendre à connaitre les échecs. Parce qu’après tout, c’est le propre de la démocratie : il est impossible, dans ce type de régime, de sanctionner la majorité au profit d’une minorité. Ici on souhaite retirer des droits fondamentaux, en utilisant la peur. La peur n’est pourtant pas un argument…

Plus globalement nous sommes envahit par un climat de paranoïa, et dès lors que la peur s’installe, ce sont nos libertés individuelles qui sautent. L’Histoire nous apprendra pourtant qu’à chaque fois qu’elles nous auront été retiré, elles redeviendrons nécessaires, et il faudra de longues luttes pour les retrouver. Doit-on accepter de se faire manipuler ? De voir circuler une fausse image d’Internet et des réseaux de communications, laissant une brèche béante vers une législation répressive ?

Esprits, je vous aime

18 novembre, 2008

Je ne sais pas pour vous, mais je l’avais vu venir à dix milles. L’ego des bloggueurs est tellement surdimensionné qu’il était impossible d’y échapper. Après avoir vu déserter toute la blogosphère, prétextant l’émergence de nouveaux talents et l’absorption de leur audience par de « petits profiteurs » ; aujourd’hui il faut se payer en plus la crise de nombrilisme.

L’envie de vous dire : fermez-la est assez immense. Vous imaginez quoi ? Les trolls ont toujours existés, de tout temps, dans toutes époques, dans tous magasines. Le Monde ne reçoit jamais de lettres insultantes de ses lecteurs ? Le journaliste de libé n’a jamais reçu la moindre menace sur sa boite mail ?

Quentin disait très bien que la fonction « supprimer » n’était pas un mythe. Alors vous préférez hurler comme des veaux plutôt que de monter au créneaux ?

Il semblerait que cette atmosphère soit pesante. Et avant tout pour vos lecteurs. Ou ex, lecteurs.

Fuck it!

12 novembre, 2008

Tu veux pas de moi ? Eh ben, c’est dommage.

Il manquera l’image

10 novembre, 2008

Une absence de quelques jours. J’étais parti sur Aix, me réfugier un instant dans l’appartement de ma sœur. A l’inverse de Lâm, elle ne vit pas dans une loft, n’a jamais acheté de lit autogonflable, elle n’est pas encore mère, mais on s’y fait plutôt bien.

Je sens la frite à cette heure-ci, ce sera un peu le thème perdu de la soirée.

De la réalité au rêve

2 novembre, 2008

Lorsqu’un instant j’ai pu vivre ce rêve. Le caresser sur cet espace temps fut merveilleux. Au milieu de ce nouveau monde, face a ma solitude, je n’y ai jamais rien vu d’impersonnel. J’étais chez moi.

Après ce soulagement, revoici l’inquiétude. La sournoise, la coquine, l’amicale. Elle s’immisce partout, gangrénant une large partie de ma vie. A ce jour elle m’ôte l’envie. Le désir de créer, de revivre, ou m’engager. D’être simplement efficace. La peur de tout quitter, de tout perdre m’ordonne de partir ; de fuir loin de tout. Comme s’il fallait prendre les devants sur cette situation inévitable. Je m’accable d’inaccessible, et me questionne sur mon incapacité.

Qui voudrait vivre à travers des images ? Je n’y suis certainement pas obligé, mais la situation parait inextricable. J’ai deux choix :

+ Partir, vivre. C’est accepter de laisser derrière moi la construction en cours. Et c’est aussi réussir aujourd’hui, sans ça cette solution est impossible. Cette situation me permettrait d’être plus proche, au moins géographiquement, mais m’enlève nombre d’avantages.
+ Rester. Profiter de ce cocon en création, de ses avantages. Pourtant, c’est souffrir d’une distance, mais profiter d’instants quasi parfaits.

Pour entrevoir la complexité de cette décision, il faudrait pénétrer mon cerveau. Je n’ai pas assez de talent pour vous retranscrire ma pensée.

J’aimerais être exhaustif. Fort. Efficace. Intelligent. Beau. Avangardiste.

J’aimerais devenir mon personnage.