D’une année épique, d’un futur rustique.

Le résumé de l’an dernier ne se fait plus aujourd’hui. Pourrait-on réellement abréger ce passé ? J’en doute, les évènements ont été nombreux, importants, décisifs ; flous. Impossible de [re]définir une chose, de ressortir un essentiel, de consumer l’inutile. La complainte de cette année est terminée, envahi par une joie quasi mystique.

Je doute.

Un instant je regarde l’année écoulée. Je m’arrête, me replonge, revis, resouris. Cette nostalgie ne m’a jamais quittée. Incapable de me projeter, je me contente d’acquis pour croire au destin. Une nouvelle année se présente, les médecins auraient préférés une césarienne, comme à l’habitude je m’oppose. Histoire de tracer une route, ma route. Plus qu’aucune autre fois j’ai peur, et je l’avoue sans sourcilier, parce qu’elle ne me fera pas reculer. Elle ronge, aspire, extrait. [Vous avez remarquez vous aussi, j'aime associer plusieurs synonymes.]

Des gens partent. Voilà trois ans j’aurais dit « qu’importe ? », aujourd’hui c’est différent. J’ai fini par reculer sur mes principes, par m’attacher, par ressentir ouvertement. Il faut apprendre à tout perdre ; d’un coup. Alors même qu’une stabilité semblait s’immiscer. Il faut aborder la vie d’une façon complètement différent. Plus sociable, plus ouverte, moins câline, plus publique, moins proche. Finalement les péripéties qui sont arrivées pendant ces deux dernières années, aussi destructrices qu’elles aient pu être, m’ont forgées. La souffrance m’a apprit la résilience.

Je voudrais vous servir une leçon d’optimisme, j’aimerais sourire pour l’avenir. Croire en ses rêves, m’imaginer dans un train, admirer cette réussite ; pourquoi pas ?

La conscience de la séparation, la création du vide, le sentimental exagéré. En voila un apprentissage douloureux…

Je t’aime.

Un commentaire sur “D’une année épique, d’un futur rustique.”

  1. le passé nous retiens, le futur nous obsède, c’est pour ça que le présent nous échappe

    (et bla et bla)

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