Ôter
26 mai, 2008
Je parle souvent d’amour ici. Tendresse pour des mots, pour des êtres, pour une vie. Évoqué généralement à demi mots. Pour ne jamais être compris, pour ne jamais l’accepter aussi.
Les problèmes de la vie ne sont rien face à ce désir. Celui d’aimer. Pour se sentir vivant d’un part, mais aussi pour se sentir enchainé. La liberté est un concepte inexistant dans cette passion déchainée. Vous comprendrez donc, je ne parle pas uniquement de cet amour charnel, tendre doux et sexuel. Je touche aussi le côté intellectuel de cette flamme. Il ne suffit plus d’aimer, encore faut-il pouvoir le dominer.
Longtemps ce concept s’est éloigné de moi. Par volonté d’abord, puis par désintérêt. La force des choses. Vint cette conscience, cette connaissance, cette confession. Pour l’élaguer d’une vie, il faudrait en changer. Avoir la volonté de changer de vie, réservons le aux mauvais films.
J’ai apprit à aimer les mots, les êtres, la vie. Je me suis initié à ces plaisirs, même s’il a fallu accepter les compromis. Les difficultés aussi.
L’écriture ne vient plus. Il faut la forcer, la réclamer, l’exiger. Elle ne coule plus, les mots ne sortent pas. Comme résignés.
J’apprendrais.


27 mai, 2008 à 20:38
Ne change pas d’envie, ne cesse pas de vouloir, Baptiste, c’est toujours un plaisir de te lire. Tu n’imagines peut-être pas la résonnance de tes mots, tu n’imagines pas à quel point ils font du bien.
Amicalement.
Al.
*aparté* l’indicatif futur, à la première personne singulier (le ‘je’), ne prend pas de ‘s’ à la fin
27 mai, 2008 à 21:06
@Al West > Je suis un poète, j’ai tous les droits. ET TOC !
(Ne me flatte pas trop tout de même, je suis déjà assez mégalomane/narcissique/imbu/prétentieux comme ça)
28 mai, 2008 à 8:17
Ah, tu parlais au conditionnel! Je m’incline respectueusement devant tant d’audace. Mais gare, avec tes « ET TOC », moi papy psychorigide de la syntaxe, moi tenir en main une canne, moi aussi pouvoir distribuer des chtok.
Bon, oké, comme tu me l’as signalé récemment, je passerai(s?) en MP next time.
28 mai, 2008 à 19:52
et pis tu m’fais rire, avec tes petits tocs de rien du tout.
Moi chuis parano, Tourette (©delarue), Stockholm, et hypochondiaque.
Alors hein…