Vautré dans mon lit, une musique lancinante, les pensées vides. Un message plein de tendresse. Le reste n’était rien. Puis il fallait écrire, sauter du lit, reprendre le chemin de l’écrit ; de l’envie.

La complémentarité est une composante nécessaire de la vie ; chacun cherche - une - l’âme sœur. Capable de tout entendre, de tout comprendre, de tout revivre même. Il n’existe que très peu de rencontres réelles. L’idée d’un homme mot, et d’un homme acte m’envahit a chaque instant. A savoir s’il vaut mieux être mots, je ne sais pas. Est-ce une position plus confortable ? C’est une idée, évidemment il y a moins de risquer à parler qu’à agir. Pourtant, que sont des actes sans mots ? Rien. La réponse est simpliste, universelle, indémodable. Nous ne pouvons vivre sans ajouter des mots à notre vécu, pourtant, seuls quelques-uns sont capables de ce travail relationnel. Les rôles se définissent d’eux mêmes, sans compromettre en rien l’intégrité d’une relation. Il n’est jamais facile de qualifier une chose, de trouver des expressions exactes, de découvrir, de creuser, de révéler. Survivre dans ce monde ne veut pas dire se contenter d’être une seule chose. On demande souvent d’être combiné, polyvalent. Cet exercice est impossible ; il est impossible pour quelqu’un de définir ses actes. Impossible de reconnaître son action, de se regarder et de se qualifier.

Je suis mots ; et j’ai mes actes.