Archive pour avril, 2008

Sans joie ni bonheur

Dans ce contexte difficile, avec un idéal gâché, il fallait trouver la sérénité. J’écris forcément en étant triste. Pas forcément cette tristesse insurmontable, juste ce petit pincement au cœur après une séparation.

Rien de cet évènement ne pourra jamais resté graver dans ma mémoire. Il y aura eu des exceptions, je ne nie pas mes sourires, mais dans la réalité absolue l’estimation globale ne peux pas être bonne. Je t’ai perdu pour une année, j’en avais déjà rompues plusieurs.

J’arrive, j’arrive.

L’heure est arrivée

Dix-huit ans. J’obtiens donc aujourd’hui le droit d’être un citoyen.

L’œuvre autobiographique

Longtemps elle fût réservée a une élite intellectuelle. La modernisation faisant son chemin, elle se diversifia pour arriver à un tournant négatif de son histoire - toujours d’actualité -. L’autobiographie de prestige. Ainsi sont donc appelés ici, des écrits censés relater la vie d’une personne connue. Une fois reprise cette petite histoire, nous allons attaquer le cœur du problème, ignorant les deux précédents styles. Ce billet se contentera de critiquer - gifler - le narcissisme de ces nouveaux journaux autobiographiques. Admettant la chose suivante : peut-être vais-je faire parti de cette population critiquable, mais au moins il subsiste une chose essentielle : j’ai [une] conscience.

Une œuvre particulière m’a donné envie d’écrire ce billet. Certains reconnaîtrons l’auteur, d’autre pas. Qu’importe, puisqu’il ne s’agit que du stéréotype vivant ; représentant une classe de population tombée dans le nombrilisme le plus absolu.

L’exubérance est une chose, mais beaucoup sont tombés à force de visites, dans la vanité. Je peux le dire aujourd’hui pour y être passé, prendre le visiteur pour un chiffre n’a pas exactement la même consonance qu’en lui conférant une vie - pc, clavier, souris, chien, appartement… -. De plus en plus d’auteurs, juvéniles, ont décidé d’étaler leur vie au travers de billets faussement compliqués. Partant du principe que : sous entendus, références mystiques ou anecdotes privées, pourraient faire le bonheur d’une foule incapable de comprendre, d’assimiler et par conséquent médusée par [en français dans le texte] « la beauté du texte ». Mais, puisque nous sommes entre amis, je vais vous confier un secret : l’écriture n’est [peut-être] pas donnée à tous, mais pour arriver à ce niveau il vous suffit de la pratiquer. Où « pratiquer » ici, ne veux pas dire “recopier bêtement” mais bien de se prendre pour un artiste. Il ne s’agit de rien d’autre d’ailleurs, et l’illusion n’est pas parfaite. Je la considère même comme ratée.
Raconter des vies, c’est quelque chose d’objectivement intéressant. La complainte, à travers les écrits ou les configurations des journaux ; devient lourde. C’est si facile d’écrire, si facile de se croire bon, si plaisant de se voir commenter. A force, certains n’arrivent même pas à s’assumer dans leur renoncement. Injustice donc, face à la vie. Eh oui, cette petite prétention touchant de plus en plus de monde, j’élague mes lectures. En même temps, je le déplore, je le regrette un peu aussi. Longtemps j’ai prit du plaisir à les lire, pour leur style agréable, pour leur réactions intéressantes, pour leur avis différents. Mais quel intérêt à lire « Le Journal d’un homme triste ». S’il n’était pas empreint de cet orgueil mal placé, si la transformation n’était pas intervenue pour en faire un amas d’écrits. Vides de sens pour tous, où des actions répétées sur l’environnement immédiat à la seule guise de « l’auteur » ont tué l’habitude du lecteur en l’impliquant dans les méandres de son soi. En se gardant de tout cela, l’intérêt aurait peut-être été préservé.

Je ne nie pas l’indépendance de l’auteur face aux lecteurs. Pour autant, dès la décision de s’afficher largement et publiquement, il me semble logique de répondre d’un certain comportement. Il est possible de garder la [sa] liberté, d’être, de s’affirmer, sans prendre son lectorat pour une bille.

Encore faut-il être humble.

J-1

si si, je vous jure

L’éducation, anti-scolaire.

Ahaha. Vous n’y croyez pas non plus, et vous auriez raison ! Quelle vie, dire que j’ai loupé cela pendant plus d’un an. Je sais bien pourquoi cette absence m’a pesée maintenant.

Une petite mise en condition s’impose : nous étions donc en cours d’histoire géographie, la leçon actuelle porte sur la révolution russe. Elle venait de rendre les devoirs du cours précédents, sur cette même révolution, et la sanction - ni juste, ni sévère - était arrivée : 5/20. N’ignorant pas mon mépris des notes, cher lecteur n’allez pas vous fourvoyez : je n’en avais que faire. Et ce non évènement aurait pu s’arrêter là. Dans un élan de drôlerie, je lâcha un « mais, ça n’est pas sur dix ?! » lorsque mon professeur m’effleurait. Quelle grossière erreur ! Me voila donc, sous le coup d’une salve de critiques, un instant j’ai cru rêver. Il paraîtrait donc, que j’aurais un certain talent pour « écrire sans ne jamais rien dire » mais tout autant apparement pour la « rhétorique », ainsi que l’art « de ne jamais répondre au sujet ». Je crois qu’à cet instant, crucial, mon cœur a faillit lâcher. Cette blague.

Et évidemment, pour finir en beauté - et me conforter dans mes idées reçus sur l’éducation nationale - la voila qui se lance dans une attaque en règle contre le « conformisme » et « l’assistanat » de cette classe. Quel instant de franche rigolade mes amis. Voyez vous cela, un professeur critiquer son propre travail, sans jamais a un seul instant, s’interroger sur sa méthode. Et avant tout, lorsque j’ai - mais rassurez vous, c’est toujours le cas au présent - souhaité sortir de ce cadre « scolaire » qu’elle vient de fustiger si follement, j’ai écopé d’un (et là, tenez vous bien) 3/20.

AH AH AH ! Je vous épargne tout de même l’instant où elle nous fait recopier l’introduction (lamentable) d’un de nos cher camarades. Laquelle, comportait évidemment pléthore de « qui ; que ; donc ; ensuite ; enfin [et le meilleurs pour la fin] transformations (< ce mot en lui même n’est pas gênant, sauf lorsqu’il apparaît cinq fois au minimum dans une simple intro…) »

Qu’est-ce qu’on s’amuse alors. Et qu’on ne viennent plus me sortir de mon sommeil ; cette année, je suis sage.

Bo*he*r

Il faut admettre une chose : le bonheur est bordélique. Il s’installe partout, et surtout nulle part. Sûrement trop angoissé pour me permettre de l’évoquer grandement ici, je me sens juste confus.

D’être arrivé jusqu’ici déjà. Pourtant la construction fût facile, dans son cheminement, pas dans ses obstacles. L’homme-mots, a voulu définir un élément de trop, c’est fâcheux. Je pourrais rebondir sur une cocasserie, propre à ma petite vie, vous expliquer comment j’ai survécu (glorieusement) a une petite prétentieuse, voire même pousser le vice jusqu’à étaler mes non vacances. Et bien non. N’en déplaise à mon lectorat adoré, que je bichone néanmoins, je ne m’étalerais pas sur ces notions insipides.

J’ai bien mieux à vous proposer. Constatant donc, la difficulté de mon précédent billet (sous forme de question, non rhétorique), j’ai entreprit l’entreprise d’en venir à bout. Comme je vous comprends maintenant ; parler d’amour sans parler de soi est-ce bien possible ? Non. Surtout en l’état, il serait absurde et impossible de parler d’amour-propre, sans s’évoquer (ne serais-ce qu’à demi mots).

Ah tiens, j’adore écrire plein de contresens, d’inépties, de roublardises. Aujourd’hui voyez-vous, je m’aime. Et ; avec classe ; j’ai pu manger la mie - sans la tremper dans du lait.

Enigme

De quel amour est-il fait ?

Les mots sont actes.

Vautré dans mon lit, une musique lancinante, les pensées vides. Un message plein de tendresse. Le reste n’était rien. Puis il fallait écrire, sauter du lit, reprendre le chemin de l’écrit ; de l’envie.

La complémentarité est une composante nécessaire de la vie ; chacun cherche - une - l’âme sœur. Capable de tout entendre, de tout comprendre, de tout revivre même. Il n’existe que très peu de rencontres réelles. L’idée d’un homme mot, et d’un homme acte m’envahit a chaque instant. A savoir s’il vaut mieux être mots, je ne sais pas. Est-ce une position plus confortable ? C’est une idée, évidemment il y a moins de risquer à parler qu’à agir. Pourtant, que sont des actes sans mots ? Rien. La réponse est simpliste, universelle, indémodable. Nous ne pouvons vivre sans ajouter des mots à notre vécu, pourtant, seuls quelques-uns sont capables de ce travail relationnel. Les rôles se définissent d’eux mêmes, sans compromettre en rien l’intégrité d’une relation. Il n’est jamais facile de qualifier une chose, de trouver des expressions exactes, de découvrir, de creuser, de révéler. Survivre dans ce monde ne veut pas dire se contenter d’être une seule chose. On demande souvent d’être combiné, polyvalent. Cet exercice est impossible ; il est impossible pour quelqu’un de définir ses actes. Impossible de reconnaître son action, de se regarder et de se qualifier.

Je suis mots ; et j’ai mes actes.

Envie

Il s’agit de ne pas toujours rédiger des articles énigamtiques, que seuls quelques initiés (qui d’ailleurs, ne lisent même pas ce blog) sont à même de comprendre. Sans adopter une attitude hautaine, j’avais retrouvé là un certain jeu.

Je fini mon stage demain, ça fait donc quelques temps que je n’ai pas eu de vacances. Alors évidemment, mon emploi du temps light me permet de tenir, mais la fatigue se fait ressentir. J’ai gagné quelques deniers, mais ça n’est pas le but premier, j’ai dans l’idée de faire quelque chose d’intéressant.

Sans écrire pendant deux semaines, je me rends compte qu’il s’agit d’un travail long et difficile (l’écriture). Je me répète, je ne réfléchis plus ma phrase, je n’argumente pas. Il va falloir donc, de nouveaux quelques bons articles de fonds histoire de ratisser ma pensée. Il faut aussi dire que les temps intellectuels ont été difficile pour moi, l’actualité m’ennuie profondément… !

C’est dur la vie sans correcteur orthographique sous firefox. Très dur.

Jouissance

Pleure pas, ça fait couler le mascara.

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