Le débat vient d’être de nouveau soulevé à travers sa nouvelle égérie : Chantal Sébire. La mort, évoquée comme droit. Il existe de nombreuses associations qui défendent des thèses, plus ou moins farfelues, visant à interdire la légalisation de l’euthanasie consentie. Je vais donc, écrire mes pensées.

L’Humain est au centre de tout. Il aura déplacé des montagnes pour vivre mieux, il n’hésite plus à défier la nature ; parfois même il se fait punir pour cela, mais peut lui importe. Il s’impose comme élément central. Le progrès médical à double tranchant : la maladie n’est plus aussi douloureuse ; elle devient souvent supportable physiquement. Et, c’est en utilisant ces arguments, qu’est interdit le suicide assisté. Cela posant un sérieux problème, la mort est un droit ; et ça dès lors qu’on décrète que la vie elle même est un droit. Il ne faut pas oublier : une décision ne doit pas pouvoir être jugée. Pourquoi ? Dans quelle conditions ? L’Être Humain, comme Nouvel Être Suprême, ne permet plus l’ingérence dans sa vie ; ses décisions sont souvent unilatérales et se doivent d’être respectées. Ainsi, je n’admet pas que l’on puisse décider pour. D’où sort ce droit d’ingérence dans la vie d’un Homme ? Il est totalement nul et non avenu, il ne peut exister ; les gens mènent leur vie.

Si demain je voulais mourir, ce serait une décision propre. A l’extrême, il serait même inutile de demander l’avis d’un tierce. Je suis, j’existe, donc je décide de la suite à me donner.

Pourtant nous sommes en pleine contradiction, nous souhaitons (thérapeutiquement) empêcher toute souffrance du malade, mais par la même, nous l’empêchons de disposer de lui même. Sous le prétexte « vivre est possible, nous avons atténués votre souffrance ». Non, je ne prône pas le droit de tuer ! Juste celui de mourir. Pour soi, pour sa fin de vie, pour une ultime décision. L’Homme, libre de sa vie, décide seul de la mort souhaité.

Il existe un droit inaliénable à la vie, il me semble que cela comporte aussi un droit à la mort. Cette composante fait partie intégrante de notre vie ; pourquoi nous priver de ce droit ? Personne ne doit pouvoir décider à la place de chacun. Que l’on cautionne ou non la décision est autre chose ; il faut néanmoins apprendre à les respecter dans leur tout.

Vivre libre, c’est mourir libre.