Le choc
Culturellement les images chocs plaisent. Sauf lorsqu’elles sont véridiques. Un mini scandale vient de naitre : celui de la diffusion d’une photo présentant en l’état de Chantal Sébire. Je ne souhaite pas évoquer son cas particulier, juste le fait de savoir s’il est intéressant ou non pour sa demande de faire circuler de telle photo.

Faut-il être choqué par l’humain ? Voila une question qui mériterait d’être approfondie. Personnellement je me met dans une position neutre, non pas que je sois sans avis, mais je reste ouvert à tout. La nature est ainsi faite, il lui faut des anormaux. Elle défend une cause, il lui fallait une arme ; elle a trouvé cette arme en elle même : dans son image. Alors à la question : faut-il diffuser massivement cette photo ? Je répondrais : avec précaution. La voir apparaitre sur différents sites de blagues idiotes, serait déplacé ; néanmoins la voir entourer d’un article (comme l’aura très bien fait gonzague), prenant parti ou non mais donnant une explication, alors il ne peux pas y avoir d’opposition.
Nous parlons ici d’humain. Rien ne doit être invisible dans l’Homme ; si nous nous cachons de nos semblables, nous courrons à notre perte.
N.B : Ceci est un billet d’humeur.


Les vierges effarouchées n’auront pas eu raison de moi, c’est le principal
(et là comme je suis censé ne pas avoir de couilles je dois venir m’excuser) :-d
Là ou elle dessert la cause qu’elle prétend défendre (elle le fait comme elle peut, avec ses tripes), c’est en imposant dans la passion, dans l’émotion, un débat qui doit être fait, mené, en raison. De plus, je trouve assez fallacieux et déplacé de l’entendre débiner sur la fraternité et sur l’égalité. C’est invraisemblable d’exiger de l’Etat qu’il tue, qu’il achève ses membres.
Gonzague, j’ai préféré ne pas commenter (à l’instant, c’est à dire passée la salve d’invectives dont tu as été la cible hier) chez toi, trop de monde ; merci Baptiste de me permettre de m’exprimer sur un sujet auquel je n’entends, de toutes façons, pas grand chose.
@Al West : Rappel moi, qui a imposé l’émotion dans la politique ? (dernièrement, « enfermer ses monstres pour protéger vos enfants »)
Il est à mon avis important d’avoir un débat réellement posé, malheureusement retirer la composante « sentiment » ne sera pas possible dans la tête des Français. A notre classe politique d’arrêter d’en jouer.
Je préfère rien dire…
@Baptiste : nous sommes bien d’accord, ne me demande pas (si c’est ce que tu espérais) de soutenir les frasques du petit Nicolas, et encore moins la façon qu’il a de mettre les débats sur le tapis. Le Président Sarkozy parle et se conduit comme un plouc, on va pas lui emboiter le pas, hein… (ou alors nous n’en sortirons jamais).
J’étais jusqu’à l’arrivée de cette actu tout-à-fait favorable à un vrai débat, mais la façon dont elle l’a amené, étayé par les médias, me pousse à revoir ma position initiale. Je pense (mais ce n’est que MON avis) que l’État n’a pas à disposer du droit de mort sur les citoyens (et j’espère ne jamais regretter d’avoir eu cette position). Bizarrement, c’est même le Président Mitterrand qui m’en a convaincu.
Nous pouvons prolonger le débat en privé si tu le désires (mais pas avant ce soir).