L’instant

Je suis complexe. Pas de fatalité là dedans, juste un état de fait. La façon dont je gère les sentiments est simplement différente. Je suis tiraillé entre le passé, et l’instant. J’ai loupé une année, perdue, et c’est ainsi que je me suis retrouvé sans souvenirs. J’ai un vide, même pas comblé par un rien. Alors je vis dans le passé, espérant revivre ce que j’ai idéalisé. Je pense à cette année de seconde, la seule véritablement passée en seconde (donc la première), a tout ces moments où j’ai ris. De bon cœur finalement. Cette année pendant laquelle j’ai pu réapprendre à vivre ; où j’ai redécouvert l’amitié. L’amour même.

Je n’étais pas seul. Parfois la nostalgie revient, en ce moment plus qu’à aucun autre. Les échéances approchent, bientôt la fin de cette année, je ne l’ai vécue qu’à moitié et je n’ai pas su prendre ma place dans la classe. Je vais être transporté en Terminale, dans une vraie Terminale, avec de vrais gens. Et je ne sais plus m’y prendre. Je regarde autour de moi, je suis hermétique je me dis bouge ; je reste inerte. Alors oui, face à cette perpective effrayante, je me remémore cette année de seconde. Et pour moi, depuis, rien n’a pu changer.

C’est reparti pour une fuite en avant, il faut gagner du temps. Gagner du temps sur l’avenir ; l’empêcher de se recréer, ne pas le laisser dévorer mes si beaux souvenirs. Pourtant, je devrais me laisser faire. Reprendre une vie. Avoir une vie. Il faut du temps pour constater ses erreurs, surtout lorsqu’elles sont grosses.

Pour une fois, je n’aurais jamais du leur mentir.

3 commentaires sur “L’instant”

  1. hmm et un jour, un post avec plus d’espoir ?

  2. @Gonzague : je me trouve pas si pessimiste finalement :-D

  3. Mon dieu! Tu es tout petit! Je ne savais pas que j’avais des lecteurs aussi jeunes. Et tu voudrais que je te mette dans ma blogrollroyce alors que tu viens de perdre ton flux RSSSchèpakoi?!!

    Bon ok j’ai lu et je te lirai.

    Et sinon, c’est souvent quand on se prend une bonne claque dans la tronche qu’on avance, qu’on prend conscience de trucs essentiels. Je ne connais pas ton histoire, mais fonce, le passé fait partie de ta vie, aujourd’hui, demain et dans 75 ans. Faudra faire avec (et non contre) et continuer d’avancer, de vivre.

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