Archive pour février, 2008

Mystère

J’ai donné trois papiers à faire signer par le proviseur de mon lycée. La dernière fois que je les aient vu ils étaient dans un parapheur. Depuis, plus aucune nouvelle.

Mystère de l’administration… Personne a rien vu, rien entendu. Et en plus, les gens se permettent d’être désagréable. Vive les vacances.

Congrès de Versaille, les limites d’une démocratie

Parlons construction Européenne. Mais avant revenons quelques années en arrières, sous l’ère Chirac. L’idée de réformer les institutions européennes prenait de l’ampleur. Petit à petit. Les nombreux traités devenaient trop pesant, il fallait globaliser. Dès lors, pour mettre un terme à ce fouillis juridique, un français inventa la notion de « traité constitutionnel européen ». Et là débuta l’épopée épique visant à faire adopter ce traité par tous les États membres.

Il existe un problème de taille : les peuples. Il faut bien admettre que, même dans une communauté aussi tolérante que l’Union Européenne, les différences sont présentes (et la mixité des cultures est nécessaire), mais les intérêts ne sont pas toujours identiques. Pour conjuguer correctement les idéaux de chacun il fallait de la diplomatie. En France, pour que le traité soit mieux accepté, et par la force des choses, un référendum fut engagé par l’Élysée. L’aboutissement d’un tel vote aurait du s’apparenter à un plébiscite. C’était sans compter le tempérament rebelles des Français !

Vlan, la claque tomba. Non a 54,6%. Les Français, peuple souverain, venaient de rejeter le « traité constitutionnel Européen ».

Alors loin de moi l’idée de critiquer la nouvelle tentative visant à faire passer ce même traité (vaguement modifié) par voix parlementaire. Le président élu l’avait bien dit. Je m’interroge plutôt sur la légitimité d’une telle action. Il apparaît que le développement européen nécessite une meilleure uniformisation des institutions communes, et pour une pérennité plus saine il fallait un texte commun à fort caractère symbolique. Pourtant, est-ce que cela donnait le droit à une poignée d’élus de voter à l’encontre d’une décision souveraine ? J’en doute, en 2002 les français avaient votés contre ce texte. Il aurait été normal, à mon sens indispensable même, de les solliciter de nouveau pour une approbation (ou une réprobation). Où est l’opposition ? L’esprit démocratique ? Où sont donc les valeurs qui font que le pouvoir, la direction de la France, appartient au peuple ? Loin de nous apparemment…

Je reste donc septique. Que l’on soit pour le oui ou le non, tel n’est pas réellement le débat, il s’agit plutôt de savoir si nous sommes pour une démocratie populaire (sans tomber dans un communisme malsain). Peut-on déléguer un pouvoir a des députés qui n’auront que faire de l’avis de la majorité ? Tout cela démontre bien les limites d’un système. Il me semble qu’avec une telle action, c’est plus que des personnages qui viennent de perdre tout crédit, mais une fonction. Qu’est-ce qu’un député ? Quelqu’un simplement devenu trop ambitieux au fil du temps, prêt à voter à l’encontre de sa circonscription pour gagner des rangs dans l’échelon social ? Une nouvelle étape vient d’être franchie : celle du non respect d’un vote, d’une décision souveraine. Pis, aucune opposition réelle à cela. Car oui, refaire passer un même projet par des voix différentes que celle du peuple alors qu’il a été précédemment largement refusé, cela me semble plus qu’irréspectueux : dangereux pour une démocratie saine.

Je conclu en vous faisant remarquer que nombreux sont ceux qui ne veulent pas se mêler de politique. Pourtant elle nous concerne tous, ce que nous laissons passer aujourd’hui ne pourra faire que s’amplifier demain. Jusqu’à la crise.

Try to win

« Supprimer »

J’étais là, tranquillement, cherchant une idée de billet. Un peu contestataire le billet. Au final j’ai découvert une montagne de brouillons qui résident dans mon administration. J’en ai relu quelques-uns, tous très « noirs ». Pas de positivisme dans ce flot de mots.

Je ne sais pas bien pourquoi ils étaient encore là. Des vestiges ; attendant une suppression inéluctable. Parce que oui, j’ai un principe : les choses ne sont font qu’en une fois. Inutile de reprendre un billet abandonné, il perdra toute saveur. Attention, ça ne signifie pas une impossibilité de laisser reposer un article pour mieux l’adapter ensuite, mais il doit continuer à courir dans l’esprit. Là, ils étaient devenus obsolètes. Alors je viens de les supprimer. Un peu comme si je voulais tirer une croix sur ce défaitisme. Une envie de remplir mes écrits avec autre chose.

Bon, je n’ai peut-être pas de Reflex numérique mais il paraît que mon APN suffit amplement. Alors je vais repartir faire quelques photos. Peut-être aujourd’hui, ou demain.

Être, l’être.

Il faut que j’écrive. À force de lire, d’être réceptif à tant d’informations, impossible de m’en empêcher. Parfois je voudrais être aussi talentueux que certains, ne plus fauter, être irréprochable. Oui, ce sont des notions qui s’acquièrent. Pourtant, je préfère me complaire dans cet état d’admiration. Regarder, jalouser, exploser, tels sont les états par lesquels je viens de passer.

Je me dis qu’à force il n’est pas impossible de voir la grâce divine s’abattre sur moi. M’offrant le don de l’écriture, peut-être aussi celui de l’humilité. La conséquence de deux sentiments : se retirer de toute action pour n’être responsable de rien et celui d’être désolé de tout, me font oublier ce que pourrait être une vie. J’essaie, pourtant, d’assumer mes actes, mes idées aussi. Généralement je fini par m’en excuser. Plus facile. Sûrement parce qu’autour de moi les gens ne savent pas le faire, campant sur leur position maladroite. Et pourtant, il faut arrêter. Le plaisir ne viendra pas dans cette complaisance au mal, dans ce doute perpétuel. Il n’arrivera pas non plus au détour d’un chemin. La vie se mérite.

Quelle idée ! Évidemment non, je ne suis pas prêt à me battre. Cette fausse fatigue qui m’envahit au moindre effort, celle là même qui s’impose dès que je commence à voir la fin de mon calvaire. Intellectuelle et physique. Il faut la battre, avant de pouvoir espérer sortir de l’impasse.

Je repars. L’espoir de réussir quelque chose renait. Celui, bien plus intime, de reconstruire un relationnel intéressant avec bon nombre de gens sera mon un fil rouge. Je reste bien maladroit, malhabile, avec mon passif je risque de m’enterrer plus que nécessaire. Mais il faut bien se décider, un jour.

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