Choisis ton stylo

J’aime écrire, sentir l’encre glisser, le papier craquer, la pointe de mon stylo s’enfoncer doucement. Cette sensation de pouvoir changer le monde par une simple lettre. Je met des heures à choisir un stylo, comme s’il représentait ma réussite.

Pourtant mon inquiétude m’empêcher de m’adonner correctement à cette passion. A cette nécessité plutôt. Il n’existe pour moi qu’un exutoire : les mots. Ceux-là même dont vous pouvez jouir ici. Pourtant l’inquiétude ne me gagne pas pour tout, seuls quelques êtres, chers, y ont droit. Prétendre offrir un privilège serait bien mesquin, il s’agit plutôt d’un fardeau ; leur peine étant de rassurer cette inquiétude.

Il faut être faible pour écrire comme je le fais. Refusant ainsi toutes réalité, devenir hermétique à tout. L’écriture comporte un grand danger : celui de la solitude. La réflexion qui précède est arrivée après m’être interrogé sur le bien fondé de ce blog. J’insinue ne pas être assez important pour déblatérer ma vie, et donc prendre une part de risque, aux yeux du monde. Et le monde dont je parle a une mémoire quasi éternelle.

J’ai donc voulu réécrire seul sur cette feuille. Pas une feuille blanche, non, les carreaux sont toujours plus rassurants. Ils vous dictent où aller, surtout qu’avec ma dyspraxie j’ai l’air d’un enfant apprenant à écrire sur une feuille immaculée. Cette fatigue m’envahit, et je la partage ici.

Allez, je me met à lire ce dossier sur l’Utopie.
Je vais vous confier un petit secret : inutile de me relire pour savoir que je viens d’écrire de la merde. AHAH !

3 commentaires sur “Choisis ton stylo”

  1. ah dis donc quand je dis que tu as la forme…..en effet tu pêtes la forme

  2. Moi je dis heureux de te relire :)
    et ravis d’etre dans tes lecture merci

  3. “Dyspraxie”…

    Bah merdalors! Le mot ne figure pas dans mon Larousse™ (bon, d’accord, il date de 1979, et je pense que tu n’était pas encore né ; mais quand même!)

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