Comparativement parlant

11 juillet, 2010

Le logiciel intégré à SetPoint de Logitech :

Switcher, un logiciel développé en 2007 :

Pour ma part, je trouve ça assez affligeant.

Juge, arbitre & blaireau

27 juin, 2010

Ces jours-ci c’est la décadence !

Est-ce qu’on se rend vraiment compte ? Guillon évincé, Porte exclu, Bern désavoué (ouais je croyais qu’il choisissait ses chroniqueurs moi), Josse relégué. En voilà des choses qui font de France Inter une radio étrange.


Je l’écoute depuis que je ne suis né. C’est pas ma faute, la radio était bloquée physiquement sur cette station. Du coup, au levé pendant le petit déjeuné j’ai bouffé du France Inter. A force je connaissais par cœur les émissions, les présentateurs. Puis chaque été il y avait la valse obligatoire des plages horaires, un espèce de jeu parfois contrariant, mais dont on finit toujours par s’accommoder.


Alors en quoi cette fois-ci il y a quelque chose de différent ? Eh bien après l’éviction de notre Jean-Pierre Coffe aux commande d’une émission culinaire dont on a annoncé l’arrêt, le jour de ladite émission, je pensais qu’ils avaient pu apprendre. Que non, on ne traumatise pas les gens, et par dessus tout, les auditeurs, par des pratiques barbares et incorrectes. Bêtement je m’étais dit qu’ils sauraient, que parfois les gens ne sont pas en accords avec leur décisions, et que c’est dans ces moments là qu’il faut être irréprochable. En laissant Guillon, et Porte annoncer leur départ via une chronique, ou Josse via son web-blog, les dirigeant de France Inter ce sont délestés d’une peine, ils ont fuit leur charge. Facile donc aujourd’hui de les accuser d’avoir « monopolisé l’antenne ». Quel était leur choix ? Se laisser faire, partir sans rien dire ? La décision de les limoger n’était pas juste, pas fondée, purement arbitraire et politique. Ne pas pouvoir l’avouer est une chose. S’en réjouir me dégoûte.

Oui oui oui, je pleure l’absence de mes deux humoristes préférés. C’est bien la première fois que MA STATION, comme l’a si bien dit Morel plonge aussi bas.

Ah, et non, je n’accepterais pas ce discours du « si tu n’es pas content, il existe plein d’autre chaines ». Non, jamais ! France Inter, j’ai grandit avec, j’ai aimé cette radio, ses émissions m’ont fait penser, grandir, enrager ou rigoler. J’aime cette station, bien trop pour laisser quelques dirigeants en mal d’autorité puissent venir ettouffer « la différence » d’un brouillard radiophonique.

Guillon, Porte, Morel, Josse… A une prochaine chronique.

N.B : Si je ne parle pas du départ de notre ami Nicolas Demorand de la tranche matinale, c’est parce que je trouve qu’il a raison de partir. Et toc.

Il y a quelques temps de ça, j’écrivais un article qui ne tarissait pas d’éloges sur La Terre des mensonges. Un livre qui reste donc formidable, et à lire absolument ! Pourtant le commentaire qu’écrit Agnès sur cet article m’a fait prendre conscience d’une chose : je n’ai pas évoqué la suite de ce roman. Il s’agit donc du roman « La ferme des Neshov », une suite comme on en fait tant d’autre.

Je me suis donc vite demandé pourquoi l’envie ne m’était pas venue d’évoquer ici ce qui aurait du être un soulagement. Pour en arriver à la conclusion simpliste : il ne fallait continuer ce roman. Il aurait simplement du rester unique, laisser libre le lecteur qui finissait son œuvre. En écrivant et prolongeant cette histoire, nous voilà englué dans un mystère ridicule, une affaire qui n’a plus de sens. Parce que raconter une histoire de famille centrée sur la mère, dont le précédent roman raconte déjà le décès, il fallait oser. Alors oui, on peut évidemment sortir énormément de choses sur une famille, mais ici on pousse le vice toujours plus loin.

En lisant ce roman, je me revois lever la tête et dire à haute voix : « ils ont changé le traducteur que l’écriture est si mauvaise ? », puis descendre vérifier sur le premier tome. Pour conclure que non, ils n’ont pas changer de traducteur.

Alors lisez La Terre des Mensonges, aimez le, régalez vous en. Et puis échappez a La ferme des Neshov. Vous verrez, on est certainement frustré lorsqu’on finit le premier, mais ça ne vaudra jamais autant que la déception qui pourrait vous gagner en osant lire la suite !

Il y a des ailes

15 mai, 2010

Je suis parti une quinzaine de jours en Inde. Un voyage dont je n’ai pas trop parlé, ni ici ni ailleurs. La faute a mon désintérêt… Avant le grand départ je ne suis que guère intéressé au voyage, je n’ai lu aucun bouquin, je n’ai pas pris la peine de me renseigner sur les régions qu’on allait visiter, de donner mon avis sur ce qui était prévu. Le choix c’était de m’abandonner lâchement.


Le Temple d’Or. Un bijou de calme !

On ne dira pas que j’en reviens changé, transformé de l’intérieur. Je manque toujours autant de courage, je suis toujours aussi peureux, angoissé ou inquiet. Pourtant à côté de ça j’ai pu prendre une leçon de vie. Celles qui vous marquent, qui vont fonder en vous une nouvelle méthode de réflexion. Impossible de raconter ce qu’est la vie en Inde. La différence est tellement énorme, il n’y a aucun parallèle possible. A vivre ça chamboule.
Et puis a la fin il y a eu ces français. Le blocage par le nuage, pas forcément une mauvaise chose, pas forcément la meilleure. De toute façon on ne pouvait que subir, et se battre dans le vide.

Je me rends compte que je serais presque passé par dessus. Je vois mal la métaphore a utiliser dans cet instant précis, mais je suis revenu avec un nouveau sourire. Là j’ai beau être triste, avoir envie de m’enfouir dans un restaurant, m’enterrer sous la bouffe, je me suis dis une fois qu’il n’était pas trop tard. Pas cette fois-ci.

Ah quel voyage. Vraiment.

Pertes de mémoire

29 mars, 2010


Illuminé !

14 mars, 2010

Je réactualise souvent ma homepage. Je dis ma, parce qu’après tout c’est mon. Enfin vous comprenez. Quoi qu’il en soit, je réactualise toujours avec cet espoir secret (et vain), que l’article ce soit écrit. Sorti de mon subconscient, embrassé par la perfection il serait là. Échoué parmi d’autre, mais conforté dans son unicité par sa proche exactitude.

Enfin.

Sauf que, non. Alors flûte zut prout.

Combien de fois ai-je tourné ces phrases dans ma tête. L’eau suivant mon corps, le regard perdu au travers des stores qu’offre cette fenêtre. Une douche qui ne cessera certainement jamais de me rappeler à toi. Lutter contre cet effet pervers est un vain projet, alors il faut vivre avec. À l’image d’une douleur lancinante, habituelle, il faut faire l’effort de l’ignorer. Jusqu’au prochain rappel.
Alors j’ai voulu écrire. Des centaines de titres me sont passés par l’esprit. Celui-ci : « combien de fois ai-je fait ces choses avec toi » pourrait résumer mon esprit. Il m’est impossible de compter combien de fois nous avons pu coucher ensemble, combien de fois nous avons pu rire, combien de restaurants nous avons fait, combien de voyages j’ai fait, combien de nuits communes, combien d’heures au téléphone, combien d’engueulades, combien de peurs. Ce mot : « combien », comme s’il fallait compter, archiver, classer.
Tout ça parce qu’au fond ça ne se reproduira jamais. Lorsqu’on sait les choses abandonnées alors qu’elles sont inachevées, il ne reste qu’à regarder. Coincé dans cette dimension.
Donc, je ne dois plus écrire sur toi. Lorsque je n’écrirais plus, c’est que la douleur sera passée. Oh, je suis plus le genre rancunier, du coup je sais qu’il me reste encore quelques années avec un esprit dédié complètement à ça, et par la même je sais aussi qu’il m’en restera toujours des bribes. Il risque de m’être difficile d’emprunter certains trajets, de passer certains lieux, sans que mes idées s’arrêtent un instant sur ce que nous étions. Malgré tout, j’ai adoré.
Du coup ce soir encore je n’écrirais pas ma lettre de motivation pour le job de mes rêves. Parce que j’ai fait un choix : celui d’être lâche.

La suite

7 février, 2010

Une lecture pour un prix

16 janvier, 2010

Je suis parti d’une erreur. Je croyais devoir justifier mon amour pour les livres. Être crédible en transigeant sur une vision de la littérature qui pouvait m’être propre.
A force de tortures intellectuelles une idée a fini par aboutir : la communicabilité de cette passion ne se fait pas dans la justification, mais dans le partage.

Alors voilà comment j’en suis simplement arrivé à vous partager mon expérience de lecture, celle qui amène directement ma candidature pour ce prix. Un peu léger sur l’argumentaire, j’en conviens facilement. Pourtant il me semblait plus approprié de vous raconter ma vision du livre, mon arrivée dans ce monde, que de vous proposer une lettre imbibée de réflexions sur « quel terme augmentera mon pourcentage de chance ». Je préfère encore prendre plaisir et passer à côté.

Il y a des épisodes de la vie dont la douleur fait germer une envie nécessaire. Un concept particulier qui oblige l’être à se plier sur certains désirs parfois étranges. J’avais déjà cette idée depuis de nombreux mois, mais sans jamais avoir osé passer le pas. Lire. Et puis voilà l’occasion ; se plonger dans les rêves de héros inconnus ! J’ai donc passé ma première commande de livres en suivant les conseils que j’ai pu glaner sur le net. Difficile de s’y retrouver au départ, seul, dans une jungle particulièrement dense. Pourtant, je me suis lancé, confiant.
J’ai attendu ces objets avec l’impatience d’un enfant au pied du sapin ; ouvert le colis comme un adolescent qui découvre un nouveau gadget ; mais j’ai fini en dévorant mes livres tel un retraité passionné.

Une première commande donc je retiendrais surtout « La Terre des Mensonges » de Anne Birkefeldt Ragde. Un roman comme il en existe peu, traitant de la difficulté des vies dans l’arrière pays. L’acceptation des modes de vies parfois différents, parfois trop ancrés dans le passé, ou simplement futiles.
Il n’était pas le premier roman, en réalité c’était Jan Karski de Yannick Haenel !

Qu’importe le nombre de romans d’ailleurs, il me sera difficile d’énumérer avec exactitude tout ceux qui ont suivi. Ils furent si différents, et si passionnants.

Le livre m’a fait vivre d’innombrables états, aussi larges qu’intenses. Alors est-il obligatoire d’expliciter pourquoi aujourd’hui je meurs d’envie de participer activement à la remise de ce prix ?
Peut-être simplement pour avoir l’honneur de partager mon opinion, de nourrir un débat passionné, de m’ulcérer ou m’enhardir a la lecture d’une nouvelle œuvre.

Ah oui, je veux pouvoir parler livre. Râler, protester, critiquer, aduler. Je veux pouvoir ressentir le papier glisser sous mes doigts en ayant un nouveau prétexte.

Pour vivre le livre oui, d’une nouvelle façon encore.

Le clavier glisse enfin, une douce sensation de n’être plus aliéné. Il ne s’agit pas encore de ce jour sacré où la conscience s’éveillera en disant « enfin libre » ; mais d’un pas considérable vers la paix de l’esprit.
Je garde avec émotion cette vie commune, comme enfin j’ai pu découvrir et chérir la liberté. La même émotion que lorsqu’enfin j’ai pu être heureux, découvrir et connaître ce que voulais dire la plénitude. J’ai repris pas à pas les évènements, et j’ai repensé à cet article écrit il y a longtemps « Hommes actes, hommes mots ». Impossible de le relire ce soir, l’accès au monde m’étant coupé ; mais la mémoire suffit. J’en connais encore la signification et le but. Il concorde parfaitement avec ce présent.

Il fallait faire quelque chose, qu’enfin ça s’arrête. Il n’y a pas vraiment de méthode pour une fin, ni même de stratégie. C’est cette position qui me coûte, j’y suis bloqué. Il me faut l’explication impossible d’actes écrits dans l’incohérence. Je suis un homme des mots, parler, exprimer, disséquer, voilà comment pourrait se résumer ma vie. Alors avec ce constat, comment accepter au fil du temps que ma déception amoureuse ne trouvera jamais ces nombreux mots nécessaires.
D’ailleurs on se perd souvent entre égoïsme et banalité. Cette situation de rupture est vécue chaque jours par des milliers de gens, l’Amour se ressemble, quel que soit le pays, les choix d’orientations ; il est toujours difficile de se sentir entouré d’une similarité gênante. J’aurais voulu être un cas d’école, celui dont on pourrait parler sans jamais le vivre. Pourtant chacun y sera un jour confronté. A tout âge. Peut-être même plusieurs fois. Jusqu’à en être blasé.

Difficile aujourd’hui de lorgner Paris comme une ville de liberté, et de ne pas être capable d’y monter. Je pourrais décider d’abandonner ce que je n’ai pas, et de monter, coûte que coûte.

Mais je n’ai que le courage des lâches.